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Les charleries

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Ce blogue contient des souvenirs, des anecdotes, des opinions, de la fiction, des bribes d’histoire, des récréations et des documents d’archives.

Charles-É. Jean

Saint-Mathieu-de-Rioux

# 5320             27 mars 2020

Décès de Paul-Émile Beaulieu

Dans son édition du 20 mars 1964, le Progrès du Golfe rapporte le décès de Paul-Émile Beaulieu de Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici le texte :

 

« Le 25 mai, décédait à l’âge de 65 ans M. Paul-Émile Beaulieu, époux de Dame Marie-Anne Rioux. Lui survivent ses fils Mathieu, Omer et Antoine de St-Mathieu, Camille, Robert et Victorien, de St-Simon, Georges, de Rimouski, Arsène de St-Mathieu; ses filles Mme Lucien Caron (Marie-Rose) de Trois-Pistoles, Mme Simon Plourde (Anne-Marie), Mme Clément Bérubé (Cécile) de St-Mathieu, Mme Benoit Rousseau (Juliette) de Trois-Pistoles, Mme André Cayouette (Yvonne) de Hauterive.

 

Il était le frère de M. et Mme Joseph-Luc, M. et Mme Georges, M. et Mme Louis-Jacques Beaulieu; lui survivent également ses gendres MM. Caron, Bérubé et Cayouette; ses brus Mme Mathieu Beaulieu (Aline Belzile), Mme Omer Beaulieu (Marie-Ange Plourde), Mme Antoine Beaulieu (Cécile Jean), Mme Camille Beaulieu (Angèle Plourde), Mme Robert Beaulieu (Noëlla Théberge), Mme Victorien Beaulieu (Carmen Théberge), Mme Georges Beaulieu (Rolande Dionne) de Rimouski.

 

C’est M. le curé Gérard Cayouette qui officiait au service funèbre, assisté de l’abbé Rosaire Dionne et de l’abbé Maurice Roy, comme diacre et sous-diacre. La croix et le cercueil étaient portés par des neveux du défunt. M. l’abbé Hermel Pelletier avait pris place dans le sanctuaire. »

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# 5300             15 mars 2020

Nouvelles du 18 octobre 1918

Dans le Progrès du Golfe du 18 octobre 1918, on peut lire plusieurs nouvelles concernant Saint-Mathieu-de-Rioux. Les voici :

 

« Décès

Le 22 septembre M. Joseph Moreau est décédé à l'âge de 59 ans. Son service et sa sépulture ont eu lieu le 24.

 

Écoles

Nos écoles ont ouvert leurs portes à la gente écolière le 2 septembre. Voici les noms de nos institutrices pour cette année : Mlle A. Desrosiers, école modèle du village. Mlle Corine Théberge dirige l’école élémentaire du village depuis quatre ans à la grande satisfaction des parents. Mlle Marie-Louise Sirois, école haut de la paroisse. Mlle R.-A. Fournier, bas de la paroisse, Mlle Clairina Parent, Ville Réal, Mme Vve Thomas Rioux, école du cinquième rang. L'école du quatrième rang est fermée cette année.

 

Visites

M. Auguste D’Auteuil, qui demeure aux États-Unis depuis plusieurs années est venu voir ses parents qui ont été heureux de sa visite après une si longue absence.

 

M. Jean Dionne, rentier, est en promenade chez sa fille Mme Leclerc, épouse de M. Georges Leclerc, arpenteur de Lévis.

 

Récolte

Malgré la mauvaise température du mois de septembre, nos gens achèvent d’engranger la récolte. Le grain, de même que les patates, sont en abondance. Il n’y a que les fèves qui laissent à désirer, elles ont souffert de la gelée. La ménagère canadienne pourra dans ses menus remplacer les fèves par les pois qui sont très beaux (cette nouvelle recette est donnée par un maître-cook de chantier). On dit que les beans avec des pois ne sont pas à dédaigner. Essayez et vous m'en direz des nouvelles.

 

Malle.

Plusieurs personnes se plaignent avec raison que depuis le changement des trains, les journaux nous arrivent en retard. C’était les mêmes choses l’hiver dernier. Les journaux de Québec, et souvent les lettres, allaient se balader dans la Baie des Chaleurs pour nous revenir deux jours en retard et quelquefois plus. Les nouvelles fraîches avaient eu le temps de s’évaporer le long de la route.

 

Mortalités

Depuis le commencement de l’année nous n’avons eu à déplorer que la mort de trois personnes adultes et un tout jeune enfant.

 

Il faut espérer que la grippe (espagnole) ne fera pas trop de victimes afin que notre petite paroisse conserve son renom de salubrité.

 

Depuis que ces dernières lignes ont été écrites, la première victime de la grippe est décédée. C’est un jeune homme de 24 ans, Eugène Lebel, marchand. Il a été enterré dimanche dans l’après-midi.

 

M. le curé est retenu à sa chambre par une forte attaque de grippe. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Il y a beaucoup de malades ces jours-ci. »

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# 5265             21 février 2020

Décès de Gérard Belzile

Le Progrès du Golfe, dans son édition du 5 juillet 1963, rapporte le décès de Gérard Belzile. Voici le texte :

 

« Le 18 juin, décédait, terrassé par une crise cardiaque, M. Gérard Belzile, époux de Dame Jeanne Gagnon. Âgé de 52 ans, M. Belzile avait été beurrier pendant 25 ans.

 

Il laisse, outre son épouse, ses fils et filles Monique, i. d., Jeanne d’Arc, t. d. s. f., Marie-Paule, é. i., Gilles, Régis et Fidèle, étudiants au Séminaire de Rimouski, Martine, Henriette, Colette, Marcel, Michel et Jean-Yves, de St-Mathieu ; ses frères M. Chs-Eugène Belzile, industriel, d'Edmundston, M. Albert Belzile, inspecteur de beurrerie de Rimouski, M. Georges Belzile de Squatteck, M. l'abbé Roland Belzile, curé de Sully, M. Fénelon Belzile de Marie-Reine, Alberta, sa sœur Hélène, de St-Mathieu.

 

C'est M. l’abbé Roland Belzile, de Sully, qui officiait au service funèbre de son frère, le défunt. Agissaient comme diacre et sous-diacre le R. P. Jean-Guy Gagnon, p. s. c. et M. l'abbé Rosaire Dionne. C’est le curé de la paroisse l’abbé Gérard Cayouette qui avait présidé la levée du corps. La croix était portée par M. Charles Plourde et le cercueil par MM. Lucien Ouellet, Omer Rousseau, Georges Théberge, Antonio Théberge, Roland Dionne et Jean Vaillancourt.

 

Avaient pris place au chœur : M. l'abbé Pascal Parent, directeur du Pavillon de Philosophie à Rimouski, M. l'abbé Georges Côté, curé de St-Jean de Dieu, l'abbé Lazare Lebel, curé de St-Damase, cousin, l'abbé Hermel Pelletier, de Trois-Pistoles, ancien curé, l'abbé Roland Rioux, de St-François-Viger, le R. P. Jean-Berchmans, capucin, et autres.

 

La direction des funérailles avait été confiée à la maison Rioux et Frère, de Trois-Pistoles. »

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# 5245             9 février 2020

Saint-Mathieu fait de la promo

Dans l’article 5195 intitulé Les pilules Moro, j’ai publié une lettre d’Édouard Rousseau de Saint-Mathieu-de-Rioux qui vantait ces pilules. Cela se passait en 1907 dans le journal La Presse. Il faut dire que, dans la première partie du 20e siècle, une publicité insérée dans un journal se présentait parfois comme un article d’information.

 

Je vous présente aujourd’hui deux autres cas où des compagnies ont choisi des habitants de Saint-Mathieu-de-Rioux pour faire leur publicité.

 

1. Le vin de Carmes

Dans le Courrier de Saint-Jean du 26 avril 1901, une lettre écrite par nul autre que le curé de Saint-Mathieu-de-Rioux, le révérend  Réal Cayouette, a été publiée. Cette lettre était intitulée Ce que dit un prêtre. La voici :

 

« À Toussaint et Cie, Québec.

Votre vin de Carmes est l'unique préparation que j'aie encore trouvée pour soulager ma dyspepsie et me fortifier. Je m'en trouve si bien que je puis maintenant faire le catéchisme aux enfants sans la moindre fatigue, tandis qu’auparavant ces exercices m’épuisaient tellement qu’il m'était devenu impossible de m'en charger moi-même. Je vous permets de vous servir de mon nom. »

 

Notez qu’il ne s’agit pas d’un vin de messe. Réal Cayouette a été curé de Saint-Mathieu-de-Rioux de 1900 à 1919 où il mourut subitement le 12 avril 1919.

 

2. Les tablettes Baby’s Own

Cette fois, il s’agit d’une mère de famille de Saint-Mathieu-de-Rioux. Sous le titre Toujours des Tablettes Baby’s Own à la maison, le Courrier de St-Hyacinthe du 6 octobre 1917 présente :

 

« Mme Eugène Vaillancourt de Saint-Mathieu écrit : Mon bébé souffrait grandement de constipation de sorte que je commençai à faire usage des Tablettes Baby’s Own. Le prompt soulagement que j’en obtins m’émerveilla et maintenant j’en garde toujours à la maison.

 

Une fois qu’une mère s’est servie des Tablettes Baby’s Own pour ses enfants, elle en garde toujours à sa portée, car dès le premier essai, elle se rend compte qu’il n’y a rien de meilleur pour tenir ses enfants en santé. Les Tablettes sont en vente chez les marchands de remèdes ou sont envoyées par la poste à raison de 25 cents la boîte par The Dr Williams’ Medicine Co, Brockville, Ontario. »

 

Mme Vaillancourt s’appelle Laura Théberge. Elle est la fille d’Alfred Théberge et de Rose Rousseau. Le couple a déménagé à Québec dans les années 1920. Émile Théberge, un frère de Laura, a vécu toute sa vie à Saint-Mathieu. Eugène Vaillancourt est le fils de Léon Vaillancourt et de Félicité Dionne. Il est notamment le frère d’Odila (Ernest Dionne) et d’Ernest Vaillancourt.

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# 5230             30 janvier 2020

Élèves du Séminaire (1960-1967)

De 1863 à 1968, 68 jeunes de Saint-Mathieu-de-Rioux ont fréquenté le Séminaire de Rimouski pour des périodes plus ou moins longues. Ci-après, on peut lire par ordre d’ancienneté le nom des élèves pour la période 1960-1967. Les détails donnés sont puisés en grande partie sur le site du Séminaire de Rimouski. Il faut noter que le Séminaire a fermé ses portes en juin 1967 pour le collégial et en juin 1968 pour le secondaire : ce qui explique que certains de ces élèves n’ont pas terminé leurs cours au Séminaire.

 

52. Théophile Jean, fils d’Amédée Jean et de Cécile Parent. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1960 à 1967.

 

53. Jocelyn Bérubé, fils de Léo Bérubé et de Cécile Vaillancourt. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1961-1962.

 

54. Léonard Jean, fils d’Amédée Jean et de Cécile Parent. Il étudie au Séminaire pendant six ans, soit de 1960 à 1966.

 

55. Louis-Marie Jean, fils d’Amédée Jean et de Cécile Parent. Il étudie au Séminaire pendant quatre ans, soit de 1960 à 1964.

 

56. Urbain Jean, fils d’Edmond Jean et de Marie-Laure Théberge. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1960-1961.

 

57. Jean-Marie Parent, fils de Louis Parent et de Germaine Rioux. Il étudie au Séminaire pendant six ans, soit de 1960 à 1966.

 

58. Gleason Théberge, fils de Léo Théberge et de Lucie D’Auteuil. Il étudie au Séminaire pendant six ans, soit de 1960 à 1966.

 

59. Jean-Maurice D’Anjou, fils de Magloire D’Anjou et de Valentine Dionne. Il étudie au Séminaire pendant cinq ans, soit de 1961 à 1966.

 

60. Léandre Dionne, fils d’Edmond Dionne et de Valentine Jean. Il étudie au Séminaire pendant trois ans, soit de 1961 à 1964.

 

61. René Rioux, fils d’Armand Rioux et de Rose-Anna Bélanger. Il étudie au Séminaire pendant cinq ans, soit de 1961 à 1966.

 

62. Fidel Belzile, fils de Gérard Belzile et de Jeanne Gagnon. Il étudie au Séminaire pendant cinq ans, soit de 1962 à 1967.

 

63. Gaétan Ouellet, fils de Gérard-Omer Ouellet et de Bernadette Beaulieu. Il étudie au Séminaire pendant cinq ans, soit de 1962 à 1967.

 

64. Herman Théberge, fils de Léo Théberge et de Lucie D’Auteuil. Il étudie au Séminaire pendant cinq ans, soit de 1962 à 1967.

 

65. Grégoire Ouellet, fils d’Adrien Ouellet et de Marie Ouellet. Il étudie au Séminaire pendant cinq ans, soit de 1963 à 1968.

 

66. Anselme Vaillancourt, fils de Charles Vaillancourt et d’Hélène Plourde. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1964-1965.

 

67. Jean-Luc Beaulieu, fils de Charles Beaulieu et de Thérèse Fournier. Il étudie au Séminaire pendant deux ans, soit de 1966 à 1968.

 

68. Monette Boucher, fille de Benoît Boucher et de Germaine Fournier. Elle étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1966-1967.

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# 5195             9 janvier 2020

Les pilules Moro

Le 6 juin 1907, la Presse publiait une lettre d’Édouard Rousseau de Saint-Mathieu qu’il avait adressée à la compagnie Médical Moro. La voici :

 

« Messieurs,

Je m’empresse de vous remercier des bons soins que vous m’avez prodigués et de vous dire combien j’ai apprécié les excellents effets de vos bonnes Pilules Moro.

 

Depuis plus d’un an, je souffrais d’une névralgie sciatique qui m’avait rendu presque infirme et incapable d’aucun travail. Je pouvais à peine marcher et je souffrais le martyre.

 

J’avais essayé de bien des remèdes et consulté quatre médecins qui avaient été impuissants à me soulager, quand j’ai eu la bonne fortune de songer aux Pilules Moro dont tout le monde disait tant de bien.

 

Je vous ai écrit et j’ai reçu de vous des Pilules et un traitement qui  m’ont fait le plus grand bien du monde. Aussitôt que j’ai pris les Pilules Moro, mes jambes se sont littéralement déliées, je me suis redressé et j’ai pu marcher sans souffrance. C’était vraiment merveilleux et mes amis n’en revenaient pas de cette guérison miraculeuse.

 

Maintenant, grâce à vous, je vais parfaitement bien et je puis dire à ceux qui souffrent comme moi de ne pas se décourager car les Pilules Moro les guériront certainement.

 

Votre dévoué, Éd. Rousseau »

 

Cette lettre qui est datée du 26 septembre 1906 avait déjà été publiée dans des éditions précédentes de La Presse. Dans l’édition du 6 juin 1907, la compagnie Médical Moro, 272, rue Saint-Denis, Montréal, a ajouté une photo d’Édouard Rousseau, soit celle de gauche.

       

 

La photo de La Presse est-elle celle d’un Édouard Rousseau de Saint-Mathieu-de-Rioux ? Au cours du 20e siècle, il y eut deux hommes de ce nom dans la paroisse.

 

1. Édouard Rousseau né le 3 novembre 1889 à Saint-Mathieu-de-Rioux, fils de Ferdinand et de Léocadie Lagacé. Il épouse Claudia Béland le 14 juin 1920 à Nashua (USA). Ce n’est sûrement pas lui sur la photo de gauche car, en 1907, il avait 17 ans.

 

2. Édouard Rousseau, né en 1866, fils de Guillaume et Clémentine Côté. Il épouse en premières noces  Aurélie Chassé le 7 février 1888 à l’Isle-Verte. Il épouse en secondes noces Rose-Anna Brisebois le 7 avril 1945 au Bic. Il décède le 9 février 1950 à l’âge de 84 ans et 7 mois. Il est notamment le père de Caroline (Émile Plourde), Albert, Jean-Luc, Georges, Edgar et Éva (Alfred Bernier). Il serait possible que ce soit lui sur la photo de La Presse car, en 1907, il avait au plus 41 ans. La photo de droite est celle de cet homme plus tard.

 

Est-ce les photos du même homme ? Les personnes que j’ai consultées ont des avis partagés. On ne saurait donc conclure positivement. J’aimerais avoir votre avis à ce sujet notamment des descendants de cet homme.

 

(Photos scannées par Gisèle Théberge)

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# 5165             21 décembre 2019

Le chemin de fer de Saint-Simon

En 1870, un chemin de fer a été construit à Saint-Simon. C’était pour la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux un lien important pour son développement économique parce qu’il permettait le transport de marchandises et du courrier. De plus, les Mathéens, même si ce n’était pas très à la mode, pouvait utiliser cette voie pour voyager autant à Rimouski qu’à Rivière-du-Loup et même vers les grands centres comme Québec et Montréal. On peut affirmer, sans aucun doute, que les citoyens de Saint-Mathieu se sont réjouis de cette nouveauté.

 

Toutefois, à au moins deux occasions, les élus municipaux ont dû intervenir auprès de la Commission des transports du Canada.

 

1. Signaux lumineux

En décembre 1954, un accident tragique à la traverse à niveau du chemin de fer de Saint-Simon entraîne la mort de trois personnes. Quelques années plus tard, soit le 3 février 1958, le conseil municipal vote une résolution pour demander des signaux lumineux à cette traverse à niveau.

 

Voici le texte de la résolution : « Proposé par le conseiller Charles-Hermel Jean, secondé par le conseiller Joseph Dionne et résolu à l’unanimité : Que demande soit faite pour demander des signaux lumineux à la traverse à niveau à la station de St-Simon et que copie de cette résolution soit envoyée à M. Gérard Légaré au Fédéral. »

 

Réal Dionne est le maire et Léo Théberge est le secrétaire-trésorier.

 

Le 2 juin 1958, on retrouve dans les archives de la municipalité : « Lecture d’une lettre de la Commission des Transports pour l’installation des signaux lumineux à la traverse à niveau à la station St-Simon. (Nous) demandons une contribution de 60 % du coût de l’installation faite par la caisse des passages à niveau. La municipalité aurait à assumer 25 % de ce coût qui est évalué à 9200 $ et les frais annuels d’entretien et d’opération (qui) sont évalués à 600 $. Le secrétaire devra répondre à cette dite Commission que la municipalité n’a pas les moyens de faire cette dépense»

 

Il fallait du front au Gouvernement fédéral pour demander à la municipalité de payer même en partie pour une infrastructure qui n’est pas sur son territoire. Le montant de 9200 $ en 1958 équivaut à 83 043 $ en 2019 et ce, sans compter les frais annuels d’entretien qui seraient allés chercher au total plus de 100 000 $ en dollars constants.

 

2. Fermeture de la gare de Saint-Simon

En 1960, la Commission des transports a l’intention de fermer la gare du chemin de fer de Saint-Simon. Les Mathéens sont en total désaccord.

 

Le 2 mai 1960, le conseil municipal de Saint-Mathieu vote une résolution.

« Proposé par le conseiller Léonard fournier, secondé par le conseiller Omer Beaulieu : Que résolution soit adoptée pour que la station du chemin de fer à St-Simon reste ouverte pour nos besoins de transport par chemin de fer et que copie de cette résolution soit envoyé aux intéressés ainsi qu’à notre député au Fédéral, M. Émilien Morissette. »

 

Réal Dionne est le maire et Léo Théberge est le secrétaire-trésorier.

 

Le 6 juin 1960, le secrétaire-trésorier dépose une lettre au conseil municipal dans laquelle on peut lire que les « demandes à ce sujet ont été prises en considération et devront être étudiées au cours de l’été à laquelle les intéressés seront invités. »

 

Presque cinq ans passent et rien ne bouge. Le 8 février 1965, le conseil municipal passe une nouvelle résolution.

 

« Après avoir reçu une requête de tous les commerçants et industriels de St-Mathieu protestant contre cette dite fermeture, il fut proposé par le conseiller Gervais Dionne, secondé par le conseiller Henri rousseau :

 

Que ce dit conseil appuie la requête présentée par les commerçants et industriels de St-Mathieu et proteste énergiquement contre la fermeture de la station St-Simon pour être remplacé par un abri et l’enlèvement du chef de gare pour être remplacé par un gardien, et ceci pour le bien général de la population. »

 

Le 2 août 1965, le conseil municipal reçoit une lettre de la Commission des Transports du Canada indiquant « que la requête pour la fermeture de la station de St-Simon est rejetée. »

 

Le dossier est clos. Dans les deux cas, la municipalité de Saint-Mathieu a mordu la poussière.

 

(La recherche a été effectuée par Marjolaine Bernier en 2015.)

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# 5130             30 novembre 2019

Élèves du Séminaire (1952-1959)

De 1863 à 1968, 68 jeunes de Saint-Mathieu-de-Rioux ont fréquenté le Séminaire de Rimouski pour des périodes plus ou moins longues. Ci-après, on peut lire par ordre d’ancienneté le nom des élèves pour la période 1952-1959. Les détails donnés sont puisés en grande partie sur le site du Séminaire de Rimouski.

 

35. Julien Dionne, fils d’Amédée Dionne et d’Yvonne Rioux. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1952-1953.

 

36. Rémi Dionne, fils de Désiré Dionne et d’Alice Caron. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1952-1953.

 

37. Richard Lagacé, fils de Charles Lagacé et de Caroline Caron. Il étudie au Séminaire pendant quatre ans, soit de 1952 à 1956.

 

38. Clovis Théberge, fils de Léo Théberge et de Lucie D’Auteuil. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1952 à 1961. Il est ordonné prêtre le 4 juillet 1965. Il a été laïcisé.

 

39. Charles-Édouard Jean, fils d’Edmond Jean et de Marie-Laure Théberge. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1953 à 1961.

 

40. Ghislain Jean, fils de Philippe Jean et de Noëlla Devost. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1953 à 1961.

 

41. Rémi Thibault, fils de Thomas Thibault et de Candide Jean. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1953 à 1961.

 

42. Élisée Bérubé, fils de Joseph Bérubé et d’Anna Parent. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1954-1955.

 

43. Wilbrod Dionne, fils de Désiré Dionne et d’Alice Caron. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1954 à 1962. Il est ordonné Père Blanc le 18 juin 1967. Il a été laïcisé.

 

44. Wilbrod Théberge, fils de Léo Théberge et de Lucie D’Auteuil. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1955 à 1963.

 

45. Gilles Belzile, fils de Gérard Belzile et de Jeanne Gagnon. Il étudie au Séminaire pendant six ans, soit de 1956 à 1962.

 

46. Régis Belzile, fils de Gérard Belzile et de Jeanne Gagnon. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1957 à 1965.

 

47. Vincent Théberge, fils de Léo Théberge et de Lucie D’Auteuil. Il étudie au Séminaire pendant sept ans, soit de 1957 à 1964.

 

48. Augustin Bélanger, fils de Cyrice Bélanger et de Marie-Laure Lagacé. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1958 à 1966.

 

49. Laurent Bérubé, fils de Joseph Bérubé et d’Anna Parent. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1958 à 1966.

 

50. Raynald Lagacé, fils d’Amédée Lagacé et de Marie-Anne Bérubé. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1958 à 1966.

 

51. Patrice Théberge, fils d’Antonio Théberge et de Germaine Bélanger. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1959 à 1967. Il est ordonné prêtre des Missions étrangères. Il a été laïcisé.

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# 5105             15 novembre 2019

Décès d’Émile Théberge

Émile Théberge est né le 29 août 1882 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il est le fils d’Alfred Théberge et de Rose Rousseau qui ont eu 11 enfants. Ses deux frères plus âgés sont décédés en bas âge. Il épouse Marie-Luce Ouellet le 25 janvier 1905 à Saint-Mathieu. Le couple a 11 enfants. Marie-Luce est décédée le 22 mai 1945 à l’âge de 66 ans. Émile décède le 31 octobre 1960.

 

Deux filles du défunt sont décédées avant lui :

• Marie-Ange. Née le 2 octobre 1908, elle décède le 17 septembre 1943 à Saint-Mathieu.

• Bernadette. Née le 15 janvier 1923, elle décède le 10 mai 1927 à Saint-Mathieu.

 

Le Progrès du Golfe a fait un compte-rendu des funérailles d’Émile Théberge :

 « Le 30 octobre (1960) décédait à Mont-Joli à l’âge de 78 ans, M. Émile Théberge, époux de feu Marie-Luce Ouellet. Ses funérailles ont eu lieu le 3 novembre en l’église paroissiale de St-Mathieu. M. l’abbé Ernest Couillard officiait au service funèbre. Il était assisté des abbés Élie Beaulieu et Paul-Émile Ouellet, comme diacre et sous-diacre. M. le curé Gérard Cayouette avait présidé la levée du corps.

 

La croix était portée par M. Gilbert Jean et le cercueil par MM. Paul-Armand Ouellet, André Ouellet, Pierre Dionne, Charles-Édouard Jean, Clovis Théberge, Wilbrod Théberge. M. Armand Rioux portait la croix du Tiers-ordre. Avaient pris place au chœur MM. les abbés Hermel Pelletier de St-Simon et Roland Belzile.

 

M. Théberge laisse dans le deuil quatre fils et cinq filles : MM. Léo, Antonio, Maurice et Georges Théberge, Mme Edmond Jean (Marie-Laure), Mlle Candide Théberge, Mme Édouard Ouellet (Lucienne), Mme Roland Dionne (Thérèse), Mme Paul-Émile Bérubé (Gabrielle), tous de St-Mathieu. Il était le frère de Mme Laura Théberge. »

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# 5080             3 novembre 2019

Une famille exceptionnelle

La paroisse Saint-Mathieu-de-Rioux a vu naître sur son territoire une famille hors du commun. C’est celle d’Ernest Dionne et d’Odila Vaillancourt. Ernest Dionne, né en 1870 à Saint-Mathieu-de-Rioux, était le fils de Jean-Baptiste Dionne et d’Aglaé Rioux. Odila Vaillancourt, née en 1873 dans la même paroisse, était la fille de Léon Vaillancourt et de Félicité Dionne.

 

Ernest Dionne et Odila Vaillancourt se marièrent le 3 février 1891 à Saint-Mathieu. Ernest Dionne fut meunier et industriel. Il a possédé un moulin à farine et un moulin à scie. Il a fondé en 1906 l’entreprise Dionne et Dionne avec son cousin Antoine Dionne qui fut maire de Saint-Mathieu de 1918 à 1934.

 

Le couple eut 19 enfants sur une période de 25 ans, ce qui les classe dans la classe supérieure du nombre d’enfants. Voici le nom des enfants par ordre de naissance :

 

1. Ferdinand, né en 1891, est décédé à l’âge de quatre mois.

2. Clairina, née le 6 janvier 1893, a épousé Émile Gauvin. Elle est décédée en 1997 à l’âge de 104 ans.

3. Rose-Anna, née en 1894, a épousé Louis-Octave-Pierre Bérubé.

4. Léda, née le 3 avril 1895, a épousé Amédée Plourde, puis Alphonse Bérubé. Elle est décédée en 2004 à l’âge de 109 ans et un mois.

5. Félix, né en 1896, a épousé Yvonne Lévesque.

6. Désiré, né en 1898, a épousé Alice Caron.

7. Antoine, né en 1899, est décédé en 1918 à l’âge de 19 ans de la grippe espagnole.

8. Onésime, né en 1901, a épousé Gracia Ouellet.

9. Rose-Aimée, née en 1902, a épousé Raoul Lévesque.

10. Alice, née en 1904, a épousé Charles-Eugène Pelletier.

11. Elmina, née en 1905, a épousé Georges Gagnon.

12. Louis-Philippe, né en 1906, a épousé Alberta Vaillancourt.

13. Omer, né en 1907, a épousé Cécile Ouellet, puis Catherine Brisson.

14. Valentine, née le 1er mars 1909, a épousé Magloire D’Anjou. Elle est décédée le 30 mars 2012 à l’âge de 103 ans.

15. Alberta (Sœur Jeanne), née le 6 juillet 1910 fut religieuse de la Providence. Elle est décédée le 25 octobre 2019 à l’âge de 109 ans et 3 mois.

16. Ernest-Edmond, né en 1912, est décédé à l’âge de cinq mois.

17. Roland, né en 1913, a épousé Thérèse Théberge.

18. Réal, né en 1914, a épousé Ilda D’Auteuil.

19. Adrien, né en 1916, a épousé Léa Ouellet, la sœur de Cécile.

 

La famille d’Ernest Dionne a marqué plus que toute autre l’histoire de Saint-Mathieu-de-Rioux. Alors que la grande majorité des paroissiens étaient des cultivateurs, Ernest et certains de ses fils faisaient des affaires : ce qui a permis de diversifier l’économie de ce coin de pays.

 

Quatre filles d’Ernest Dionne et d’Odila Vaillancourt ont vécu centenaires. Rappelons les noms : Clairina 104 ans, Léda 109 ans, Valentine 103 ans et sœur Jeanne 109 ans, soit une moyenne d’un peu plus de 106 ans. Ce fait inusité est assez exceptionnel si bien qu’il est fort peu possible qu’on revoie une telle situation dans l’avenir.

 

La dernière de la fratrie à quitter ce monde est sœur Jeanne, 128 ans après le mariage de ses parents.

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# 5055             21 octobre 2019

Élèves du Séminaire (1937-1950)

De 1863 à 1968, 68 jeunes de Saint-Mathieu-de-Rioux ont fréquenté le Séminaire de Rimouski pour des périodes plus ou moins longues. Ci-après, on peut lire par ordre d’ancienneté le nom des élèves pour la période 1937-1950. Les détails donnés sont puisés en grande partie sur le site du Séminaire de Rimouski.

 

18. Mathieu Ouellet, fils de J.-Émile Ouellet et de Célina Bérubé. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1937 à 1945. Il est ordonné prêtre le 6 février 1949. Il fut laïcisé.

 

19. Ulric Ouellet, fils de J-Émile Ouellet et de Célina Bérubé. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1937 à 1945. Il est ordonné prêtre le 6 février 1949.

 

20. Bernard Dionne, fils de Félix Dionne et d’Yvonne Lévesque. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1941-1942.

 

21. Raymond Ouellet, fils de J.-Émile Ouellet et de Célina Bérubé. Il étudie au Séminaire pendant cinq ans, soit de 1941 à 1946. Il décède avant d’avoir terminé son cours classique.

 

22. Raymond Boulanger, fils de Charles Boulanger et de Clarina Parent. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1944-1945. Il devient cultivateur.

 

23. Lucien Beaulieu, fils de Joseph-Luc Beaulieu et d’Yvonne Lagacé. Il étudie au Séminaire pendant cinq ans, soit de 1942 à 1947. Il devient cultivateur.

 

24. Joseph-Paul Boulanger, fils de Charles Boulanger et de Clarina Parent. Il étudie au Séminaire pendant quatre ans, soit de 1944 à 1948. Il décède avant d’avoir terminé son cours classique.

 

25. Fernand Dionne, fils d’Onésime Dionne et de Gracia Ouellet. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1944 à 1952. Il devient administrateur scolaire.

 

26. Rosaire Dionne, fils d’Edmond Dionne et de Valentine Jean.  Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1944 à 1953. Il est ordonné prêtre le 15 juin 1957.

 

27. Roland Thibault, fils d’Augustin Thibault et de Marie Dubé. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1944 à 1952. Il devient ingénieur civil.

 

28. Lionel Ouellet, fils d’Étienne Ouellet et d’Alice Vaillancourt.  Il étudie au Séminaire pendant quatre ans, soit de 1946 à 1950.

 

29. Yvon Dionne, fils de Félix Dionne et d’Yvonne Lévesque. Il étudie au Séminaire pendant quatre ans, soit de 1947 à 1951.

 

30. Alain Dionne, fils d’Amédée Dionne et d’Yvonne Rioux. Il étudie au Séminaire pendant cinq ans, soit de 1948 à 1954. Il devient professeur.

 

31. Richard Dionne, fils de Félix Dionne et d’Yvonne Lévesque. Il étudie au Séminaire pendant deux ans, soit de 1948 à 1950.

 

32. Jean-Guy Théberge, fils de Léo Théberge et de Lucie D’Auteuil. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1948 à 1957. Il devient ingénieur.

 

33. Léonidas Lagacé, fils d’Émile Lagacé et de Clara Vaillancourt.  Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1950-1951.

 

34. Alexandre Théberge, fils de Léo Théberge et de Lucie D’Auteuil. Il étudie au Séminaire pendant quatre ans, soit de 1950 à 1954. Il devient enseignant.

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# 5025             3 octobre 2019

Nouvelles du 13 juillet 1917

Dans le Progrès du Golfe du 13 juillet 1917, on peut lire plusieurs nouvelles concernant la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux. Les voici :

 

Décès

Le vingt-sept juin est décédé M. Johnny Jean à l’âge de 67 ans. (Né le 21 août 1849, il est fils de Louis Jean et de Marie-Louise Bergeron. Louis est le fils de Régis.)

 

Mariages

Le 3 juillet, M. Chs-Eugène Bérubé, fils d’Elzéar, unissait sa destinée à Mlle Éva Lagacé, fille d’Alphonse Lagacé.

 

Le 10 juillet, M. Alfred Bernier, de St-Simon, à Mlle Éva Rousseau de cette paroisse.

 

Examens de fin d’année

M. le curé a fait les examens d’école à la fin de juin. Il a été satisfait des progrès des enfants, quoique l’assistance aux classes laisse un peu à désirer dans certaines écoles.

 

L’examen de l’école du village a été un succès, tant au cours modèle qu’au cours élémentaire, au dire des connaisseurs.

 

Au cours modèle, dirigé par Mlle Marguerite Nicole, il y eut une jolie séance agrémentée de chants, dialogues, petites piécettes qui ont charmé le nombreux auditoire qui assistait à cet examen. Les enfants ont fait de véritables progrès sur toutes choses et les parents regrettent beaucoup que cette jeune institutrice laisse l’enseignement passager qu’elle avait entrepris pour finir l’année. La classe était devenue vacante au mois de février, par le mariage de l’institutrice, Mlle A. Bélanger de St-Simon.

 

Visites

M. H. Chouinard, récemment nommé vicaire à Courville, a passé quelques jours au presbytère chez son parent M. le curé.

 

M. E. Brière, élève finissant du Séminaire de Rimouski, est en visite chez son ami M. Hermel Pelletier.

 

Retraite

M. le curé nous a annoncé que nous aurons un triduum qui commencera le 19 juillet et se terminera le 22 par la bénédiction du monument du Sacré-Cœur et la consécration solennelle de la paroisse au Sacré-Cœur.

 

C’est avec regret que nous apprenons que Mgr l’Évêque de Rimouski ne fera pas lui-même cette bénédiction contrairement à ce que nous nous attendions. (Fin de l’article)

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# 5000             18 septembre 2019

Associations en 1979

Dans un encart du bulletin paroissial en décembre 1979, le curé de Saint-Mathieu-de-Rioux, Gabriel Langlois, fait la liste des associations de la paroisse. Voici ce qu’il écrit :

 

Fabrique

Président : Gabriel Langlois

Marguilliers : Omer Beaulieu, Maurice Théberge, Henri Rousseau, Amédée Beaulieu, Mesdames Martin Jean et Lionel Lagacé.

Sacristain : Jean-Paul Rioux

Responsable du cimetière : Maurice Théberge

 

Municipalité

Maire : Simon Plourde

Secrétaire : Roland Ouellet

Conseillers : Maurice Plourde, Norbert Rousseau, Mathieu Rousseau, Julien Lagacé, Gérard-Omer Ouellet

Responsable aux incendies : Gervais Ouellet

Responsable pour les vidanges : Normand Lagacé

Inspecteur municipal : Charles-André Ouellet

Population : 715 âmes

 

Les Loisirs Fleurs de Lys (Autrefois l’Œuvre des terrains de jeux)

Président : Yves St-Amant

Vice-présidente : Mme Roger Jean

Secrétaire : Raynald Beaulieu

Trésorière : Mme Gilbert Jean

Directeurs : Fernand Beaulieu, Alain Bélanger, Jean-Yves Belzile, Gertrude Dionne, Henriette Dionne, Gilles Fortin, Madeleine Fortin, Paul-André Gagnon, Martin Jean, Gilberte Lagacé, Mario Ouellet, Gérard-Omer Ouellet, Nelson Plourde, Mathieu Rousseau, Alain Saindon, Francis Théberge, Bernard Vachon, Rénald Vaillancourt

 

Chorale des dames

Directeur : Maurice Théberge

Organiste : Mme Philippe Ouellet

Membres : Mesdames Maurice Théberge, Paul-Émile Bérubé, Jean-Paul Rioux, Léonard Fournier, Gérard-Omer Ouellet, Joseph Rioux, Gervais Ouellet, Georges Fournier, Paul Lafontaine, Moïse Rioux, Fernand Gagnon, Rénald Vaillancourt, Léopold Ouellet, Benoît Boucher, Mlle Thérèse Bérubé

 

Armée de Marie

Présidente : Mme Benoît Boucher

Secrétaire : Mme Rénald Vaillancourt

Choriste : Mme Jean-Paul Rioux

 

À ce moment, plusieurs associations, dont certaines ont été très populaires à l’époque, ont disparu à Saint-Mathieu-de-Rioux. Nommons la Commission scolaire, le Cercle Lacordaire, Les Jeanne D’Arc, les Dames de la Ste-Famille, les Dames de Ste-Anne, le Tiers-Ordre, l’Union catholique des cultivateurs (UCC), l’Union catholique des Femmes rurales (UCFR), l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS).

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# 4950             18 août 2019

Élèves du Séminaire (1884-1934)

De 1863 à 1968, 68 jeunes de Saint-Mathieu-de-Rioux ont fréquenté le Séminaire de Rimouski pour des périodes plus ou moins longues. Ci-après, on peut lire par ordre d’ancienneté le nom des élèves pour la période 1884-1934. Les détails donnés sont puisés en grande partie sur le site du Séminaire de Rimouski.

 

1. Antoine-Gaspard Ouellet, fils d’Étienne Ouellet et de Rachel Lévesque. Il est né le 7 janvier 1870. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1884 à 1890. La durée du cours est alors de 6 ans. Il devient notaire.

 

2. Émile Ouellet, fils de François Ouellet et de Vitaline Gravel. Il est né le 10 juillet 1888. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1903-1904. Émile est le neveu d’Antoine-Gaspard Ouellet. Il devient maître de poste.

 

3. Georges Rioux, fils de Georges-Alphonse Rioux et d’Alphonsine Dubé. Il est né le 26 octobre 1889. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1905 à 1912. La durée du cours est alors de 7 ans. Il est ordonné prêtre le 1er juin 1916.

 

4. Hermel Pelletier, fils de Thomas Pelletier et d’Anna Lévesque. Il est né le 25 avril 1897. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1910 à 1917. Il est ordonné prêtre le 25 juillet 1921.

 

5. Charles Rioux, fils de Narcisse Rioux et d’Arthémise Jean. Il est né le 1er janvier 1894. Il étudie au Séminaire pendant trois ans, soit de 1909 à 1912. Il devient garagiste.

 

6. Charles-Eugène Parent, fils de Louis Parent et de Marie Lavoie. Il est né le 22 avril 1902. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1914 à 1920, et cela, en six ans au lieu de sept. Il est ordonné prêtre le 7 mars 1925 et sacré évêque le 24 mai 1944. Charles-Eugène est né à Trois-Pistoles, mais a fait ses études primaires à Saint-Mathieu.

 

7. Mathieu Jean, fils de Johnny Jean et d’Elmire Boucher. Il est né le 20 septembre 1898. Il étudie au Séminaire pendant quatre ans, soit de 1914 à 1918. Il devient agent de commerce. Il est l’oncle de Rosaire Dionne.

 

8. Albert Belzile, fils d’Alfred Belzile et d’Eugénie Lebel. Il est né le 29 novembre 1903. Il étudie au Séminaire pendant trois ans, soit de 1917 à 1920. Il devient inspecteur de beurrerie.

 

9. Onésime Dionne, fils d’Ernest Dionne et d’Odila Vaillancourt. Il est né le 8 février 1901. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1917-1918. Il devient marchand et industriel.

 

10. Georges Belzile, fils d’Alfred Belzile et d’Eugénie Lebel. Il est né le 19 février 1905. Il étudie au Séminaire pendant quatre ans, soit de 1920 à 1924. Il devient marchand.

 

11. Paul-Roland Belzile, fils d’Alfred Belzile et d’Eugénie Lebel. Il est né le 1er juin 1906. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1920 à 1928. Il est ordonné prêtre le 26 juin 1932.

 

12. Georges Rousseau, fils d’Édouard Rousseau et d’Aurélie Chassé. Il est né le 30 décembre 1906. Il étudie au Séminaire pendant un an, soit en 1921-1922. Il devient professeur.

 

13. Louis-Jacques Beaulieu, fils d’Émile Beaulieu et d’Ernestine Chénard. Il est né le 22 août 1907. Il étudie au Séminaire pendant trois ans, soit de 1921 à 1924. Il devient journalier.

 

14. Paul-Émile Ouellet, fils de J.-Émile Ouellet et de Célina Bérubé. Il est né le 19 septembre 1914. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1931 à 1939. Il est ordonné prêtre le 11 octobre 1942.

 

15. Georges Théberge, fils d’Émile Théberge et de Marie-Luce Ouellet. Il est né le 17 novembre 1918. Il étudie au Séminaire pendant trois ans, soit de 1934 à 1937. Il devient cultivateur.

 

16. Léonard Parent, fils de Louis Parent et de Marie Lavoie. Il est né le 10 juin 1920. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1934 à 1942. Il est ordonné prêtre le 30 juin 1946. Il est le frère de Charles-Eugène.

 

17. Roland Rioux, fils de Félix Rioux et d’Alice Lagacé. Il est né le 5 avril 1920. Il fait tout son cours au Séminaire, soit de 1934 à 1943. Il est ordonné prêtre le 2 février 1947.

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# 4920             30 juin 2019

Funérailles d’Anna Parent

Anna Parent est née le 14 décembre 1903 à Trois-Pistoles. Elle est la fille de Louis Parent et de Marie-Cécile Lavoie, dont le mariage a eu lieu à Trois-Pistoles le 24 avril 1900. Anna a épousé Joseph Bérubé le 13 novembre 1922 à Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Voici ce qu’on peut lire dans le Progrès du Golfe du 26 juin 1964 :

 

« Son Excellence Mgr C.- E. Parent, archevêque de Rimouski, officiait, mercredi, le 17 juin, en l'église de St-Mathieu, au service funèbre de sa sœur Mme Joseph Bérubé (Anna Parent), décédée à l'âge de 60 ans. De nombreux membres du clergé diocésain avaient pris place dans le sanctuaire.

 

La défunte laisse, outre son époux, quatorze fils et filles : Benoit, de Trois-Pistoles, Emmanuel, de St-Simon, Mathieu, de St-Maurice, Trois-Rivières, Patrice, de St-Mathieu, Rodrigue, de Montréal, Élisée, Laurent et Elzéar, de St-Mathieu ; Mme Laurent Bérubé (Gabrielle), de Trois-Pistoles, Mme Joseph Samuel (Béatrice), de Rivière-au-Renard, Mme Marcel Bolduc (Céline), de St-Nicolas, Mme Yves Chayer (Léonie), Rita, de Québec, Clémence, de St-Mathieu.

 

Outre ses gendres et brus, lui survivent également ses frères S. E. Mgr Parent, l'abbé Léonard Parent, Victor et Louis, de St-Mathieu ; ses sœurs Mme Amédée Jean (Cécile), Mme Gérard Ouellet (Germaine), de St-Mathieu, Sœur St-Éleuthère, des Sœurs de la Charité à Québec, ainsi que plusieurs beaux-frères et belles-sœurs dont M. et Mme Paul Jean, de Rimouski, M. et Mme Xavier Bérubé, Mme Jules Bélanger, de Trois-Pistoles, M. et Mme Chs-Eugène Bérubé, M. et Mme Émile Bérubé, M. et Mme Arthur Fournier, de St-Mathieu. »

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# 4895             15 juin 2019

Décès de Victoria Lévesque

Victoria Lévesque naît le 2 juillet 1865 à Saint-Simon. Elle est la fille de Joseph Lévesque et de Sophie Paradis, mariés le 15 janvier 1861 à Saint-Simon. Elle épouse en premières noces Joseph Plourde le 24 juin 1884 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Le couple a eu 19 enfants. Elle décède le 10 décembre 1956. Son époux était décédé le 4 avril 1913, soit 43 plus tôt.

 

Le Progrès du Golfe, dans son édition du 21 décembre 1956 fait un compte-rendu des funérailles de cette dame :

« Nous apprenons la mort de la doyenne de St-Mathieu, Mme Victoria Lévesque, épouse en premières noces de Joseph Plourde et en secondes noces de Louis-Joseph Gagnon. Sa disparition afflige une famille avantageusement connue et estimée. Elle était âgée de 91 ans et la doyenne de la paroisse.

 

La défunte laisse sept fils et deux filles : MM. Émile Plourde, de St-Mathieu, Vézina Plourde, de Rimouski, Cyprien, Delphis et Léo Plourde, de St-Mathieu, Alphonse Plourde, de Trois-Pistoles, Philippe Plourde, de Rimouski, Mme Elzéar Gagnon (Marie), de Bic, et Mme Georges Desjardins (Yvonne), de Cacouna. Lui survivent également ses gendres, ses brus, ses beaux-enfants, de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants. Les funérailles ont eu lieu jeudi matin en l’église de St-Mathieu. »

 

Cinq de ses fils ont passé leur vie à Saint-Mathieu-de-Rioux.

• Émile Plourde, né le 5 août 1889. Il épouse Caroline Rousseau le 9 janvier 1912.

• Cyprien Plourde, né le 29 juillet 1890. Il épouse Aurore Théberge le 1er juillet 1913 et Marie Gagné le 15 juillet 1919.

• Delphis Plourde, né le 10 octobre 1892. Il décède le 27 février 1985 à l’âge de 92 ans.

• Charles Plourde, né le 4 novembre 1893. Il épouse Rose Alphonsine Gagné le 12 juillet 1921.

• Léo Plourde, né le 24 décembre 1904. Il épouse Émilienne Vaillancourt le 2 juillet 1930.

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# 4855          24 mai 2019

Faits divers au 20e siècle

Lors de mes recherches dans les journaux régionaux concernant Saint-Mathieu-de-Rioux, j’ai trouvé, dans le Progrès du Golfe, des faits divers qu’on peut considérer comme intéressants. En voici quelques-uns :

 

Progrès du Golfe, 14 mars 1913

« À vendre. Un cheval reproducteur, canadien, enregistré, pesant 1200 livres. Poil rouge brun. Trotteur. S’adresser à Philias Dubé. St-Mathieu. »

 

Progrès du Golfe, 22 août 1919

« On demande une institutrice, ayant diplôme modèle et quelques années d’expérience de préférence, pour l’école du village. Bon salaire. Pour toute autre information, s’adresser à Antoine Dionne, Commissaire d’école. »

 

Progrès du Golfe, 27 janvier 1922

« M. Majorique Lagacé, cultivateur, de St-Mathieu, comté et district de Rimouski, informe le public qu’il n’est et ne sera pas responsable des dettes de ses enfants mineurs, contractées sans autorisation écrite de sa part.

Majorique Lagacé

St-Mathieu »

 

Progrès du Golfe, 31 août 1934

On nous apprend que, lors de l’exposition agricole régionale de Rimouski, Désiré Dionne de St-Mathieu a obtenu le deuxième prix dans la classe des chevaux percherons enregistrés, section des juments de cinq ans. De plus, il a reçu un sixième prix dans le Concours Club de Percherons, section des juments sans poulains.

 

Progrès du Golfe, 9 août 1951

Une exposition locale est tenue à Saint-Mathieu en vue de choisir, chez les jeunes éleveurs, les cinq meilleurs exhibits qui pourraient figurer à l’Exposition régionale de Rimouski le 24 août suivant.

 

Progrès du Golfe, 20 février 1953

« Refus d’un permis à Napoléon Saindon à Rimouski. Étude de la demande No 53-10, en date du 30 janvier 1953, soumise par Napoléon Saindon, de St-Mathieu, désirant construire une maison jumelée avec mur coupe-feu sur la rue St-René, dans la zone R-6. Les plans soumis ne sont pas trouvés suffisants ; le permis ne peut être accordé pour le moment. »

 

Progrès du Golfe, 13 septembre 1957

Lors de l’Exposition agricole régionale de Rimouski, « huit exhibits furent primés dans la race Percheron. M. Désiré Dionne, de St-Mathieu, obtint pour les mâles, le grand championnat, et pour les femelles le grand championnat, le championnat senior, les championnats de réserve junior et senior et le premier prix pour progéniture d’une jument. »

 

Progrès du Golfe, 15 novembre 1957

On nous apprend que la famille Alfred Vaillancourt compte maintenant cinq générations. Il s'agit de Mme Alfred Vaillancourt, 83 ans, son fils, M. Joseph Vaillancourt, 64 ans, Mme Joseph Viel (Marie-Jeanne Vaillancourt), 42 ans, Mme Fabien Fournier (Lisette Viel), 19 ans et sa jeune fillette, Nicole Fournier, 7 mois. Tous sont de Saint-Mathieu.

 

Progrès du Golfe, 8 mai 1959

« À vendre — À St-Mathieu, une terre avec le roulant, 32 bêtes à cornes, 14 vaches, 4 chevaux, 10 truies d'élevage, silo, tracteur et tous les instruments pour la culture. Voisin de l'école et du moulin à scie, 1 mille du village. Cause de vente, trop âgé et pas d'aide. S'adresser à Désiré Dionne, St-Mathieu. »

 

Progrès du Golfe, 2 février 1962

On nous apprend que Désiré Dionne, autrefois de Saint-Mathieu, Ernest Vaillancourt, de Saint-Mathieu, et quatre citoyens de Trois-Pistoles sont en voyage à Haïti et en Jamaïque. Ils ont « pris le départ à Trois-Pistoles, par un convoi du CN, en vue de s'envoler à Dorval sur les ailes d'un avion de la B.O.A.C. pour un séjour de dix-sept jours à La Jamaïque et à Port-au-Prince, à Haïti. Ils reviendront dans leurs localités respectives le 12 février prochain. »

 

Progrès du Golfe, 12 juin 1964

« Blessé dans une chute. Claude Bérubé, 15 ans, fils de M. et Mme Cyrice Bérubé de St-Mathieu, a été blessé alors qu’il fit une chute de sa bicyclette. Ses blessures nécessitèrent son hospitalisation à Rimouski. »

 

Progrès du Golfe, 12 juin 1964

« Le camion radiologique de Mont-Joli était de passage dans la localité, vendredi dernier. L'an passé, 445 personnes, sur une possibilité de 1160 personnes, s’étaient présentées à ces examens gratuits. Ce fut le meilleur pourcentage pour toutes les paroisses du comté de Rimouski. »

 

Progrès du Golfe, 4 septembre 1964

« Gagnant. La cape de fourrure, mise en rafle par M. Georges Rousseau, de St-Mathieu, a été gagnée par Mario Raîche, C. P. 57, Bic, qui détenait le no. 62. »

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# 4815          30 avril 2019

Décès de Marie-Cécile Lavoie

Marie-Cécile Lavoie naît le 25 novembre 1876 à Trois-Pistoles. Elle est la fille de Pamphile Lavoie et de Basilisse Leblond qui se sont mariés le 28 février 1876 à Trois-Pistoles. Elle épouse Louis Parent à Trois-Pistoles le 24 avril 1900. Le couple a 12 enfants. Elle décède le 8 avril 1956 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Un très grand nombre de membres du clergé sont présents lors de ses funérailles.

 

Dans son édition du 13 avril 1956, le Progrès du Golfe fait un compte-rendu de ses funérailles. Le voici :

« De nombreuses personnalités religieuses, dont plusieurs évêques, assistaient, hier matin, en l'église de St-Mathieu, aux obsèques de Mme Louis Parent (Marie-Cécile Lavoie), mère de Son Exc. Mgr Charles-Eugène Parent, archevêque de Rimouski, et de M. l’abbé Léonard Parent, de Rimouski. Les stalles du sanctuaire étaient remplies de prélats domestiques, chanoines, représentants de diverses communautés religieuses d’hommes de l’archidiocèse.

 

Dans la nef, avec la parenté, des notables de toute la région, de nombreux membres du clergé diocésain qui n’avaient pas pu trouver place au chœur, des religieuses des communautés du diocèse, des amis, des paroissiens et représentants de nombreuses localités du diocèse. Son Excellence Mgr l'Archevêque officiait au service. Son Exc. Mgr Louis Lévesque, évêque de Hearst, Ontario, était aussi présent ainsi que le Vicaire Général du diocèse, Mgr Eudore Desbiens.

 

La distinguée défunte, âgée de 79 ans et 5 mois, avait été décorée de la Croix St-Germain en 1949 par Son Exc. Mgr Georges Courchesne, archevêque de Rimouski. Originaire de Trois-Pistoles, fille de feu Pamphile Lavoie et Basilisse Leblond, elle demeurait à St-Mathieu depuis 1912. Son mari l’avait précédé dans la tombe il y a 28 ans. Elle jouissait d’une santé excellente jusqu’à la maladie qui l’avait terrassée il y a trois semaines.

 

Mme Parent laisse, outre Son Excellence Mgr l’Archevêque de Rimouski, ses fils MM. Victor Parent, où elle demeurait, et Louis Parent de St-Mathieu ; M. l’abbé Léonard Parent, assistant-aumônier à l’hôpital St-Joseph de Rimouski ; ses filles, la Rév. St-Éleuthère (Irène), des Sœurs de la Charité de Québec (Hôpital Laval), Mmes Joseph Bérubé (Anna), Amédée Jean (Cécile), Gérard Ouellet (Germaine) de St-Mathieu ; ses gendres MM. Joseph Bérubé, Amédée Jean et Gérard Ouellet (Germaine) de St-Mathieu ; (…) sa bru, Mme Vve Gérard Parent (Émilienne Ouellet) de St-Mathieu. Lui survivent également de nombreux petits-enfants et treize arrière-petits-enfants. (Suivent les noms de ses frères et sœurs, de ses beaux-frères et belles-sœurs.)

 

Mgr Eudore Desbiens V. F. présidait l’absoute. Le service fut chanté par Son Excellence C.- E. Parent, archevêque, assisté de Mgr Louis Martin P. D. Agissaient comme diacre et sous-diacre d’honneur le R. P. Lucien Alary, rédemptoriste, et M. le curé Fortunat Gagnon, d’Amqui. Diacre d’office, M. l’abbé Léonard Parent. Sous-diacre d’office, M. l’abbé J.-P. Bérubé. (Suivent les noms de plus de 45 prêtres ou religieux principalement du diocèse de Rimouski.)

 

Le chant fut exécuté par la chorale paroissiale dirigée par M. l’abbé Norbert Roussel, de Trois-Pistoles. À l’orgue, M. l’abbé Philippe Roy, de Rimouski. Une garde d’honneur, formée des Ambulanciers St-Jean de Bic, Trois-Pistoles, Rimouski, accompagnait le convoi. M. Onésime Dionne, préfet du comté, portait la croix, et les porteurs étaient les marguilliers de St-Mathieu. »

 

Mgr Philippe Saintonge, dans le Centre St-Germain, a écrit : « C’était une mère de famille exemplaire. Tous ceux qui l’ont connue ont loué sa grande charité et son exceptionnelle affabilité. Elle a fait l’édification des siens par sa foi intrépide. On n’oubliera jamais le respect dont elle entourait le jour du Seigneur. Elle passait toujours le dimanche dans la prière et le plus grand recueillement. C’est sans doute par une attention spéciale de la divine Providence qu’elle a eu la consolation d’assister à la messe du dimanche jusqu’à la fin de sa longue vie. »

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# 4790          15 avril 2019

Accident mortel à Saint-Simon

Un accident de la route fauche la vie de trois personnes de Saint-Mathieu en 1954. Cet événement tragique qui s’est déroulé à Saint-Simon a marqué â tout jamais la population de la paroisse. Dans son édition du 24 décembre 1954, le Progrès du Golfe raconte ce qui s’est passé :

 

« Une tragédie survenue lundi midi, le 20 décembre, vers 1 heure, à un passage à niveau de St-Simon, à quelque 400 pieds de la gare, a plongé dans le deuil plusieurs familles de St-Mathieu et entraîné la mort de M. Siméon Thibault, 27 ans, père de famille, de Mme Émilien Vaillancourt (Madeleine Bérubé) et Mme Lucien Lagacé (Marie Bérubé), deux sœurs et les seules filles de M. et Mme Alfred Bérubé (Aimée Ouellet), de St-Mathieu. Une autre victime, Mme Elzéar Ouellet (Marie-Rose Ouellet), quinquagénaire, est dans un état sérieux à l'Hôpital St-Joseph de Rimouski.

 

Le conducteur du véhicule, Émilien Vaillancourt, à l'emploi de l'Électrification Rurale, a subi quelques blessures mais a pu réintégrer son domicile dès lundi soir après radiographies et examens à l'hôpital de Rimouski. L'accident survint lorsque les voyageurs, qui avaient pris place dans une Pontiac, filaient vers St-Simon faire des emplettes.

 

Après avoir dévalé une côte, l’auto fut happée par la locomotive d’un train d’immigrants qui filait vers l'ouest à vive allure. La visibilité était difficile pour le chauffeur, vu le givrage des vitres d’auto. L'automobile fut démolie ; M. Thibault, Mmes Vaillancourt et Lagacé succombèrent sur-le-champ. 

 

À l’enquête du coroner, présidée dans l'après-midi même, à St-Simon, par M. le Dr Raoul Bélanger, en présence du Dr Liguori Richard, de St-Fabien, un verdict de mort accidentelle fut rendu. Les restes mortels furent ensuite acheminés vers Trois-Pistoles à la morgue de l’endroit. Des funérailles seront faites à M. Thibault, jeudi à 9 heures, et aux deux sœurs Bérubé à 10 heures en l’église de St-Mathieu.

 

Les restes mortels de M. Thibault furent exposés à la demeure de ses beaux-parents, M. et Mme Georges Rousseau. Quant aux deux sœurs Bérubé, leur dépouille mortelle fut exposée au foyer de leurs parents M. et Mme Alfred Bérubé. » (Fin du texte cité)

 

Siméon Thibault laissait dans le deuil son épouse, Irène Rousseau, leurs deux enfants Yvan, né le 14 juin 1952, Chantale, née le 14 mai 1954, sa mère Mme Vve Jean-Baptiste Thibault (Alice Bélanger) et ses beaux-parents M. et Mme Georges Rousseau.

 

Madeleine Bérubé laissait dans le deuil son mari Émilien Vaillancourt, leur fille Lise, née le 1er novembre 1954, ses parents M. et Mme Alfred Bérubé (Aimée Ouellet), sa belle-mère Mme Charles Vaillancourt (Marie-Anne Albert), ses deux frères Paul-Émile et Réal.

 

Marie Bérubé laissait dans le deuil son mari Lucien Lagacé, ses parents M. et Mme Alfred Bérubé (Aimée Ouellet), ses beaux-parents, M. et Mme Joseph Lagacé (Élisa Vaillancourt), ses deux frères Paul-Émile et Réal.

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# 4760          27 mars 2019

Populations comparées

Il est intéressant de comparer la population de Saint-Mathieu-de-Rioux et de Saint-Simon au cours de leur histoire respective.

 

En 1861, Saint-Simon compte 1951 habitants. Même si Saint-Mathieu se développe à un bon rythme, les personnes qui vivent dans cette paroisse sont comptées pour Saint-Simon. En effet, tous les actes religieux et civils, comme les baptêmes, les mariages et les sépultures sont enregistrés à Saint-Simon.

 

En 1866, avec l’arrivée d’un curé résident et l’ouverture des registres paroissiaux à Saint-Mathieu, tout est maintenant enregistré dans cette paroisse.

 

Nous n’avons pas les statistiques de 1861 pour Saint-Mathieu et de 1866 pour Saint-Simon. Toutefois, il est raisonnable de penser que la population de Saint-Mathieu en 1861 était d’au moins 700 personnes et celle de Saint-Simon en 1866, d’environ 1200 personnes. En 1866, Saint-Simon a perdu environ 40 % de sa population en faveur de Saint-Mathieu.

 

En 1871, la paroisse de Saint-Simon compte 290 personnes de plus que Saint-Mathieu. En 1881, c’est seulement 91 personnes de plus.

 

Dans les années 1880, la migration vers les États-Unis commence. En même temps, les cultivateurs scindent leur terre en deux ou trois parties. Les jeunes adultes ne peuvent pas tous demeurer sur la terre paternelle. Ils quittent le logis paternel pour les centres urbains du Québec ou pour les usines des États-Unis. On voit très bien cette perte dans les données. De 1881 à 1891, Saint-Simon perd 268 habitants et Saint-Mathieu en perd 329.

 

Pour la première fois, en 1901, Saint-Mathieu dépasse Saint-Simon et ce, de 95 habitants. De 1911 à 1921, Saint-Simon voit sa population augmenter de 39 âmes tandis que Saint-Mathieu diminue de 61 âmes. Saint-Simon reprend alors la première place. En 1941, Saint-Mathieu atteint plus de 1000 habitants, ce qui n’est pas arrivé à Saint-Simon par la suite.

 

De 1941 à 1966, Saint-Simon se maintient autour de 900 habitants, tandis que Saint-Mathieu est autour de 1100 habitants avec un cap en 1956. Il est fort plausible que la manufacture de boîtes à beurre et les coupes forestières ont permis à Saint-Mathieu de maintenir ce haut taux de population.

 

De 1966 à 2016, la population de Saint-Simon a sensiblement diminué d’une année à l’autre. Le même phénomène s’est produit à Saint-Mathieu, mais s’est estompé en 2001 alors que la population se maintient dans les 600 habitants.

 

En 2016, Saint-Mathieu comptait 213 habitants de plus que Saint-Simon. Si Saint-Mathieu a réussi à maintenir sa population entre 600 et 700 depuis 2001, c’est à cause des chalets qui ont proliféré principalement autour du Lac Saint-Mathieu.

 

Voici les statistiques de la population des deux paroisses de 1861 à 2016 :

 

Année

St-Simon

St-Mathieu

 

Année

St-Simon

St-Mathieu

1861

1951

---

 

1961

888

1 113

1866

---

785

 

1966

906

1 097

1871

1186

896

 

1971

763

813

1881

1266

1175

 

1976

675

723

1891

998

846

 

1981

602

667

1901

798

893

 

1986

502

621

1911

766

842

 

1991

491

560

1921

805

781

 

1996

504

565

1931

905

858

 

2001

451

601

1941

911

1 056

 

2006

437

672

1951

905

1 089

 

2011

438

678

1956

880

1 193

 

2016

426

639

______

Sources des statistiques : Ministère de l'Agriculture/Bureau fédéral de la statistique/Statistique Canada, Recensements du Canada, 1861 à 2016

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# 4730          9 mars 2019

La grippe espagnole

Le 15 janvier 2014, j’ai publié dans ce blogue un article sur le sujet en titre. Depuis ce temps, j’ai obtenu de nouveaux renseignements qui me permettent d’apporter certaines précisions. Voici le nouveau texte :

 

Le 6 octobre 1918, les premiers cas de grippe espagnole apparaissent aux États-Unis et au Canada. Le 8 octobre, le Service d’hygiène du Québec ordonne la fermeture de la plupart des lieux publics : écoles, cinémas, théâtres, magasins et même églises.

 

La paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux est particulièrement touchée. Le curé Réal Cayouette doit affronter cette terrible maladie. L’évêque de Rimouski délègue alors l’abbé Ludger Harvey pour l’assister, mais celui-ci tombe aussi malade. Tous deux sont cependant épargnés de la mort. Par ailleurs, le maire Georges Caron meurt de la grippe espagnole.

 

À Saint-Mathieu, cette grippe a entraîné neuf décès s’étendant sur la période du 12 octobre au 12 novembre. Les noms de ces personnes apparaissent dans le Progrès du Golfe des 15 et 23 novembre 1918. Voici les noms par ordre chronologique :

 

Octobre 1918

Le 12 octobre, Eugène Lebel, fils de Joseph Lebel et de Desanges Lagacé, décède à l’âge de 24 ans. Il est inhumé le lendemain.

 

Le 14 octobre, Émile Lebel, frère d’Eugène, décède à l’âge de 21 ans. Il est inhumé le même jour.

 

Le 27 octobre, Joseph-Antoine Dionne, fils d’Ernest Dionne et d’Odila Vaillancourt, décède à l’âge de 19 ans. Il est inhumé le même jour.

 

Novembre 1918

Le 1er novembre, Paul Parent, époux de Philomène Bélanger, décède à l’âge de 68 ans. Il est inhumé le lendemain. Il est le père de Malvina Parent, l’épouse de Georges Caron. Il demeurait chez celle-ci.

 

Le 3 novembre, Yvonne Caron, la fille de Georges Caron et de Malvina Parent, décède à l’âge de 10 ans. Elle est inhumée le lendemain.

 

Le 4 novembre, Arthur Lepage, fils de Pierre Lepage et d’Angèle Boucher, décède à l’âge de 15 ans. Il est inhumé le lendemain.

 

Le même jour, Diana Gaudreau, fille de Philéas Gaudreau et de Delphine Dionne, décède à l’âge de 16 ans. Elle est inhumée le même jour.

 

Le 5 novembre, le maire Georges Caron décède à l’âge de 46 ans. Il est inhumé le même jour.

 

Le 12 novembre, Aurore Théberge, fille d’Alfred Théberge et de Rose Rousseau, et épouse de Cyprien Plourde, décède à 26 ans. Elle est inhumée le lendemain. Un enfant anonyme du couple est décédé le 10 novembre et a été inhumé le 11 novembre, jour de la signature de l’armistice de 1918 qui marque la fin de la Première guerre mondiale.

 

Dans l’édition du 15 novembre, le Progrès du Golfe écrit :

« (Georges Caron) était le maire de la paroisse et comme tel c’était lui, qui lors de la bénédiction du monument du Sacré-Cœur l’an dernier, avait lu l’acte de consécration de la paroisse et du conseil municipal au Sacré-Cœur de Jésus. Tout le monde se rappelle avec quelle âme et quel accent ému il avait prononcé cette consécration. Le Seigneur dans sa miséricorde l’a enlevé jeune encore de cette terre d’exil pour le faire revivre dans la véritable patrie. Puisse-t-il jouir déjà de la récompense promise au bon serviteur du Sacré-Cœur? À son épouse et à sa nombreuse famille en larmes, nos meilleures sympathies.

 

M. l’abbé Ludger Harvey, assistant de M. le curé durant sa maladie, est complétement remis de la grippe. Nous ne pouvons en dire autant de M. le curé qui garde la chambre depuis 4 semaines. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement. 

 

L’épidémie de grippe diminue un peu; cependant, il y a encore quelques cas graves. M. le curé Omer Dubé de St-Simon a fait preuve d’un grand dévouement durant la maladie de nos deux prêtres. De jour ou de nuit, il était toujours prêt à venir porter les secours de la religion à nos nombreux malades. Il mérite la reconnaissance des paroissiens pour sa grande générosité. » (Fin du texte cité)

 

Pendant cette période, l’église est fermée et il ne peut pas y avoir de services religieux. Les rares personnes qui accompagnent le corps s’arrêtent devant le presbytère et le curé ou son assistant, selon leur capacité, bénit la dépouille mortelle derrière la vitre.

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# 4705          24 février 2019

Une histoire commune

Saint-Simon de Rimouski et Saint-Mathieu-de-Rioux ont formé un seul territoire pendant 36 ans. Le premier colon qui s’installe sur une terre à Saint-Simon est Régis Jean, natif de Saint-Jean-Port-Joli. Le premier qui s’installe à Saint-Mathieu est Michel Jean, le frère de Régis. On voit déjà se dessiner des liens de parenté entre les gens des deux paroisses.

 

Examinons d’abord les dates des principaux événements qui ont marqué les deux paroisses. Dans tous les cas, sauf pour la Caisse populaire, Saint-Mathieu arrive plus tard avec une moyenne d’environ 30 ans.

 

 

St-Simon

St-Mathieu

Arrivée du premier défricheur

1796

1830

Érection canonique de la paroisse

1828

1858

Arrivée du premier curé résident

1827

1866

Érection civile de la paroisse

1845/1855*

1865

Ouverture des registres paroissiaux

1836

1866

Ouverture du bureau de poste **

1848

1868

Fondation de la Caisse populaire**

1936

1937

 

Vers 1828, on compte 1125 personnes dans les rangs 1 et 2 de Saint-Simon, soit environ 150 familles. En 1830, Michel Jean achète une terre de 10 arpents au troisième rang de Saint-Simon. D’autres colons suivent provenant principalement de Saint-Simon, de Trois-Pistoles et de la région de Saint-Jean-Port-Joli.

 

La première cassure avec Saint-Simon se fait en 1858 lorsque Saint-Mathieu est érigé canoniquement et que l’archevêque de Québec nomme le curé de Saint-Simon, l’abbé Germain-Siméon Marceau, âgé de 56 ans, comme desservant de Saint-Mathieu. Sa mission est de faire les offices religieux une fois par mois dans cette deuxième paroisse. Les Simonois doivent alors partager leur curé. Maintenant, c’est au tour de ce dernier de franchir les côtes abruptes qui séparent les deux paroisses

 

Les actes religieux comme les baptêmes, les mariages et les sépultures continuent d’être enregistrés à Saint-Simon. Même si Saint-Mathieu se développe à un bon rythme, les personnes vivant à Saint-Mathieu sont comptées pour Saint-Simon.

 

À partir de 1858, les rencontres dominicales sur le perron de l’église sont en diminution à Saint-Simon. Les Mathéens vont moins souvent aux messes à Saint-Simon étant donné la présence mensuelle du prêtre. Partir du fond du cinquième rang ou du sixième rang et se rendre à l’église de Saint-Simon constitue un déplacement d’environ 14 kilomètres. Il y a plusieurs côtes aussi dans cet itinéraire. Certains le font à pied et, quand les circonstances le permettent, ils marchent pieds nus pour ne pas abîmer leurs chaussures.

 

La deuxième cassure se fait en 1865 lorsque Saint-Mathieu est érigée en municipalité de paroisse. J’imagine que les Simonois ont eu un pincement au cœur quand ils ont appris qu’ils venaient de perdre définitivement le Grand lac Saint-Simon, le Petit lac Saint-Simon et les 14 autres lacs qui coulent sur le territoire actuel de Saint-Mathieu. (Le conseil municipal de Saint-Mathieu a fait changer le nom des deux lacs en 1973.)

 

En outre, Saint-Simon perd plus de 40 % de sa population, une soixantaine de terres défrichées, de même que les taxes foncières qui vont avec les fonds de terre et les bâtisses. En pratique, les Simonois ont dû céder environ 110 kilomètres carrés. Il ne leur en restait qu’environ 75.

1828 et civile
La troisième cassure avec Saint-Simon s’est fait avec la nomination d’un curé résident et avec l’ouverture des registres paroissiaux en 1866 à Saint-Mathieu. À partir de ce moment, la paroisse de Saint-Mathieu est devenue totalement autonome.

 

L’église de Saint-Simon a dû paraître vide en 1866 quand elle a perdu environ 40 % de ses fidèles. En outre, les gens des deux paroisses avaient entre eux certains liens de parenté et d’amitié. Avant 1866, ils pouvaient fraterniser sur le perron de l’église. Ils faisaient partie des mêmes associations. Ils vivaient tous la même petite histoire.

 

Cette proximité s’est maintenue pendant assez longtemps par l’entraide entre les gens des deux paroisses et par leur présence de part et d’autre à certains événements, comme les funérailles. On peut le constater dans les journaux régionaux du début du 20e siècle.

 

__________

* L’érection de la municipalité de Saint-Simon-de-la-Baie Ha! Ha! a lieu en 1845. Deux ans plus tard, la municipalité est abolie. En 1855, c’est l’érection de la municipalité de la paroisse de Saint-Simon.


** Les deux items sont donnés à titre complémentaire.

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# 4675          6 février 2019

Décès de Joseph Lagacé

Dans son édition du 20 mars 1964, le Progrès du Golfe annonce le décès de Joseph Lagacé. Voici ce qu’on y écrit :

 

« Un citoyen avantageusement connu, M. Joseph Lagacé, de St-Mathieu, est décédé, à son foyer, le 29 février, après une longue maladie. Il était âgé de 67 ans et 1’époux de Mme Élisa Vaillancourt.

 

Il laisse, dans le deuil, outre son épouse, ses fils Benoit, de Barraute, Abitibi, Yvon, de Mont-Laurier, Normand de St-Mathieu ; ses filles Mme Gérard Beaupré (Bernadette), de St-Mathieu, Mme Réal Bérubé (Jeanne), de St-Robert, Mme Zébédée Beaulieu (Laurette), de Rimouski.

 

(Aussi), ses gendres MM. Beaupré, Bérubé, Beaulieu ; ses brus Mmes Benoit, Yvon, Normand Lagacé ; ses frères Arthur, de St-Narcisse, Émile et Elzéar, de St-Mathieu, Antoine, d’Abitibi, Étienne, de St-Fabien : ses sœurs Clairida des États-Unis ; Rose-Aimée (Mme Arthur Charron), de l’Isle-Verte, Mme Charles Dionne (Adrienne) de St-Mathieu.

 

(Aussi), ses beaux-frères et belles-sœurs M. Joseph Vaillancourt, de St-Mathieu, M. et Mme Hermel Vaillancourt, M. et Mme Charles Vaillancourt, M. Roger Vaillancourt, M. et Mme Étienne Ouellet (Alice Vaillancourt), M. et Mme Trefflé Ouellet (Éva Vaillancourt), de St-Mathieu, M. et Mme Albert Ouellet (Jeanne Vaillancourt), de Rimouski, M. et Mme Ernest Berger (Emma Vaillancourt), de Rimouski, M. et Mme J.-Paul Lebel (Émilienne Vaillancourt), de Trois-Pistoles.

 

M. le curé Gérard Cayouette officiait au service funèbre, assisté des abbés Rosaire Dionne, fils de la paroisse et directeur des élèves au Séminaire de Rimouski et Ernest Lepage, curé de St-Simon, comme diacre et sous-diacre. La croix était portée par M. Raoul Vignola, surintendant de la brigade ambulancière, et le cercueil par MM. Gérard Boulanger, Gilbert Jean, Camille Saindon, Gérard-Omer Ouellet, Rémi Rioux et Gervais Dionne, ambulanciers. La quête fut faite par MM. Roland Ouellet et Julien Dionne, ambulanciers. » (Fin du texte cité)

 

Joseph Louis Gonzague Lagacé est né le 21 juin 1896. Il est le fils de Majorique Lagacé et d’Angèle Ouellet dont le mariage a lieu le 24 novembre 1890 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il épouse Élisa Vaillancourt le 26 août 1919 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Élisa est la fille d’Alfred Vaillancourt et de Philomène Morin, mariés le 9 février 1891.

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# 4650          21 janvier 2019

Un enfant disparu

Le 15 juin 1951, un événement mémorable se produit à Saint-Guy, une petite municipalité de l’arrière-pays dans la région des Basques. Le jeune Alain Boucher, 5 ans, accompagne son père en forêt quand il disparaît. C’est une commotion pour la famille, pour la municipalité et même pour les paroisses environnantes. J’ai 9 ans quand cet événement se produit. Je m’en souviens encore.

 

Des recherches intenses s’organisent. On retrouve ses chaussures en forêt, mais à peu près rien d’autre, sauf des petites pistes. Des gens des environs envahissent la municipalité pour participer aux recherches. À titre d’exemple, la compagnie Dionne & Dionne ferme les portes de son usine de boîtes à beurre, le 22 juin, pour permettre à ses employés de se rendre à Saint-Guy. D’autres employeurs de Saint-Mathieu-de-Rioux font de même.

 

En même temps, des journalistes de partout envahissent la demeure des parents du jeune Alain Boucher et les interrogent. En particulier, Roger Lemelin couvre l’événement pour le Time Magazine, un prestigieux journal de New York.

 

Dans La Presse du 23 juin 1951, on peut lire : « D'intenses recherches se poursuivent toujours dans l'espoir de retrouver mort ou vif le jeune Alain Boucher, de Saint-Guy de Rimouski, disparu depuis une semaine dans la forêt à l’arrière de la demeure de ses parents. Malgré des battues auxquelles ont participé plus de 1800 personnes, comprenant des équipes venues de Trois-Pistoles et de tous les points environnant le village de Saint-Guy, aucun indice susceptible d’orienter les efforts des chercheurs n'a été découvert. »

 

Le même journal continue : « Au cours de la journée de jeudi, des voisins de M. Boucher se sont rendus à Rivière-du-loup, d’où ils sont revenus avec des médailles bénites et des reliques que leur ont données les Clarisses. Sur recommandation des religieuses, ils ont jeté ici et là dans la forêt ces objets de piété, espérant en une réponse du Ciel à leur foi. Chaque chef d’équipe avait en sa possession une image pieuse au verso de laquelle une prière était écrite et que l’on récitait au hasard d’une halte. Au village, chacun prie avec ferveur pour que l’enfant revienne parmi les siens au plus tôt. »

 

Le 3 août 1951, le journal le Progrès du Golfe revient sur l’événement : « Les racontars circulaient en marge de la disparition du jeune Alain Boucher, dans les bois de St-Guy, il y a deux mois environ. Les rumeurs voulaient que le corps de l’enfant ait été trouvé attaché à une pierre au fond du lac et qu'une arrestation fût imminente. On a fait courir le bruit que le jeune Boucher n'était qu’un enfant adopté et enfin qu'un sadique l’avait entraîné. Toutes ces rumeurs ont été contrôlées et se sont avérées fausses. »

 

La rumeur la plus persistante à l’époque était que le jeune Alain avait été enlevé par un Américain ou encore avait été vendu par son père. La rumeur a circulé si longtemps qu’une quinzaine d’années plus tard, elle reprit vie quand, racontait-on, le jeune Boucher s’inscrivit pour faire son service militaire aux États-Unis.

 

En 2011, Marcel Lebel a écrit un livre sur cette triste histoire : La coulée bleue dans la forêt montagneuse de Saint-Guy. Il arrive à la conclusion que le jeune Alain a été dévoré par les ours. Voici ce qu’il écrit : « Des pistes et d’autres indices témoignent de son errance, mais tombé sous la gueule des ours affamés du printemps, on ne pouvait rien trouver de lui, puisque ces omnivores traînent leurs proies au loin, les dévorent et camouflent les restes. »

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# 4610          27 décembre 2018

Famille Johnny Ouellet

Johnny Ouellet, Jean de son nom de baptême, est né le 27 décembre 1876 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il est le fils de Charles Ouellet et de Marie Bérubé. Le 14 août 1900, il épouse Célina Rioux à Sainte-Françoise. En 1927, il est élu marguillier. Il décède le 11 juin 1955 à Saint-Mathieu à l’âge de 78 ans. Dans le Progrès du Golfe du 17 juin 1955, on peut lire : « M. Ouellet laisse le souvenir d’un fervent chrétien et d’un père de famille modèle. Sa disparition sera vivement regrettée. »

 

Célina Rioux est née le 27 février 1880 à Sainte-Françoise. Elle est la fille d’Arthur Rioux et de Clarina Charrette dont le mariage a eu lieu le 11 février 1873 à Saint-Mathieu. Elle décède le 8 mars 1957 à Saint-Mathieu à l’âge de 77 ans.

 

Trois des enfants du couple ont épousé des membres d’une même autre famille, soit celle de Joseph Thibault et d’Émilia Pelletier qui se sont mariés le 11 juillet 1899 à Sainte-Françoise. Ce sont :

 

• Arsène, né le 26 septembre 1907. Il épouse Yvonne Thibault le 17 mai 1935 à Saint-Fabien.

• Anaïs, née le 1er juin 1913. Elle épouse Adélard Thibault le 13 juillet 1932 à Saint-Mathieu.

• Clairina, née le 24 septembre 1918. Elle épouse Irénée Thibault le 1er septembre 1937 à Saint-Mathieu.

 

Quatre enfants du couple ont épousé des parents immédiats de François Ouellet.

 

• Albert Ouellet, né le 8 juillet 1901. Il épouse Marie-Louise Ouellet le 30 juin 1926 à Saint-Mathieu. Celle-ci est la fille de François Ouellet et d’Odila Vaillancourt.

 

• Édouard Ouellet, né le 28 octobre 1905. Il épouse Lucienne Théberge le 27 septembre 1933 à Saint-Mathieu. Celle-ci est la fille d’Émile Théberge et de Marie-Luce Ouellet. Marie-Luce est la fille de François Ouellet et de Vitaline Gravel.

 

• Rose Ouellet, née le 19 juillet 1909. Elle épouse Romuald Ouellet le 13 juillet 1932 à Saint-Mathieu. Ce dernier est le fils de Thomas Ouellet et de Marie-Rose Théberge. Thomas est le fils de François Ouellet et de Vitaline Gravel. Par ailleurs, Thomas Ouellet est le frère de Marie-Luce, et Marie-Rose Théberge est la sœur d’Émile.

 

• Louise Ouellet, née le 24 septembre 1911. Elle épouse Léo Ouellet le 8 juillet 1931 à Saint-Mathieu. Celui-ci est le fils de Narcisse Ouellet et d’Éva Bérubé. Narcisse est le frère de François Ouellet.

 

Deux enfants du couple ne sont pas rattachés aux deux groupes précédents. Ce sont :

• Napoléon Ouellet, né le 17 juin 1916. Il épouse Laurence Coulombe le 8 juillet 1942 à Saint-Mathieu. Celle-ci est la fille d’Ildéphonse Coulombe et de Marie-Anna Rioux de Trois-Pistoles.

 

• Charles Ouellet, né le 5 décembre 1903. Au moment des funérailles de son père, il est accompagné de son épouse dont on ne donne pas le nom, se contentant de la désigner comme étant Mme Charles Ouellet. Le couple demeure alors à Érié (USA). Dans un compte-rendu des funérailles de sa mère, daté du 15 mars 1957, on ne donne pas plus de détails. Toutefois, on apprend que sa mère est décédée au foyer de son fils Édouard Ouellet au rang 3 est.

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# 4580          9 décembre 2018

Napoléon Fournier

Le 30 juillet 1937, le Progrès du Golfe faisait un compte-rendu des funérailles de Napoléon Fournier décédé le 18 juillet 1937 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici une partie de ce compte-rendu :

 

« Le 22 juillet, avaient lieu en l’église de St-Mathieu les funérailles de M. Napoléon Fournier, époux de Délima Chouinard, décédé à l’âge de 87 ans et 3 mois. Le défunt laisse 5 fils : Hermel, Charles-Eusèbe, François, Alexis et Édouard, 3 filles, Loyola Buteau (Alphéda), Rose-Anne et Emma Fournier.

 

Un long cortège accompagnait la dépouille mortelle à la demeure du vénérable vieillard qui donna l'exemple de toutes les vertus. Les funérailles ont eu lieu avec grande pompe. L’église avait revêtu ses plus beaux ornements de deuil. Elle était remplie d'une foule de parents et d’amis offrant au cher défunt l'obole de leurs prières. La levée du corps a été faite par M l'abbé Charles Pelletier, curé, qui chanta le service, assisté de diacres.

 

En tête du cortège, venait M. Charles Boulanger qui portait la croix. MM Arthur Boulanger, Jos. Bélanger de Berlin, N. H. Philippe Fournier, de St-Simon, et Paul Parent, de St-Mathieu, portaient le cercueil. Le deuil était conduit par ses enfants : MM. François Fournier de St-Mathieu, Édouard Fournier, de Berlin, Mlle Rose-Anne Fournier, de St-Mathieu, M. et Mme Hermel Fournier, de St-Mathieu, M. et Mme Chs-Eusèbe Fournier, de St-Léon le Grand, Mme Loyola Buteau (Alphéda), de Québec, M. et Mme Alexis Fournier, de St-Mathieu.

 

(Lui survivent) MM. Hermel, Rosario, Léonard, Mathieu, Donat, Fabien Fournier, Mlles Évelyne, Germaine, Irène Fournier, de St-Mathieu, M. Gérard Fournier, Mlle Jeannette Fournier, de St-Léon le Grand, M. Rosaire Fournier, Mlle Gemma Fournier de Bic, M. Roland Buteau, de Québec.

 

Son beau-frère et ses belles-sœurs : M. et Mme Édouard Ouellet, Mme Honoré Chouinard de St-Mathieu, ses neveux et nièces : Mme Alfred Tremblay, Rimouski, M. et Mme Adélard Ouellet, M. et Mme Charles Ouellet, M. et Mme Ludger Ouellet, M. et Mme Trefflé Ouellet, de St-Mathieu, Mme Gonzague Lévesque, de Rivière-du-Loup. »

 

Suivent une cinquantaine de noms d’autres parents et de personnes présentes.

 

Napoléon Fournier naît en 1850. Il est le fils de Jean-Baptiste Fournier et d’Hortense Lavoie qui se sont mariés à Trois-Pistoles le 8 juillet 1844. Le 24 avril 1888, il épouse Délima Chouinard. Celle-ci décède le 4 février 1939 à l’âge de 79 ans. Le couple Fournier-Chouinard a eu 10 enfants.

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# 4555          24 novembre 2018

Noyade de Bruno Dionne

Une noyade a lieu le 30 mai 1960 dans la rivière Batiscan. Il s’agit de Bruno Dionne, 26 ans, fils de Désiré Dionne et d’Alice Caron. Il est né le 5 septembre 1933 à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il avait obtenu son diplôme comme technicien en 1954 à l’École de Papeterie de la Province de Québec. Par la suite, il a travaillé pour la Consolidated Paper Corporation.

 

Dans son édition du 23 juillet 1960, le Nouvelliste, un journal de Trois-Rivières, fait le point sur cette noyade.

« Le corps de M Bruno Dionne qui s’était noyé dans la rivière Batiscan au cours d’une excursion de pêche le 30 mai dernier, a été repêché jeudi dernier par un groupe de draveurs qui travaillent actuellement à la drave sous la direction de MM Roland Béland de St-Paulin et Henri Gauthier de St-Tite.

 

Il a été repêché environ sept milles plus bas que le lieu de la tragédie sous un amoncellement de bois de pulpe. Le père de la victime, M. Désiré Dionne de St-Mathieu de Rimouski, se trouvait sur les lieux lorsqu’on découvrit le cadavre. Malgré son long séjour dans l’eau, on a pu l'identifier par sa bague de graduation et sa montre-bracelet.

 

Des recherches intenses s'étaient poursuivies sans cesse sur la demande du père de la victime depuis le jour de la tragédie. L’enquête du coroner se tiendra à la Morgue Alphée St-Arnaud de Ste-Thècle. »

 

De son côté, le Progrès du Golfe apporte des précisions dans son édition du 29 juillet 1960.

« La dépouille mortelle de M Bruno Dionne, 26 ans, noyé le 30 mai, au cours d’une excursion de pêche sur la rivière Batiscan a été découverte par un draveur à quelque sept milles en aval du lieu de la tragédie.

 

Un verdict de mort accidentelle a été rendu lors de l’enquête du coroner tenue à la morgue de Ste-Thècle de Champlain avant le transport des restes mortels à St-Mathieu pour l’inhumation dans le lot familial Désiré Dionne.

 

M. Dionne, employé de la Cie Wayagamack, de Trois-Rivières, occupait une embarcation de fibre de verre qui fut entraînée par les eaux gonflées de la rivière et chavira à la tête d’un rapide. Son compagnon, Guy Lamy, réussit à atteindre la rive. »

 

Dans le Nouvelliste du 17 juin 1960, Désiré Dionne avait promis une récompense de 200 $ à quiconque retrouverait le corps de son fils.

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# 4530          9 novembre 2018

Décès de Félécité Dionne

Félécité Dionne naît à l’Isle-Verte le 6 juillet 1851. Elle est la fille de Pierre Dionne et d’Angèle Boucher qui se sont mariés le 8 août 1843. À 17 ans, le 21 juillet 1868, elle épouse Léon Vaillancourt, 23 ans, à Saint-Mathieu-de-Rioux. Le couple a 17 enfants. Elle décède le 25 septembre 1928 à l’âge de 77 ans. Elle était veuve depuis 17 ans.

 

Dans son édition du 2 novembre 1928, le Progrès du Golfe fait un compte-rendu de ses funérailles, Voici le texte :

 

« Une foule imposante a rendu un dernier hommage à Mme (Vve) Léon Vaillancourt dont les obsèques ont eu lieu en l'église paroissiale de St-Mathieu ces jours derniers.

 

Le service fut chanté par le Rév. D. S. Giguère, curé de la paroisse. L’église pour la circonstance était revêtue de ses plus riches tentures de deuil.

 

Le corps était porté par MM. Félix, Antoine, Charles, Eugène et Ernest (Vaillancourt), fils du défunt, et son gendre M. Henri Côté. Portait la croix, son petit-fils M. Albert Côté.

 

Conduisaient le deuil : M. et Mme Ernest Dionne ; M. et Mme Henri Côté, de Beaupré ; M. et Mme Jos Audet, d’Amqui ; M. et Mme Alphonse Côté, de l’Isle-Verte ; M. et Mme Ferdinand Côté, de Bic ; M. et Mme Félix Vaillancourt, M. et Mme Charles Vaillancourt, de Ste-Françoise ; M. et Mme Eugène Vaillancourt, de Québec ; Mme Alphonse Rousseau, de Québec ; Mme Jean-Baptiste et Pierre Dionne ; M. et Mme Xavier Dionne, d'Amqui ; M. et Mme Émile Gauvin, de St-Simon ; M. et Mme Louis et Georges Bérubé, de St-Arsène.

 

M. et Mme Félix, Désiré et Onésime Dionne, M. et Mme Wilfrid Desjardins, de Cacouna ; M. et Mme Jean Vaillancourt, MM. Louis, Omer, Roland, Réal et Adrien Dionne, M. Omer Rousseau, de Québec ; M. Edmond Côté, de Beaupré ; M. Félix Vaillancourt de Québec ; M. Omer Vaillancourt.de Rivière-du-Loup ; M. Eugène Audet, de Trois-Pistoles.

 

M. Ls-Philippe Lavoie, de Bic ; M. Aubert Côté, de Bic ; M. Léo Vaillancourt, M. Félix Ouellet, M. Albert Vaillancourt, Mlles Rose-Aimée, Elmina, Valentine et Alberta Dionne, Mlle Yvonne Audet, de Trois-Pistoles ; Mlle Maria Côté, de Beaupré ; Mlle Ida Côté, de l’Isle-Verte ; Mlles Émilienne, Bertha et Simone Vaillancourt, Mlle Germaine Audet, d’Amqui ; M. M. L. D’Amours et une foule d’autres personnes dont les noms nous échappent. »

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# 4500          22 octobre 2018

Visite pastorale à St-Mathieu

Du temps où la religion catholique était au centre de la vie des gens, l’évêque du diocèse visitait chaque paroisse tous les quatre ans. Le but principal de cette visite était de donner la confirmation aux jeunes d’âge scolaire. L’évêque en profitait pour faire certaines autres interventions. En 1949, la visite commença le mardi 31 mai. Mgr Georges Courchesne, alors archevêque de Rimouski, était accompagné de son coadjuteur Mgr Charles-Eugène Parent.

 

Dans son édition du 10 juin 1949, le Progrès du Golfe fait un compte-rendu de cette visite. Le voici :

 

« Quatre paroissiens de St-Mathieu ont été honorés par Son Excellence Mgr Georges Courchesne, archevêque de Rimouski, lors de sa visite pastorale la semaine dernière, de la décoration du mérite diocésain, la Croix de St-Germain. Ce sont :

Mme Louis Parent, mère de Son Excellence Mgr Parent, évêque auxiliaire de Rimouski, de l’abbé Léonard Parent et de Sœur St-Éleuthère (Irène Parent), des Sœurs de la Charité.

M. et Mme Émile Ouellet, parents de MM. les abbés Paul-Émile Ouellet, étudiant à Rome, Mathieu Ouellet, vicaire à St-Jean-de-Dieu, Ulric Ouellet, assistant-procureur à l’Archevêché et Sœur St-Edgar (Marie-Berthe Ouellet) des Sœurs de la Miséricorde.

Mme Ernest Dionne, mère de 18 enfants, dont la Rév. Sœur  Jeanne-Odile (Alberta Dionne) des Sœurs de la Providence.

La cérémonie, qui eut lieu dans l’église paroissiale, commença par la confirmation de 144 enfants. Ensuite, Son Excellence Mgr l'Archevêque remit aux quatre récipiendaires la Croix du Mérite diocésain.

 

On remarquait au chœur MM les abbés Théodule Desrosiers, Élie Beaulieu, Léonard Parent, F. X. Belzile, Ulric Ouellet, Auguste Lavoie, professeur au Séminaire, Benoît Lantagne, de l’École d’Agriculture, Louis-Joseph Lavoie et Fortunat Blanchet, curé et vicaire de St-Mathieu, le chanoine Stanislas Roy, curé de St-Fabien, les abbés Adélard Richard, curé de Trois-Pistoles, Herménégilde Roy, curé de Ste-Françoise, Laurent Lavoie de St-Eugène, et Mathieu Ouellet.

 

Cette cérémonie religieuse, qui fit accourir au temple paroissial les fidèles de la paroisse et des localités avoisinantes fut suivie d’agapes intimes dans chaque famille des décorés, tandis que NN. SS. Courchesne et Parent prenaient le souper au presbytère.  Dans la soirée, Son Exc. Mgr Parent rendit visite à sa mère.

 

Mercredi matin, Son Excellence Mgr Courchesne procéda à la bénédiction du couvent du St-Rosaire, de la Caisse Populaire, du magasin « La Familiale », du Syndicat d’achats et ventes, du système de protection contre l’incendie, cinq immeubles érigés dans la paroisse depuis quatre ans, date de la dernière visite pastorale. »

 

Voilà un souvenir pour ceux et celles qui comme moi ont reçu le sacrement de confirmation le 31 mai 1949 dans l’église de Saint-Mathieu-de-Rioux.

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# 4475          7 octobre 2018

Mariages Beaulieu-Plourde

Autrefois, il arrivait de temps à autre que deux membres d’une même famille épousent deux membres d’une autre même famille. Cela se faisait parfois le même jour. Aujourd’hui, je vous présente trois mariages entre les membres de deux familles de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

1. Les parents

• Paul-Émile Beaulieu et Anne Rioux

Paul-Émile Beaulieu est né le 26 mars 1899 à Saint-Mathieu. Il est le fils d’Émile Beaulieu et d’Ernestine Chénard dont le mariage a eu lieu à Bic le 8 avril 1891. Paul-Émile a cultivé une terre au rang 3 ouest et a été cantonnier. Il décède le 25 mai 1964 à l’âge de 65 ans. Les Beaulieu sont une des vieilles familles de Saint-Mathieu.

 

Anne Rioux est née le 12 janvier 1899 à Saint-Fabien. Elle est la fille de Louis Rioux et d’Amanda Berger dont le mariage a eu lieu à Saint-Fabien le 6 juillet 1880. Elle décède le 18 décembre 1981 à l’âge de 82 ans.

 

Le couple s’est marié le 20 juillet 1920 à Saint-Fabien.

 

• Émile Plourde et Caroline Rousseau

Émile Plourde est né le 5 août 1889 à Saint-Mathieu. Il est le fils de Joseph Plourde et de Victoria Lévesque dont le mariage a eu lieu le 24 juin 1884 à Saint-Mathieu. Émile a cultivé une terre au rang 5. Il décède le 5 février 1984 à l’âge de 94 ans. Les Plourde sont une des vieilles familles de Saint-Mathieu.

 

Caroline Rousseau est née le 16 novembre 1893 à Saint-Mathieu. Elle est la fille d’Édouard Rousseau et d’Aurélie Chassé dont le mariage a eu lieu le 7 février 1888 à l’Isle-Verte. Elle décède le 28 février 1976 à l’âge de 82 ans.

 

Le couple s’est marié le 9 janvier 1912 à Saint-Mathieu.

 

2. Les trois couples

• Omer Beaulieu et Marie-Ange Plourde

Omer Beaulieu est né le 2 février 1924. Marie-Ange Plourde est née le 22 mai 1921. Leur mariage a eu lieu le 23 juin 1945 à Saint-Mathieu.

 

• Camille Beaulieu et Angèle Plourde

Camille Beaulieu est né le 1er février 1927. Angèle Plourde est née le 7 janvier 1928. Leur mariage a eu lieu le 28 août 1950 à Saint-Mathieu.

 

• Anne-Marie Beaulieu et Simon Plourde

Anne-Marie Beaulieu est née le 22 mai 1928. Simon Plourde est né le 20 juin 1929. Leur mariage a eu lieu le 7 juillet 1951 à Saint-Mathieu.

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# 4445          19 septembre 2018

Portrait comparé 2006-2016

Statistique Canada a dressé le portrait socio-économique de Saint-Mathieu-de-Rioux en 2006 et en 2016. Voici les principaux points* :

 

2006

2016

On compte 672 habitants.

 

On compte 639 habitants.

L’âge moyen des habitants est de 48,2 ans. On compte :

85 jeunes de 0 à 14 ans,

130 personnes âgées de 65 ans et plus.

 

L’âge moyen des habitants est de 50,4 ans. On compte :

65 jeunes de 0 à 14 ans,

175 personnes âgées de 65 ans et plus.

Les résidents permanents vivent dans 299 logements** sur un total de 533.

 

Les résidents permanents vivent dans 309 logements sur un total de 559.

Entre 1986 et 2006, 40 logements ont été ajoutés.

 

Entre 2001 et 2016, 35 logements ont été ajoutés.

10 % des logements nécessitent des réparations majeures.

 

14 % des logements nécessitent des réparations majeures.

Le nombre moyen de pièces par logement est de 6,4.

 

Le nombre moyen de pièces par logement est de 6,8.

 

La valeur moyenne des logements est de 81 302 $.

 

La valeur moyenne des logements est de 171 082 $.

Un logement loué coûte en moyenne 435 $ par mois.

 

Un logement loué coûte en moyenne 434 $ par mois.

Sur une population de 15 ans et plus comportant 580 personnes, on compte :

275 personnes mariées,

215 célibataires,

60 divorcés,

30 veufs ou veuves.

 

Sur une population de 15 ans et plus comportant 570 personnes, on compte :

240 personnes mariées,

160 personnes vivant en union libre,

170 non mariés et ne vivant pas en union libre.

 

La paroisse compte 210 familles. Il y a 2,7 personnes par famille.

 

La paroisse compte 215 familles. Il y a 2,4 personnes par famille.

Le revenu moyen des ménages en 2005 est de 52 322 $.

 

Le revenu moyen des ménages en 2015 est de 66 236 $.

90 % parlent seulement le français.

 

77 % parlent seulement le français.

10 % parlent le français et l’anglais.

 

23 % parlent le français et l’anglais.

10 personnes ont le statut d’immigrant.

 

Aucun n’a le statut d’immigrant.

98 % sont au moins de la troisième génération au Québec.

 

98 % sont au moins de la troisième génération au Québec.

84 % des habitants ont la même adresse que l’année précédente.

 

92 % des habitants ont la même adresse que l’année précédente.

 

Sur une population totale de 15 ans et plus comportant 570 habitants,

185 : Aucun certificat d’études,

115 : Diplôme d’études secondaires,

110 : Certificat d’une école de métiers,

60 : Diplôme d’études collégiales,

25 : Diplôme préuniversitaire,

70 : Diplôme universitaire.

 

Sur une population totale de 15 ans et plus comportant 585 habitants,

120 : Aucun certificat d’études,

150 : Diplôme d’études secondaires,

105 : Certificat d’une école de métiers,

90 : Diplôme d’études collégiales,

35 : Diplôme préuniversitaire,

85 : Diplôme universitaire.

Dans la population de 15 ans et plus comportant 570 personnes,

255 personnes ont un emploi à temps plein ou à temps partiel.

315 sont des chômeurs, des étudiants, des retraités, des travailleurs saisonniers ou des personnes au foyer.

Dans la population de 15 ans et plus comportant 585 personnes,

370 personnes ont un emploi à temps plein ou à temps partiel.

215 sont des chômeurs, des étudiants, des retraités, des travailleurs saisonniers ou des personnes au foyer.

 

85 % des personnes se rendent au travail en véhicules motorisés, les autres à pied ou à bicyclette.

85 % des personnes se rendent au travail en véhicules motorisés, les autres à pied.

 

Voici quelques considérations basées sur ces statistiques :

 

1. Le nombre de logements a augmenté de 4,9 %.

 

2. La population a vieilli de 2,2 ans. On compte 20 jeunes de moins et 45 aînés de plus.

 

3. Le nombre de personnes qui parlent le français et l’anglais a augmenté de 13 %.

 

4. Le revenu moyen des ménages a augmenté de 26,6 %, tandis que la valeur d’un logement a augmenté de 110,4 %. Si on transpose annuellement sur une période de 10 ans, le revenu moyen a augmenté de 2,66 % et la valeur d’un logement de 11 %.

 

5. Le nombre de personnes qui n’ont aucun certificat d’études a diminué de 35 %, tandis que le nombre de personnes ayant un diplôme universitaire a augmenté de 21,5 %.

 

_________

* Il faut prendre ces statistiques avec une certaine réserve étant donné la petite taille de la population étudiée. Toutefois, ces statistiques peuvent être une bonne base de discussions.

 

** On appelle logement tout lieu d’habitation, que ce soit une maison, un chalet ou un appartement.

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# 4420          4 septembre 2018

Le Club Appalaches

En août 2018, le Journal de Montréal et de Québec a publié deux articles concernant le Club Appalaches. Suite à ces articles, la page Facebook Échos de Saint-Mathieu, administrée par Ghislaine Théberge, a reçu de nombreux commentaires.

 

On a pu lire des opinions diversifiées dans le respect et dans la retenue. En effet, c’est un sujet émotif pour plusieurs à Saint-Mathieu-de-Rioux et, en conséquence, il pourrait être la cause de dérapage.

 

Personnellement, dans mon enfance et dans mon adolescence, j’ai eu un lien affectif envers le club et ses membres. La maison de mes parents était située au rang 5 à l’entrée de la route qui se rend au sixième rang et au Lac-Boisbouscache.

 

En 1932, quand mon père a acheté sa terre, il devint le conducteur officiel des membres du club. La route n’était pas encore carrossable pour les automobiles. Quand les membres arrivaient chez nous, ils garaient leur automobile sur la terre de mon père. Ce dernier attelait son cheval et les conduisait à leurs chalets. En cours de route, les touristes offraient à mon père un p’tit verre : ce qu’il ne dédaignait pas. Au bout de trois ou quatre ans, un soir, au  retour, il a failli se noyer dans une rivière qui débordait. Il a alors abandonné le transport.

 

Quand j’étais jeune, les touristes arrêtaient souvent à la maison. La plupart portaient des bermudas. Pour nous, c’était inhabituel. Ma mère n’aimait pas cela, mais elle ne disait mot.

 

Entre autres fait divers, un jour, un touriste qui était médecin a soigné une de mes sœurs. Un autre a voulu adopter une de mes sœurs qui avait 3 ou 4 ans. Il l’a photographiée et a envoyé à ma mère deux photos par la poste.

 

Les membres du club achetaient de ma mère des œufs, du lait et divers petits objets qu’ils avaient oublié d’apporter. Pour nous, c’était un plaisir de piocher des vers de terre à un sou le ver.

 

Par ailleurs, le surveillant de la barrière arrêtait souvent chez mes parents le dimanche après-midi, apportait des friandises aux enfants et parfois soupait chez nous.

 

Tout cela entre dans le lien affectif. Toutefois, en vieillissant, j’ai vécu de la frustration. J’ai passé des centaines de fois devant la barrière du Club et pourtant je n’ai jamais pu entrer sur ce territoire. Cette barrière bloquait l’accès à toute personne, sauf aux membres, à leurs invités et aux travailleurs forestiers. Pourtant, mon père avait au sixième rang une terre qui était à la frontière du Lac-Boisbouscache.

 

En somme, les membres du Club dont la plupart provenaient de Sherbrooke à l’époque venaient prendre nos poissons et notre gibier dans notre cour. Ils chassaient le même gibier que mon père convoitait sur sa terre du sixième rang tout près.

 

Ce qui en a fait sursauter plus d’un s’est passé au début des années 1970. Jusque là, la route qu’on appelle aujourd’hui la route du 5e-Rang était asphaltée jusque chez Charles Dionne, soit avant d’entreprendre la première côte. À partir de ce point, des travaux d’asphaltage ont été entrepris et se sont arrêtés à l’intersection de la route qui mène au Club soit avant notre maison, laissant dans la poussière les 12 maisons du rang 5 plus à l’est.

 

Le sujet est émotif pour moi. Mais, de façon rationnelle, je souhaite qu’une entente soit conclue pour permettre à tout le monde d’avoir accès librement à ce territoire sans restriction au sujet de la pêche et de la chasse. On ne peut pas accepter que les membres du club aient accès en exclusivité à 16 lacs du Lac-Boisbouscache et à certains lacs du sixième rang de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Qui sait ? Il y a peut-être un os dans ce litige. Le 8 mai 2013, le conseil municipal de Saint-Mathieu se disait en faveur du maintien du Club Appalaches et refusait d’appuyer la MRC des Basques dans ses démarches.

 

J’ose penser que plusieurs personnes de Saint-Mathieu ont, pour diverses raisons, des liens émotifs et rationnels avec le Club. C’est pour cela que les commentaires de la page Facebook sont si précieux. Il faut en parler et en reparler pour que nos décideurs, proches ou lointains, ne nous oublient pas.

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# 4415          22 juin 2018

Le courrier

À Saint-Mathieu-de-Rioux, le premier bureau de poste a ouvert ses portes dans une maison privée en 1868. Ce n’est que 98 ans plus tard, soit en 1966, que le Gouvernement du Canada inaugure un bureau de poste lui appartenant.

 

Quand j’étais jeune, dans les années 1940, la poste était un service essentiel. Sur la route, le camion des Postes avait priorité sur tout autre véhicule.

 

Dans les sacs à malle, on trouvait des lettres et des colis. Les lettres garantissaient un mode de communication avec la parenté, les amis et les services gouvernementaux ou d’affaires. Les colis provenaient de particuliers, mais principalement de grands magasins de Montréal, comme Dupuis & Frères, Eaton ou Simpson. Alors qu’aujourd’hui, les colis sont de plus en plus nombreux, à cette époque, les lettres occupaient la première position.

 

Le téléphone, là où il existait, servait à annoncer des nouvelles. Le télégramme était peu connu. Il fallait se rabattre sur le courrier. Dans les années 1950, le timbre qu’on plaçait sur l’enveloppe coûtait quatre sous. Si on expédiait une carte de Noël sans cacheter l’enveloppe, le tarif était de deux sous. En 2018, le timbre standard coûte au-delà d’un dollar.

 

Le bureau de poste situé dans le village desservait toute la population de la paroisse. Les gens du village devaient aller chercher leur courrier au bureau de poste. Un postillon livrait le courrier à domicile dans les rangs. Au début du 20e siècle, le transport se faisait en voiture à cheval. Par la suite, les véhicules devinrent motorisés. Pendant l’été, le postillon se servait de son automobile. Pendant l’hiver, quand les chemins n’étaient pas déblayés, il parcourait les rangs en snowmobile.

 

Dans les rangs, chaque propriétaire avait soin de se fabriquer ou de se procurer une boîte à malle qui pouvait résister aux intempéries. Il inscrivait son nom sur un côté de la boîte qui devait être pivotante. Quand le postillon passait, il y déposait le courrier, mais aussi il prenait le courrier d’envoi. En repos et sans courrier, la boîte était parallèle au chemin. Quand une personne y déposait une lettre, par exemple, elle tournait la boîte perpendiculaire au chemin, c’est-à-dire la porte face au chemin.

 

Si le postillon n’avait pas de courrier pour cette personne, il prenait l’envoi et tournait la boîte parallèle au chemin. Au contraire, si cette personne avait du courrier, le postillon le déposait et laissait la boîte dans sa position antérieure.

 

Quand ma mère désirait acheter des timbres, elle mettait de l’argent dans une enveloppe avec le nombre désiré. Les timbres arrivaient le jour suivant. Quand ma mère voulait poster un colis, elle le plaçait dans la boîte à malle. Le lendemain, la facture des timbres arrivait. Ma mère mettait le montant dans une enveloppe qui était retournée au bureau de poste.

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# 4400          13 juin 2018

Marie Parent

Sous le titre Le député de Rimouski Albert Dionne en deuil de sa mère, le Progrès du Golfe du 21 décembre 1956 annonce le décès de Marie Parent. Voici ce texte :

 

« La mort de Mme Gonzague Dionne (Marie Parent), de St-Mathieu plonge dans le deuil une famille avantageusement connue dans la région du Bas St-Laurent. La distinguée défunte, qui était âgée de 74 ans, a succombé, samedi, â sa résidence de St-Mathieu. Son mari l’a précédée dans la tombe il y a une vingtaine d’années.

 

Mme Dionne laisse, pour pleurer sa perte, sept fils et deux filles : M. Albert Dionne, député de Rimouski â l’Assemblée Législative, MM. Edmond, Amédée, Joseph, Georges et Léonard Dionne, de St-Mathieu, Gérard Dionne, de Rimouski, les RR. SS. Ste-Apollinie (Rosa-Anna), des Sœurs  de la Charité à Giffard, Ste-Marie de Gonzague (Thérèse), des SS du St-Rosaire à Paspébiac. Lui survivent également ses belles-filles Mmes Edmond Dionne (Valentine Jean), Joseph Dionne (Yvonne Lagacé), Albert Dionne (Cécile Jean), Georges Dionne (Jeanne Lavoie), Amédée Dionne (Yvonne Rioux), Léonard Dionne (Béatrix Lavoie), Gérard Dionne (Clarina Jean).

 

Elle laisse également ses frères MM. Louis Parent et Johnny Parent, de Trois-Pistoles ; sa sœur Mme Ve J.- B. Pelletier (Adèle), de Trois-Pistoles ; ses beaux-frères et belles-sœurs Mmes Louis Parent, F. Parent, MM. Cyprien Dionne, de Trois-Pistoles également, Désiré Dionne, d’Amqui. Lui survivent aussi de nombreux petits-enfants, neveux et nièces.

 

La défunte était la cousine de Son Exc. Mgr C.- E. Parent, archevêque de Rimouski, de M. l’abbé Léonard Parent, aumônier de l’Hôpital St-Joseph et la tante de M. l'abbé Guillaume Dionne, du Séminaire.

 

Ses obsèques, qui furent imposantes, eurent lieu, mardi matin, en l’église de St-Mathieu. De nombreuses personnalités religieuses et civiles y assistaient. Officiait au service funèbre, M. l’abbé Léonard Parent, professeur au Séminaire, neveu. Agissaient comme diacre et sous-diacre MM. les abbés Robert Lebel, cousin et Rosaire Dionne, petit-fils, tous de Rimouski. Le clergé diocésain était largement représenté dans les stalles du sanctuaire de l’église de St-Mathieu. »

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# 4375          29 mai 2018

Sœurs de la Charité

Du début du 20e siècle à nos jours, une quarantaine de jeunes filles issues de Saint-Mathieu-de-Rioux ont embrassé la vie religieuse. Voici les noms des sœurs de la Charité qui sont nées dans la paroisse ou qui y ont passé leur enfance :

 

Florida Dionne, sœur Saint-Arcadius. Née le 28 mars 1879. Entrée le 22 novembre 1901. Décédée le 1er septembre 1951. Parents : Évangéliste Dionne et Floride Lebel. Évangéliste est le fils de Jean-Baptiste Dionne et d’Émilie Garon. Floride est la fille de Magloire Lebel et de Sara Smith.

 

Vitaline Parent, sœur Sainte-Expédit. Née le 13 mars 1880. Entrée le 16 septembre 1901. Décédée le 15 mai 1945. Parents : François Parent et Emma Dionne. François est le fils de Louis Parent et d’Élisabeth Côté. Emma est la fille d’Élie Dionne et d’Archange Jean. Vitaline est la tante de Charles-Eugène Parent.

 

Joséphine Parent, sœur Saint-Azarie. Née le 18 octobre 1884. Entrée le 6 novembre 1904. Décédée le 20 décembre 1947. Parents : François Parent et Emma Dionne. François est le fils de Louis Parent et d’Élisabeth Côté. Emma est la fille d’Élie Dionne et d’Archange Jean. Joséphine est la tante de Charles-Eugène Parent.

 

Aimée-Stella Dionne, sœur Sainte-Apollonie. Née le 25 novembre 1884. Entrée le 22 mai 1905. Décédée le 3 février 1933. Parents : Jean-Baptiste Dionne et Aglaé Rioux. Jean-Baptiste est le fils d’Élie Dionne et d’Archange Jean. Aglaé est la fille de Georges Rioux et de Lucie Bélanger. Aimée-Stella est la sœur d’Ernest Dionne.

 

Régina Bélanger, sœur Régina. Née le 8 avril 1891. Entrée le 8 septembre 1912. Décédée le 18 juillet 1919. Parents : Cyprien Bélanger et Marie-Louise Boulanger. Cyprien est le fils de Jean-Baptiste Bélanger et d’Émérence Cloutier. Marie-Louise est la fille d’Hilaire Boulanger et de Monique Fournier. Régina est la sœur de Victor Bélanger, bedeau.

 

Ernestine Bélanger, sœur Rita. Née le 9 février 1896. Entrée le 9 février 1913. Décédée le 5 novembre 1963. Parents : Cyprien Bélanger et Marie-Louise Boulanger. Cyprien est le fils de Jean-Baptiste Bélanger et d’Émérence Cloutier. Marie-Louise est la fille d’Hilaire Boulanger et de Monique Fournier. Ernestine est la sœur de Victor Bélanger, bedeau.

 

Anna Boulanger, sœur Sainte-Priscilla. Née le 17 novembre 1899. Entrée le 15 août 1922. Décédée le 1er février 1986. Parents : Jean Boulanger et Célanire Bélanger. Jean est le fils d’Hilaire Boulanger dit Lefebvre et de Monique Fournier. Célanire est la fille de Martial Bélanger et d’Euphémie Lévesque. Anna est la sœur de Marie-Rose Boulanger, épouse de Georges Rousseau.

 

Irène Parent, sœur Saint-Éleuthère. Née le 23 avril 1911. Entrée le 23 août 1933. Décédée le 18 novembre 2004. Parents : Louis Parent et Marie Lavoie. Louis est le fils de Louis Parent et d’Élisabeth Côté. Marie est la fille de Pamphile Lavoie et de Basilisse Leblond. Irène est la sœur de Charles-Eugène Parent.

 

Rose-Anna Dionne, sœur Sainte-Apollonie. Née le 3 juillet 1912. Entrée le 18 janvier 1933. Décédée le 3 juillet 2005. Parents : Gonzague Dionne et Marie Parent. Gonzague est le fils de Jean-Baptiste Dionne et d’Aglaé Rioux. Marie est la fille de Michel Parent et de Victoria Rioux. Rose-Anna est la demi-sœur d’Edmond Dionne, père de Rosaire.

 

Hélène D’Auteuil, sœur Saint-Jean-Claude. Née le 5 octobre 1918. Entrée le 15 août 1938. Décédée le 2 décembre 2009. Parents : Charles D’Auteuil et Émilia Dionne. Charles est le fils de Thomas D’Auteuil et de Séraphine Théberge. Émilia est la fille de Ludger Dionne et de Virginie Rioux. Charles est le frère d’Adélard D’Auteuil. Hélène est la tante de Fernande D’Auteuil.

 

Marie-Marthe Dionne, sœur Sainte-Valérie. Née le 1er février 1929. Entrée le 15 septembre 1952. Parents : Désiré Dionne et Alice Caron. Désiré est le fils d’Ernest Dionne et d’Odila Vaillancourt. Alice est la fille de Georges Caron et de Malvina Parent. Marie-Marthe est la sœur de Wilbrod Dionne, Père Blanc.

 

Cécile Boulanger, sœur Saint-Charles-Omer. Née le 23 décembre 1929. Entrée le 14 août 1953. Décédée le 4 septembre 2002. Parents : Charles Boulanger et Clairina Parent. Charles est le fils de Joseph Boulanger et d’Eugénie Rioux. Clairina est la fille de Ferdinand Parent et de Clarina Devost.

 

Fernande D’Auteuil, sœur Sainte-Fernande-de-Jésus. Née le 5 octobre 1936. Entrée le 15 août 1957. Parents : Eugène D’Auteuil et Aurore Plourde. Eugène est le fils de Charles D’Auteuil et d’Émilia Dionne. Aurore est la fille d’Émile Plourde et de Caroline Rousseau. Fernande est la nièce d’Hélène D’Auteuil.

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# 4365          23 mai 2018

Yvonne Théberge

Le Progrès du Golfe du 23 juillet 1920 nous apprend le décès de la jeune Yvonne Théberge. Voici ce texte signé par une amie la famille :

 

« La mort est venue plonger une de nos braves familles dans un deuil cruel. Le 6 juillet 1920 s’envolait vers le Ciel l’âme de Mlle Yvonne Théberge, fille de M. Désiré Théberge, propriétaire de l’hôtel Victoria (à Trois-Pistoles), âgée de 12 ans et 4 mois, après une longue maladie soufferte avec résignation à la volonté de Dieu.

 

La dépouille mortelle fut transportée à St-Mathieu, chez M. Alfred Théberge, grand-père de la défunte. Les porteurs du corps, de Trois-Pistoles à St-Mathieu, étaient M. Henri Bergeron, marchand de bois, M. Edgar Parent, MM. Adélard et Joseph Parent, fils de M. J.-A. Parent, marchand de Bic, frère de Mme Théberge.

 

Le service funèbre eut lieu à St-Mathieu le 8 du courant au milieu d'un grand concours de parents et amis. L'église avait revêtu ses plus beaux ornements de deuil. Le chant fut dirigé par M. Ernest Couillard. Les porteurs du corps, à St-Mathieu, étaient MM. Albert Belzile, fils d’Alfred, Charles-Eugène Parent, fils de Louis, Charles et Félix Ouellet, fils de Joseph, ses cousins. Les coins du drap étaient portés par Mlles Marie-Laure et Marie-Ange Théberge, filles d’Émile, Rose-Alma et Émilienne Vaillancourt, filles de Félix. La croix était portée par un cousin, M. Léo Théberge.

 

La famille reçut beaucoup de sympathies, messes et bouquets spirituels, entr'autres les suivants : Cécile Parent, 1 bouquet. Blanche et Jeanne Plourde, 1 bouquet. Rose-Alma et Émilienne Vaillancourt, 1 bouquet. Marie-Ange et Marie-Laure Théberge, 1 bouquet. Marie-Anne et Yvonne Ouellet, 1 bouquet. Maria Parent, Bic, une grand’messe, Edgard, Adélard et Joseph Parent, ses oncles, une grand-messe. M. et Mme J. A. Parent, Bic, un bouquet spirituel. Beaucoup d’autres parents ont tenu à offrir des témoignages de sympathies à la famille, mais la liste en serait trop longue à publier.

 

À M. et Mme Théberge nous offrons nos sincères sympathies ainsi qu'à leur famille. I.es funérailles étaient dirigées par M. Martin, de Trois-Pistoles. » (Fin du texte cité)

 

Voici quelques renseignements complémentaires :

Désiré Théberge naît le 6 décembre 1886 à Saint-Mathieu dans la maison paternelle située à l’est du cimetière. Il épouse Lucette Ouellet le 5 février 1907 à Saint-Mathieu. Deux ans plus tôt, Émile Théberge, le frère de Désiré, avait épousé Marie-Luce Ouellet, sœur de Lucette, en même temps que Rose, la sœur de Désiré, avait épousé Thomas Ouellet, le frère de Lucette. Désiré Théberge épouse en deuxièmes noces Rose-Florida Parent le 21 mai 1917 à Bic.

 

Yvonne est l’aînée du premier lit. Elle naît le 8 février 1908. Une de ses sœurs, Jeanne, née le 17 juillet 1913, est devenue religieuse dans la communauté des Petites Franciscaines de Marie sous le nom de Sœur Marie-Désiré-des-Anges. Elle est décédée le 21 avril 2000. Une autre de ses sœurs Thérèse Théberge, est devenue aussi religieuse, mais chez les Sœurs  de la Charité de Montréal.

 

Un bouquet spirituel est une carte dans laquelle on énonce des actes de dévotion faits ou à faire aux intentions de la personne à laquelle la carte est destinée. Par exemple, on peut promettre de réciter un chapelet, faire un chemin de croix, etc.

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# 4350          14 mai 2018

Scierie Deschênes

Dans un rapport intitulé Inventaire des ressources naturelles et industrielles 1938 : comté municipal de Rimouski, on peut lire : « La municipalité (de Saint-Mathieu-de-Rioux) compte quatre scieries actuellement en exploitation. Elles fonctionnent respectivement sous les raisons sociales de Deschênes et Frère, Dionne et Dionne, Désiré Dionne, Victor Rousseau. Seule l'entreprise de Deschênes et Frère, la plus importante, est de fondation récente ; son établissement dans les limites de la municipalité date de 1933 seulement. »

 

Un  article publié dans l’hebdomadaire de Rimouski, Le Progrès du Golfe du 6 septembre 1935, nous permet de préciser la date d’ouverture. Voici ce qu’on y apprend :

 

Le moulin à scie des Frères Deschênes de Trois-Pistoles était situé au Lac Neigette. Il fut béni le 28 août 1935 par le curé de Sainte-Françoise, l’abbé Jean-Baptiste Bouchard. Ce dernier était accompagné de huit autres prêtres. Ce grand nombre d’abbés s’explique par le fait que ceux-ci étaient venus prêter main-forte au curé pour les Quarante-Heures à Sainte-Françoise. D’ailleurs la compagnie avait mis deux automobiles à leur disposition pour se rendre au moulin.

 

Une allocution fut prononcée par le curé de St-Luc, l’abbé Louis-Joseph Lavoie, un futur curé de Saint-Mathieu. Ce dernier parla de l’importance du retour à la terre. Il fit une mise en garde contre le blasphème et encouragea la sobriété. Une démonstration du fonctionnement des machines fut faite par les employés. Le moulin a ouvert ses portes le lendemain, soit le 29 août 1935.

 

Les travaux d’une route en pleine forêt d’environ cinq kilomètres avaient commencé en mai. Plus de 90 hommes avaient travaillé à cette route et à l’érection du moulin. Pour le sciage, le camionnage et le chargement du bois, 80 à 85 employés étaient prévus, dix heures par jour à partir de l’ouverture.

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# 4330          2 mai 2018

Dix pionniers

Entendons-nous pour définir le mot pionnier comme étant l’homme qui a acheté une terre à Saint-Mathieu-de-Rioux dans la période 1830-1866.

 

Les registres paroissiaux de Saint-Simon ont été ouverts en 1836. Tous les actes religieux officiels de Saint-Mathieu et de Saint-Simon sont donc enregistrés à Trois-Pistoles avant 1836. Par ailleurs, les registres paroissiaux de Saint-Mathieu ont été ouverts en 1866. Les actes religieux officiels de Saint-Mathieu sont donc enregistrés à Saint-Simon de 1836 à 1866.

 

Une personne née à Saint-Simon en 1845, par exemple, peut tout aussi bien demeurer sur le territoire de Saint-Simon ou de Saint-Mathieu. Voici 10 noms de pionniers par ordre alphabétique :

 

Louis Beaulieu

Il naît le 3 juillet 1833 à Trois-Pistoles. Il est le fils de Marcel Hudon dit Beaulieu et d’Éléonore Paradis. Il épouse Émélie Albert le 28 février 1854 à Saint-Simon et Arthémise Lévesque le 8 juin 1897 à Saint-Mathieu. En 1878, il demeure au rang 3 ouest. Il décède le 11 septembre 1917 à Saint-Mathieu.

 

Édouard Bérubé

Il naît le 10 février 1837 à Saint-Simon. Il est le fils d’Édouard Bérubé et d’Osithe (Ozita) Rioux. Il épouse Sarasine Bélanger le 25 juillet 1859 à Saint-Simon et Marie-Victoria Beaulieu le 9 août 1881 à Saint-Épiphane. En 1878, il demeure au rang 3 ouest.

 

Élie Dionne

Il naît à Kamouraska le 31 mars 1814. Il est le fils de Jean-Baptiste Dionne et de Desanges Soucy. Il épouse Archange Jean le 2 octobre 1837 à Saint-Simon et Obéline Bérubé le 22 octobre 1881 à Saint-Mathieu. Il s’établit à Saint-Mathieu en 1835 sur une terre à l’ouest de celle de Michel Jean. Il est notamment le grand-père d’Ernest Dionne, industriel et meunier. Il décède le 10 février 1895 à Saint-Mathieu.

 

Séverin Dubé

Il naît le 1er novembre 1839 à Cacouna. Il est le fils d’Edmond Dubé et de Geneviève Gagnon. Il épouse Émilie Bélanger le 12 février 1866 à Saint-Éloi. L’ainé de la famille Philias naît à Saint-Mathieu le 5 avril 1868. En 1878, Séverin demeure au rang 3 est. Il décède le 8 novembre 1927 à Saint-Mathieu.

 

Michel Jean

Il naît le 19 février 1793 à Saint-Jean-Port-Joli. Il est le fils de François-Régis Jean et de Marie-Josephte Gauvin. Il épouse Véronique Plourde le 27 octobre 1818 à Trois-Pistoles et Sophie Bergeron le 6 octobre 1827 à Cacouna. En 1830, il est le premier colon de Saint-Mathieu. De ses neuf fils issus de deux mariages, deux ont fait principalement souche à Saint-Mathieu : Melchior et Narcisse. Michel décède le 24 mai 1870 à Saint-Mathieu.

 

Étienne Ouellet

Il naît le 12 septembre 1833 à Trois-Pistoles. Il est le fils de Jean-Baptiste Ouellet et de Véronique Rioux. Il épouse Rachel Lévesque le 4 février 1856 à Trois-Pistoles. Il achète la terre de Michel Jean probablement en 1856. Cette terre est par la suite cédée de père en fils : François, Philippe, Laurent et Gilles. En 1878, Étienne demeure au village. Il décède le 25 mai 1915 à Saint-Mathieu.

 

Louis-Amable Parent

Il naît le 2 juin 1785 à Kamouraska. Il épouse Marie-Anne Normandin à Kamouraska le 13 juin février 1809. Il achète une terre à Saint-Mathieu en 1835 à l’est de Michel Jean. Malheureusement, il décède accidentellement le 17 mars 1836 à Rivière-du-Loup avant de prendre possession de sa terre. Malgré cela, on peut le considérer comme un pionnier. Il a eu deux fils : Louis et Georges. C’est Louis qui prend possession de la terre de son père. Il épouse Louise-Élisabeth Côté le 29 octobre 1844 aux Trois-Pistoles. Il décède le 12 juin 1882 à Saint-Mathieu. Georges Parent s'établit au 3e rang est, aux limites de la paroisse de St-Mathieu.

 

Ferdinand Rousseau

Il naît le 14 août 1854 à Saint-Simon. Il est le fils de Vital Rousseau et d’Euphrosine Bérubé. Il épouse Annie Jean le 16 juillet 1878 à Saint-Mathieu et Léocadie Lagacé le 15 mai 1883 à Saint-Mathieu. On peut le considérer comme pionnier car il a défriché la partie sud du sixième rang de Saint-Mathieu. Il émigre aux États-Unis après 1896.

 

Majorique Rousseau

Il naît le 24 avril 1830 à Trois-Pistoles. Il est le fils de Laurent Rousseau et de Rosalie Lévesque. Il épouse Desanges Vaillancourt le 11 juillet 1854 à Saint-Simon et Marie Lagacé le 15 octobre 1872 à Saint-Mathieu. En 1878, il demeure au rang 4. Il décède le 16 octobre 1903 à Saint-Mathieu.

 

Thomas Vaillancourt

Il naît le 5 juin 1830 à Trois-Pistoles. Il est le fils de Célestin Vaillancourt et de Marcelline Thibault. Il épouse Apolline Jean le 22 janvier 1856 à Saint-Simon. En 1878, il demeure au village. Il décède le 3 mai 1906 à Saint-Mathieu.

 

Cette liste est à compléter, car il existe des dizaines d’autres cultivateurs qui ont occupé des lots sur le territoire de Saint-Mathieu de 1830 à 1866. Par exemple, en 1878, on compte 84 chefs de famille, probablement autant de cultivateurs, dont une bonne partie sont les premiers à défricher la terre qu’ils occupent.

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# 4310          21 avril 2018

Édouard Ouellet

Le Soleil du 24 août 1936 nous apprend le décès d’Édouard Ouellet survenu à Sainte-Françoise. Voici ce texte :

 

« Jeudi 20 août, eurent lieu les funérailles de M. Édouard Ouellet, époux d’Anna D’Auteuil, décédé à sa résidence, à l’âge de 53 ans et 10 mois. À peine arrivé de l'hôpital de Sherbrooke la veille seulement, il a fallu dire un adieu suprême à sa famille inconsolable.

 

Les porteurs étaient MM. Adélard Ouellet, Hermel Ouellet, Ludger Ouellet, Trefflé Ouellet, ses frères, tous de St-Mathieu. La croix (était portée par) Jos Desjardins, de Cabano, son beau-frère. Conduisaient le deuil, son père M. Édouard Ouellet et la famille de M. Télesphore D’Auteuil, Mme Alfred Drapeau, de St-Jean-de-Dieu. M. et Mme Charles Ouellet, de St-Mathieu, MM. Omer et Réal Ouellet de St-Mathieu. »

 

Voici quelques renseignements supplémentaires :

Édouard Jr Ouellet est le fils d’Édouard Ouellet et de Rosalie Chouinard. Il est né le 7 novembre 1883. Il a épousé successivement Mirza Bélanger le 26 février 1906 à Saint-Mathieu et Anna D’Auteuil le 12 septembre 1916 à Sainte-Françoise.

 

Édouard Ouellet et Rosalie Chouinard se sont mariés le 1er juin 1880 à Saint-Mathieu. Ils ont eu 16 enfants. Édouard est décédé le 16 novembre 1951 à l’âge de 93 ans et 6 mois. Son épouse est décédée le 19 octobre 1938 à l’âge de 75 ans, tous deux à Saint-Mathieu.

 

Quatre des enfants du couple Ouellet/Chouinard se sont mariés aux États-Unis.

1. Adélard, né le 14 avril 1881, épouse Emma Ouellet le 8 mai 1904 à Newmarket au New Hampshire.

 

2. Arthur, né le 27 septembre 1882, épouse Elmina Durette le 7 février 1910 au même endroit.

 

3. Délima, née le 5 septembre 1889, épouse Charles Ouellet le 10 mai 1909 à Lowell au Massachusetts.

 

4. Jean Armand, né le 27 juin 1906, épouse Amanda Roy le 8 septembre 1930 à Berlin au New Hampshire.

 

Omer et Réal Ouellet sont les fils d’Adélard.

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# 4290          13 avril 2018

Les Lacordaire

Il fut un temps où l’abstinence totale était fortement recommandée. Le principal instigateur était le Cercle Lacordaire (section des hommes) et Sainte-Jeanne-D’Arc (section des femmes). Saint-Mathieu-de-Rioux s’est démarquée dans ce domaine en gagnant plusieurs trophées pour avoir le plus grand nombre de membres par rapport à sa population pendant plusieurs années, et ce dans les limites du diocèse de Rimouski.

 

J’ai retrouvé un texte signé par Magloire D’Anjou, secrétaire et Adrien Ouellet, président. Ce texte relate l’historique du Cercle Lacordaire et Sainte-Jeanne-D’Arc jusqu’à 1952. En voici les principaux éléments :

 

1. La première assemblée a lieu le 21 août 1945. Les visiteurs de marque et conférenciers sont : Gaston Bélanger de Rimouski, J.-Albert Gagnon de Rimouski, François Deschênes de Québec, le curé Louis-Joseph Lavoie. À cette occasion, 44 signatures de cartes sont effectuées. Antonio Théberge est élu président et Adrien Ouellet, secrétaire.

 

2. La deuxième assemblée  est tenue le 30 août 1945. Huit personnes signent leur carte. Mme Raoul Vignola est élue présidente et Mlle Modeste Rioux, secrétaire.

 

3. Une assemblée d’initiation a lieu le 23 décembre 1945. Deux conférenciers sont invités : Arthur Raymond et J.-Albert Gagnon, tous deux de Rimouski. Lors de cette rencontre, 25 Lacordaire et 13 Jeanne-D’Arc sont initiés.

 

4. Le cercle est fondé le 1er octobre 1946 et est classé comme le numéro 372.

 

5. Les aumôniers depuis la fondation sont les curés Louis-Joseph Lavoie et Alfred Bérubé.

 

6. D’autres faits saillants sont relatés.

• Le 19 mars 1947 se tient une grande journée antialcoolique à Saint-Mathieu. Vingt-deux membres sont initiés et 83 cartes sont signées.

• Du 26 au 30 juin 1952, le Cercle organise une semaine antialcoolique. Les Cercles de Trois-Pistoles, Sainte-Françoise et Saint-Simon délèguent de leurs membres.

 

7. Les effectifs sont de 82 Lacordaire et de 102 Jeanne-D’Arc.

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# 4275           7 avril 2018

Du dynamisme à Saint-Mathieu

Sous le titre Plusieurs projets en marche à Saint-Mathieu-de-Rioux, le journal Infodimanche du 6 avril 2018 nous informe que cette municipalité a des projets de développement fort intéressants pour son milieu. Voici le texte :

 

« Le comité de développement de Saint-Mathieu-de-Rioux a le vent dans les voiles et dresse un bilan fort stimulant de la dernière année. Lors de son assemblée générale annuelle qui s’est tenue le 28 mars, sept administrateurs ont été élus auxquels s’ajoutent deux administrateurs délégués par la municipalité.

 

Il s’agit de Sylvie Brochu, présidente, Lucie Malenfant, vice-présidente, Ginette Rainville, secrétaire-trésorière, Marie-France Camirand, Marlaine Samson, Maylina Fournier, Réal Dubé, René Bérubé et Marc Jean.

 

Le 18 novembre 2017, le comité de développement en collaboration avec la SADC des Basques tenait une rencontre publique de présentation de son plan d’actions 2017-2022 devant 60 participants. Une importante mobilisation s’est ensuite orchestrée autour des projets jugés prioritaires découlant des démarches consultatives précédentes. Ainsi, un sous-comité d’embellissement et d’aménagement a mis en place différents petits comités de travail, que ce soit pour la poursuite de l’aménagement de la plage municipale du Riverain, la création d’un site d’observation ornithologique, l’étude d’un projet de sentiers écologiques et le déploiement d’un plan d’aménagement paysager global pour la municipalité. Le comité entend aussi entreprendre des démarches visant à étudier les possibilités d’aménagement d’un terrain municipal bordant le grand lac Saint-Mathieu.

 

D’autre part, un sous-comité de communication, promotion et signalisation s’attarde d’abord à développer un plan de signalisation harmonisé, efficace et esthétique visant à mieux orienter et accueillir les visiteurs et passants. Le comité de développement entend aussi appuyer les efforts visant la relance du Comité des loisirs et appuyer toutes démarches pertinentes visant l’accessibilité au réseau de téléphonie cellulaire à titre de besoin essentiel. Appuyés et accompagnés par la SADC des Basques, plus d’une quinzaine de bénévoles sont impliqués sur les différents comités et sous-comités liés à la réalisation des projets du plan d’actions 2017-2022.

 

Le comité de développement avait aussi soumis au conseil municipal un projet d’embauche d’un agent de développement, visant à soutenir et faciliter les initiatives liées au développement local. Lors de l’assemblée générale annuelle, le maire de Saint-Mathieu-de-Rioux, Roger Martin, confirma que des procédures d’embauche seront lancées prochainement, afin d’ouvrir ce nouveau poste clé. Un partenariat avec la Corporation du Parc du Mont-Saint-Mathieu est établi pour partager cette ressource.

 

Bénéficiant d’un environnement fort agréable et du renouvèlement continu de sa population, le comité de développement remercie tous les acteurs locaux qui sont à l’œuvre afin de continuer de faire de Saint-Mathieu-de-Rioux une municipalité énergique, accueillante et attractive. Il est possible de contacter le comité de développement par courriel à stmdr.cdev@outlook.com ou rendez-vous sur le site de la municipalité, onglet communiqués et avis, pour consulter le plan d’actions, le rapport annuel et autres documents d’intérêts. » (Fin du texte cité)

 

Bravo pour ces initiatives !

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# 4270           5 avril 2018

Le 125e anniversaire

Les festivités marquant le 125e anniversaire de l’arrivée du premier curé résident à Saint-Mathieu ont eu lieu du vendredi 12 juillet 1991 au lundi 15 juillet 1991.

 

Voici les membres du comité organisateur :

Président : Adrien Ouellet

Vice-présidente : Claire Pelletier-Ouellet

Secrétaire-trésorier : Alain Leclerc

Responsable de la programmation : Murielle T. Plourde

Responsable de l’alimentation : Lorenzo Beaulieu

Responsable des activités financières et des éléments promotionnels : Gertrude Dionne

Coordonnatrice : Michèle Lafontaine

Responsable de l’aménagement : Régent Anctil

Responsable de la publicité : Pâquerette Théberge

Responsable du protocole : M. le curé Eugène Chouinard

 

À cette occasion, Le Courrier de Trois-Pistoles a publié un encart de 12 pages commandité par les organismes publics, les commerces et les propriétaires de fermes de Saint-Mathieu-de-Rioux. La liste a été publiée dans l’article 2985 de ce blogue.

 

Le programme des activités du 125e anniversaire est explicité dans la monographie Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire aux pages 263 et 264. Il a été à peu près similaire à celui du centenaire 25 ans plus tôt, les activités ayant lieu pendant une fin de semaine. Au contraire, le programme du 150e anniversaire s’est étendu sur toute l’année 2016 et comportait 36 activités.

 

Il est intéressant de comparer le coût des banquets lors de ces festivités.

• Centenaire en 1966. Il en coûte 2,50 $ pour un souper à la salle paroissiale le samedi.

• 125e anniversaire en 1991. Il en coûte 9 $ pour un souper canadien le samedi à la salle de l’Âge d’or et le même montant pour le brunch du dimanche.

• 150e anniversaire en 2016. Il en coûte 15 $ pour un souper canadien le samedi sous le chapiteau et 20 $ pour un souper méchoui le dimanche.

 

Jusqu’à ce jour, dans l’histoire de Saint-Mathieu-de-Rioux, ce sont les trois seules années où la paroisse a souligné un anniversaire par des festivités.

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# 4260           27 mars 2018

Un mariage historique

Un événement inusité s’est produit en l’église de Saint-Mathieu le 7 janvier 1919. C’était le premier mariage de l’année, celui de Georges Rousseau et de Marie-Rose Boulanger. Pendant la cérémonie, les deux mariés, le garçon d’honneur et la fille d’honneur ont eu le privilège de communier. Cette journée-là, il y eut un second mariage, celui de Jos. Alfred Girouard et d’Yvonne Dionne. Les mariés et leur suite n’ont pas eu ce privilège. À cette époque, il n’y avait pas de communion pendant la cérémonie du mariage.

 

Dans le Progrès du Golfe du 17 janvier 1919, on peut lire : « Au premier mariage il y eut une innovation tout à fait édifiante. Les mariés, M. Georges Rousseau et sa jeune femme ainsi que leur garçon d’honneur et leur fille d’honneur ont communié. Nul doute qu’un mariage si bien commencé soit béni de Dieu. »

 

Il faut dire que l’année 1918 avait été particulièrement difficile pour la paroisse. La grippe espagnole avait fauché la vie de neuf personnes dont celle du maire Georges Caron et d’une de ses filles qui avait 10 ans. Le curé Réal Cayouette avait été atteint de cette terrible maladie. Son assistant temporaire, l’abbé Ludger Harvey, avait subi le même sort. Tous deux cependant avaient été épargnés.

 

Y a-t-il un rapport entre les événements de 1918 et le privilège accordé au couple Rousseau-Boulanger ? Est-ce une faveur personnelle accordée au couple et si oui, pourquoi ? Est-ce une autre raison ? Je ne le sais pas.

 

Le couple Rousseau-Boulanger a eu 12 enfants. L’abbé Ludger Harvey quitta la paroisse le 1er janvier 1919 pour devenir responsable de la mission de Saint-Narcisse. Le curé Réal Cayouette est décédé subitement non longtemps après, soit le 12 avril 1919.

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# 4240           19 mars 2018

Réjouissances à Saint-Mathieu

Dans Le Progrès du Golfe du 3 août 1951, on relate une journée mémorable vécue à Saint-Mathieu-de-Rioux. Le titre de l’article est : St-Mathieu accueille Son Exc. Mgr Parent, Grandes manifestations paroissiales. Voici ce qu’on peut lire :

 

« Le 29 juillet (1951), la population de St-Mathieu avait le plaisir et l’honneur d’accueillir "officiellement" son illustre enfant devenu archevêque de Rimouski, Son Excellence Mgr Charles-Eugène Parent. Bien que natif de Trois-Pistoles, Mgr l'Archevêque est considéré comme un enfant de Saint-Mathieu. En effet, il y a vécu dès l’âge de 7 ans et sa mère, ses frères et ses sœurs y demeurent encore. Il y fut ordonné prêtre le 7 mars 1925.

 

En la solennité de la fête de sainte Anne, Son Excellence chantait la messe pontificale  et donnait l’instruction dans l’église paroissiale. M. l’abbé Alfred Bérubé, curé de la paroisse, remplissait l’office de prêtre assistant, tandis que MM. les abbés Paul-Émile Ouellet, procureur à l’Archevêché, et Mathieu Ouellet, vicaire à St-Jean-de-Dieu étaient diacre et sous-diacre d’honneur. MM. Ulric Ouellet, assistant-procureur à l’Archevêché, et J.-Léonard Parent de Trois-Pistoles servaient diacre et sous-diacre d’office.

 

M. l'abbé Marcel Rioux, secrétaire de Son Excellence, agissait comme maître de cérémonies. M. l’abbé Léonard Parent, frère de Son Excellence, assistait au chœur. Dans la nef, on remarquait la mère de Son Exc., Mme Louis Parent, ses sœurs, la Rév. Sœur St-Éleuthère, des Sœurs de la Charité de Québec, Mmes Joseph Bérubé (Anna), Amédée Jean (Cécile), Gérard Ouellet (Germaine); ses frères, Victor et Louis.

 

Au prône de la messe, M. le curé présenta, au nom des paroissiens, les vœux et les hommages de toute la population. Puis Mgr l'Archevêque donna le sermon, profitant de la fête du jour pour faire ressortir les motifs que nous avons d'honorer sainte Anne et la sainte Vierge.

 

Après la messe, le dîner fut servi à la maison paternelle de Son Excellence, où avaient été invités tous les officiants et les membres de sa famille.

 

À quatre heures de l’après-midi, Son Excellence procéda à la bénédiction d'une nouvelle école, sur le rang 3 est. Il était accompagné de M. le curé Alfred Bérubé, de MM. Hermel Pelletier, curé de St-Simon, Paul-Émile, Mathieu et Ulric Ouellet, et Marcel Rioux, cérémoniaire.

 

Étaient présents le président de la Commission Scolaire, M. Antonio Théberge, le commissaire du rang, M. David Dubé, ainsi que les parents et les enfants de cet arrondissement scolaire. Après la bénédiction, Son Excellence fit une courte visite au plus vieux citoyen de la paroisse, M. Édouard Ouellet (époux de feue Rosalie Chouinard), qui est âgé de 93 ans.

 

Le souper fut servi au presbytère. Outre Son Excellence et M. le Curé, on remarquait MM. David Rioux, V. F., curé de Trois-Pistoles, Hermel Pelletier, Roland Rioux, vicaire à l'Isle-Verte, Paul-Émile, Mathieu et Ulric Ouellet, Léonard Parent et Marcel Rioux.

 

Son Excellence présida au salut solennel du T. S. Sacrement en Cappa magna. Il était assisté de MM. David Rioux et Alfred Bérubé. M. l’abbé Paul-Émile Ouellet chanta le salut, assisté de MM. Roland Rioux et Mathieu Ouellet.

 

Après le salut, Mgr l’Archevêque présidait une réunion mensuelle du Cercle Lacordaire et Jeanne d’Arc local. M. Georges Théberge, vice-président du cercle, agissait comme maître de cérémonie. Il y eut chant : "Jeanne d’Arc, notre patronne" et "Le baiser de la Langue française", une saynète “Dernier amour”, interprétée par Paul et Gilbert Plourde et Clovis Théberge. Après les initiations et changements de décoration, une chorale d’enfants présenta les hommages de la gente écolière, et M. le maire Onésime Dionne présenta les vœux, les hommages et les félicitations de la paroisse à son illustre enfant. M. l’abbé Hermel Pelletier, doyen des prêtres originaires de St-Mathieu, se fit le porte-parole de ces derniers pour présenter à Son Exc. les hommages des prêtres.

 

Mgr l’Archevêque remercia vivement tous les organisateurs de cette belle journée familiale et paroissiale. Il en profita pour développer le thème suivant : la pratique de l’abstinence totale des boissons alcooliques favorise grandement la pratique des vertus cardinales et théologales.

 

Le "O Canada" termina cette veillée familiale. » (Fin du texte cité)

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# 4235           17 mars 2018

Un bâtisseur

Avec l’entrée sur le marché des boîtes de carton, l’année 1964 marque la fin de la production des boîtes à beurre en bois à Saint-Mathieu-de-Rioux. Les copropriétaires de l’entreprise Dionne & Dionne sont alors Réal Dionne et Onésime Dionne.

 

Pour sa part, Réal Dionne ne baisse pas les bras. Il projette de créer une petite entreprise à base de bois dans la paroisse. Le Progrès du Golfe du 21 février 1964 écrit :

 

« M. Réal Dionne vient de passer quatre jours dans la métropole pour étudier sur place les possibilités de créer une nouvelle industrie dans sa localité. Il s’agirait d'une petite industrie concernant la production de panneaux ou de petites boites pour produits de beauté, lotions, etc.

 

M. Dionne peut déjà, par des échantillons-modèles, faire connaître les nouveaux produits qu’il se propose de lancer sur le marché et qui donneront de l'emploi à d'autres messieurs de Saint-Mathieu. »

 

Malheureusement, le projet ne se réalise pas. Mais, en 1966, Réal Dionne met sur pied l’entreprise La Carrière Saint-Mathieu. Cette entreprise utilise la pierre comme matière première. Elle donnera du travail à des gens de Saint-Mathieu pendant 18 ans.

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# 4210            7 mars 2018

L’église de Saint-Mathieu

Le débat est lancé. La municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux compte acquérir l’église de la paroisse et la transformer en un centre multifonctionnel. Voici ce qu’écrit Éric Gagnon, de Radio-Canada en date du 6 mers 2018 :

 

« Le conseil de fabrique de l'église de Saint-Mathieu-de-Rioux, qui avait imposé un moratoire de trois ans sur tout projet de conversion de l'église, a récemment adopté une résolution pour briser ce moratoire et ouvrir le dialogue avec la Municipalité.

 

« L'occasion est belle, on a besoin d'un centre multifonctionnel. On a discuté avec le diocèse et [la Fabrique] ils seraient probablement prêts à nous la céder. » Roger Martin, maire de Saint-Mathieu-de-Rioux

 

Un comité doit être formé au cours des prochaines semaines pour étudier la question. Ce comité sera formé de trois membres du conseil de fabrique, trois membres du conseil municipal et de l'économe diocésain de l'Archevêché de Rimouski, Michel Lavoie.

 

« Dans un premier temps, les travaux qu'on va entamer avec le comité, ça concerne la nef pour la transformer en centre communautaire. On souhaite, un peu comme ç'a été fait à Lac-au-Saumon et à d'autres endroits, garder un endroit pour le culte. »

 

M. Martin souligne qu'une étude sera faite prochainement pour évaluer les sommes qui doivent investies pour réparer l'église. (Fin du texte cité)

Photo de l'église avant 1930.

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# 4205            5 mars 2018

Messe du centenaire

« C’est par une messe concélébrée, en plein air, sur le parvis de l’église, samedi après-midi (2 juillet 1966) à quatre heures, que s’ouvrent les fêtes du centenaire de Saint-Mathieu.

 

Un enfant de la paroisse, Monseigneur Charles-Eugène Parent, alors archevêque de Rimouski, a concélébré avec d’autres fils de Saint-Mathieu.

• M. l’abbé Hermel Pelletier (premier prêtre à recevoir le sacerdoce à Saint-Mathieu, le 25 juillet 1921)

• M. l’abbé Paul-Roland Belzile, curé de Rivière-Bleue

• M. l’abbé Paul-Émile Ouellet, curé de Saint-Modeste

• M. l’abbé Roland Rioux, curé de Saint-François-Xavier de Viger

• M. l’abbé Ulric Ouellet, procureur de l’évêché de Hearst

• MM. les abbés Rosaire Dionne et Clovis Théberge, du Séminaire de Rimouski

• Le Révérend Père Arthur Beaulieu, de la Congrégation Voluntas Dei

• Le Révérend Père Godfroi (Clovis Devost), Capucin

Le Révérend Père Wilbrod Dionne (fils de Désiré), de la Société des Pères Blancs, remplissait la fonction de diacre.

• Vianney Théberge, étudiant en théologie chez les Rédemptoristes, animait le chant de la foule.

Assistaient également à cette messe

• M. le Chanoine Omer D’Amours, curé des Trois-Pistoles et vicaire forain

• Le Révérend Monsieur Gérard Cayouette, curé actuel de Saint-Mathieu

• Le Révérend Monsieur Charles Pelletier, ancien curé

• Le Révérend Ernest Lepage, curé de Saint-Simon

• M. l’abbé Pierre Bélanger, aumônier diocésain des Cercles Lacordaire

• M. l’abbé Léonard Parent (frère de Mgr Parent), fils de Saint-Mathieu.

 

Ces rites augustes se déroulèrent, sous un ciel radieux, en présence de plus de 800 personnes, parmi lesquelles on pouvait compter plusieurs « anciens » faisant halte au berceau de leur enfance, après avoir vécu de nombreuses années, soit dans les communautés religieuses, masculines et féminines, soit dans diverses professions ou métiers, aussi bien aux États-Unis qu’au Canada.

 

Immédiatement avant la messe, Monsieur le curé Cayouette souhaita la bienvenue à tous les paroissiens et visiteurs groupés en face de l’autel. Après la lecture de l’Évangile, Monseigneur Parent remercia M. le curé de sa cordiale bienvenue au nom de l’assistance et prononça l’homélie. »

 

(Extrait d’Échos du centenaire de la paroisse de Saint-Mathieu par Mgr Charles-Eugène Parent)

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# 4180            23 février 2018

Drame à Trois-Pistoles

Dans son édition du 4 octobre 1918, le Progrès du Golfe, hebdomadaire de Rimouski, raconte les circonstances du décès du Dr Hippolyte Sirois. Le titre de l’article est « Un médecin victime de son dévouement ». Le sous-titre est « Le Dr Hippolyte Sirois, de Trois-Pistoles, contracte la grippe espagnole au contact de ses patients et en meurt dans des circonstances extrêmement pénibles. » Le préambule est un peu long, mais je préférais conserver l’intégralité du texte. Voici ce texte :

 

« La nouvelle de la mort presque tragique, dans des circonstances particulièrement pénibles et affligeantes, du Docteur Hippolyte Sirois, médecin aux Trois-Pistoles, a été à peine signalée, en quelques brèves lignes, par deux ou trois quotidiens qui l’ont annoncée comme un fait divers d’importance plus ou moins négligeable, comme on en voit chaque jour dans le cours ordinaire de la vie. Et c'est tout ce qu’on a appris, par la voix des journaux, par ces détails remarquablement secs et concis qu’ils en ont donnés, sur la mort héroïque et l’abnégation admirable, édifiante, de cet obscur martyr du dévouement professionnel, succombant lui-même aux étreintes de l’impitoyable camarde (mort prête à frapper), qui, pour mieux opérer son œuvre de destruction des vies humaines, s’est attaquée sournoisement à la vie de cet homme de l’art, adversaire infatigable qui lui ravissait tant de proies convoitées, pour le terrasser à son tour et le coucher brutalement dans la froide tombe où il repose désormais pour l’éternité.

 

Nul n’est tenu à l’héroïsme, ont dit et répété maints philosophes. C’est vrai. Mais si l’héroïsme ne s’impose à personne, il n’en est, quand il existe, que plus grand et plus beau, surtout quand l’action héroïque s’accomplit obscurément et simplement, sans bruit, sans éclat, sans espoir de gloire, et sans autre motif que celui du devoir généreusement accepté, consciencieusement et virilement accompli. Il y a dans la vie de ces héros et de ces martyrs, qui humblement se dévouent et se sacrifient pour les autres, d’utiles et précieuses leçons de désintéressement et d’abnégation qu’il est bon de se rappeler de temps en temps pour combattre dans une certaine mesure les mesquins penchants de notre pauvre nature égoïste et souvent sans pitié.

 

Hippolyte Sirois est mort lundi dernier (30 septembre), emporté à 34 ans par la pneumonie et la grippe qu’il avait prise en soignant, sans se lasser, les nombreux patients qui pullulaient aux Trois-Pistoles et aux environs, atteints de cette pernicieuse et redoutable maladie que l'on a surnommée, par besoin de lui trouver un nom, la grippe espagnole.

 

Depuis plus de quinze jours qu’il se prodiguait jour et nuit auprès de ses malades, il portait déjà en lui les germes du mal funeste ; et sa constitution, s'affaiblissant à la suite du surmenage, offrait un champ propice à leur développement et à leur œuvre de ravage en son organisme. À son cocher qui le conduisait auprès des grippés et des mourants, il disait souvent : « Grand Dieu, que je suis malade moi aussi ! J'aurais bien besoin, autant que mes patients, de repos et de soins. Mais que faire. C’est impossible. Il faut marcher. »

 

Pendant ce temps, l’infectieuse maladie éclatait à son propre foyer : son épouse et quatre de ses enfants étaient à leur tour et simultanément atteints de la grippe. Le pauvre médecin ne se décourage pas cependant. Il mande de New-York une infirmière Melle Dufresne, sœur de sa femme, qui se rend en toute hâte à l’appel pressant et angoissé. L’infirmière se prodigue au chevet de Madame Sirois et de ses enfants, mais elle aussi devient victime de son dévouement. La grippe la force à s’aliter et à se soigner dans cet hôpital particulier que le Dr Sirois venait de faire construire et qui se trouve, à certain moment, rempli des membres de sa famille.

 

Lundi, 23 septembre, le docteur n’en peut plus. Il lui faut prendre le lit. Il fait alors venir le prêtre, se confesse et communie. C’est prudent. Dans la nuit de mardi à mercredi, la maladie fait des progrès alarmants et le docteur constate qu’il souffre d’une  violente pneumonie. Il appelle par téléphone, vers 1 heure a. m., son parent et ami le notaire Hervé Rousseau, qui accourt aussitôt. Le docteur lui déclare la gravité de son état, descend ou plutôt se traîne appuyé sur son ami dans la pharmacie, s’administre injections et médicaments en présence de son compagnon auquel il recommande de lui en faire autant quand il sera incapable de se mouvoir ou qu’il sera, par l’intensité de la fièvre, dans la période du délire, dont il est menacé. Désormais, c’est Mtre Rousseau, qui sera son médecin-infirmier, en l’absence du Dr Langlais, qui est lui-même malade au lit. Le notaire Rousseau fait sans retard administrer son ami, qui se prépare à la mort avec une ferveur à remplir les anges d’admiration. Puis  le délire s’empare du malade, qui tombe ensuite dans le coma précurseur de la mort.

 

Le Docteur Sirois expira lundi dernier (30 septembre) à 3 heures p. m. Son épouse, qui était la veille encore dans un état de faiblesse extrême, apprit le soir le désastre qui l’accablait.

 

Le corps fut porté au cimetière aussitôt que la mort fut constatée avec certitude par les autorités locales d'hygiène, mais sans passer par l'église, et sans autres personnes pour le reconduire que trois ou quatre hommes, dit-on, nécessaires au service du transport des restes et aux travaux d’inhumation. Les funérailles solennelles ont eu lieu hier (3 octobre) en l’église des Trois-Pistoles.

 

Feu Hippolyte Sirois était natif de St-André de Kamouraska et le fils de M. Pascal Sirois. Il avait fait ses études classiques au Collège de Ste-Anne et son cours de médecine à l’Université Laval. Il fut admis à la profession médicale en juin 1909, pratiqua d’abord à St-Clément, puis alla se fixer aux Trois-Pistoles, où il vient de mourir.

 

Son épouse, née Lucile Dufresne, et cinq enfants : Roland, Éric, Fernande, Gabrielle et Bertille, lui survivent.

 

À Madame Sirois, à ses enfants, et aux autres membres de la famille en deuil, nous adressons l’expression attristée de nos vives et sincères condoléances. » (Fin du texte cité)

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# 4155            13 février 2018

Antoine-Gaspard Ouellet (1870-1945)

Antoine-Gaspard Ouellet est né à St-Mathieu le 7 juillet 1870. Il est le fils d’Étienne Ouellet et de Rachel Lévesque qui ont eu 11 enfants. Son père est propriétaire de la terre qui avait été défichée, à partir de 1830, par Michel Jean, le pionnier de la paroisse.

 

Quand Antoine-Gaspard naît, une controverse est déjà en place pour savoir où sera construite la future église. Deux requêtes ont déjà été transmises à l’évêque de Québec : l’une pour demander l’autorisation de construire une église en pierre, l’autre pour s’y opposer. Finalement, la construction de l’église commencera en 1872. Antoine-Gaspard est donc baptisé dans la chapelle.

 

Antoine-Gaspard fait ses études primaires à l’école modèle du village. À 14 ans, en 1884, il est admis au Séminaire de Rimouski. Le cours classique est alors d’une durée de six ans. Il est diplômé en juin 1890.

 

On ne sait pas ce qu’il fait après son cours classique. Peut-être entreprend-il des études théologiques pour devenir prêtre comme quatre de ses confrères, mais qu’il abandonne ? Peut-être commence-t-il à travailler dans un bureau de notaire comme clerc où il fait son apprentissage et, dans cette hypothèse, pourquoi pas au bureau de son futur beau-père ? On sait toutefois qu’il fut reçu notaire le 11 septembre 1897. Il devenait le premier notaire, natif de Saint-Mathieu-de-Rioux et, plus est, le premier professionnel.

 

À Saint-Pascal, le 18 octobre 1898, il épouse Marie-Laure-Martin, fille d’Auguste Martin, notaire, et de Marie Têtu. En 1900, le jeune notaire Antoine-Gaspard rédige le contrat de vente de la beurrerie de Saint-Mathieu-de-Rioux à Alfred Belzile.

 

Il pratique le notariat à Sainte-Hélène de Kamouraska, à Sainte-Anne de la Pocatière et à Saint-Pascal. Il occupe la charge de greffier de la Cour des Commissaires et celle de la Cour des Juges de Paix.

 

Étienne Ouellet, le père d’Antoine-Gaspard, est le grand-père de ma grand-mère Marie-Luce Ouellet, épouse d’Émile Théberge.

 

Le notaire Ouellet est décédé le 23 août 1945 à l’âge de 75 ans.

 

Outre le notaire, de 1830 à 1966, parmi les natifs de la paroisse, on compte un agronome, un comptable agréé, deux ingénieurs, une dizaine d’enseignants masculins, des centaines d’enseignantes, 13 prêtres ou religieux, près d’une quarantaine de religieuses.

 

Depuis 1966, des centaines de jeunes femmes et de jeunes hommes originaires de Saint-Mathieu sont devenus des professionnels en étudiant dans un cégep, puis à l’université du Québec à Rimouski ou dans d’autres universités. Pendant ce temps, il y a eu peu de nouveaux prêtres ou religieux. Par contre, on compte quelques religieuses. Ce sont un autre signe que la société a changé de la façon qu’on aurait eu de la difficulté à imaginer lors du centenaire de la paroisse en 1966.

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# 4125            1er février 2018

Décès de Mme Ernest Dionne

Nous publions le compte-rendu du Progrès du Golfe, en date du 3 août 1951, concernant les funérailles grandioses d’une dame de Saint-Mathieu-de-Rioux :

 

« Nous apprenons avec regret la mort de Mme Ve Ernest Dionne (Odila Vaillancourt) survenue à l’hôpital de Rivière-du-Loup le 29 juillet (1951). La dépouille a été transportée à St-Mathieu en attendant les funérailles qui eurent lieu mercredi matin au milieu d’une foule imposante de parents et d’amis.

 

La regrettée disparue, qui jouissait de l’estime générale, avait été décorée, il y a trois ans, par Son Excellence Mgr Georges Courchesne, de la Croix du Mérite Diocésain St-Germain. Son époux, M. Dionne, l’a précédée dans la tombe il y a quatre ans.

 

Mme Dionne était la mère de MM. Félix Dionne, de Drummondville, Désiré Dionne, de St-Mathieu, Onésime Dionne, maire de St-Mathieu et préfet du comté de Rimouski, Louis Dionne, de Trois-Pistoles, Omer Dionne, de Rimouski, Roland et Réal Dionne, de St-Mathieu, Adrien Dionne, de Rimouski, de la Rév. Jeanne-Odile, des Sœurs de la Providence, Mme Émile Gauvin, de St-Simon, Mme Louis Bérubé, Mme Alphonse Bérubé, de Cacouna, Mme Raoul Lévesque de Montmagny, Mme Charles-Eugène Belzile, d’Edmundston N. B., Mme Georges Gagnon, de Pelletier, Mme Magloire D’Anjou, de St-Mathieu.

 

M. le curé Hermel Pelletier de St-Mathieu se rendit à la maison mortuaire pour présider la levée du corps, accompagné de plusieurs membres du clergé.

 

Un cortège imposant accompagna ensuite la dépouille mortelle à l’église paroissiale où le service fut chanté par M. le curé Pelletier assisté de M. l’abbé Roland Belzile, curé de Lac-des-Aigles, et du Rév. Père Gagnon, des Pères du St-Sacrement, de Lac St-Jean. La croix était portée par un jeune paroissien.

 

Portaient le corps : MM. Martin, Bernard, Raymond, Claude, Lorenzo Dionne et Léonard Gauvin, petits-fils de la défunte. Les coins du drap étaient tenus par Mmes Louis Parent et J.-Émile Ouellet, deux décorées de l'Ordre du Mérite diocésain, Mme Adélard D’Auteuil et Mme Félix Rioux.

 

Le deuil était conduit par tous les fils et filles de la disparue, accompagnés soit de leur mari et ou de leur épouse, ainsi que par une autre fille de Montréal, la Rév. Jeanne-Odile, des Sœurs de la Providence. On remarquait également les trois frères de la défunte, MM. Félix Vaillancourt, de St-Fabien, Eugène Vaillancourt, de Québec, Ernest Vaillancourt, de St-Mathieu ; ses beaux-frères MM. Donat Ouellet et Cyprien Dionne, de Trois-Pistoles, Désiré Dionne, d'Amqui ; de nombreux petits-enfants, neveux et nièces, dont M. Albert Dionne pro-maire de Rimouski, cousins et cousines, sans oublier la plupart des paroissiens de St-Mathieu et des paroisses environnantes, de M. Alfred Dubé, M. A .L., de Rimouski, M. T. R. Paradis, gérant des ventes de Chrysler à Québec, et Mme Paradis. Ils avaient tenu à rendre un dernier hommage à Mme Dionne.

 

Un landau de fleurs, précédant le cortège, était conduit par M. Patrice Dionne, petit-fils.

 

Au chœur, on remarquait la présence de quelque vingt membres du clergé diocésain, notamment : MM. les abbés Élie Beaulieu, J.-D. D’Auteuil, de N.-D. du Sacré-Cœur, Joseph Gauvin, de St-Jean-de-Dieu, A. Gagnon, de St-Noël, Armand Lamontagne, Roger Beaulieu, Louis-Philippe, Ulric et Mathieu Ouellet, P.-É. Dubé, de St-Robert. La chorale paroissiale, sous la direction de M. l'abbé Antoine Perreault, maître de chapelle de Rimouski, fit le chant. À l’orgue, M. l’abbé Philippe-Auguste Lavoie, titulaire des orgues du Séminaire.

 

La défunte laisse, outre ses 16 fils et filles, 93 petits-enfants et 8 arrière-petits-enfants.

 

La bannière des Dames de Ste-Anne était portée par MM. Edmond Dionne et Jean Vaillancourt, neveux. Les rubans par quatre nièces : Mmes Félix Ouellet, Amédée Dionne, Edmond Dionne et Jean Vaillancourt.

 

L’inhumation eut lieu dans le cimetière de St-Mathieu où les dernières prières furent récitées par M. le curé Hermel Pelletier.

 

Nous prions les membres de la famille d'agréer l'expression de nos sincères condoléances. » (Fin du texte cité)

 

Note. Dans le texte, on mentionne l’abbé Hermel Pelletier comme officiant et curé de la paroisse. M. Pelletier est natif de Saint-Mathieu-de-Rioux, mais il était alors curé de Saint-Simon. On ne mentionne pas le nom et la présence du curé de la paroisse qui était l’abbé Alfred Bérubé.

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# 4095            20 janvier 2018

Bovins et industrie laitière

En 1939, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donne beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve des renseignements sur les bovins et l’industrie laitière. Voici ce que l’auteur du rapport écrit :

 

« L'élevage des bovins ne s'est pas développé ici dans les mêmes proportions qu'à Saint-Simon. Cependant depuis 1931, le troupeau de vaches laitières s'est enrichi de quelque 44 têtes puisqu'il se chiffre actuellement par 730. Ce troupeau comprend une trentaine de vaches pur-sang dont 10 Canadiennes, 15 Ayrshire et 5 Holstein ; toutes les autres sont des bêtes croisées. On compte aussi 6 troupeaux Ayrshire, 1 Canadien, 1 Holstein et 25 croisés.

 

La vache Holstein donne en moyenne 8000 livres de lait ; vient ensuite la Ayrshire avec un rendement de 7000 livres et enfin la Canadienne qui donne environ 6000 livres. Le rendement moyen des autres vaches croisées est d'environ 4000 livres. Le rendement moyen est donc de 4200 livres par vache laitière dans Saint-Mathieu.

 

En plus du lait nécessaire à la consommation dans 1a famille, on estime que 1/5 environ de la production totale du lait dans la municipalité sert à la fabrication domestique du beurre ; tout le reste est porté à la beurrerie locale.

 

L'industrie laitière constitue donc la principale activité de la ferme puisque la beurrerie de Saint-Mathieu produit annuellement environ 100 000 livres de beurre et parfois au-delà, et que la vente des produits laitiers a rapporté 300 $ par ferme en moyenne.

 

Les fermiers vendent aussi des bovins de boucherie. Ils ont mis sur le marché en 1937, 150 vaches, bouvillons ou taureaux et 400 veaux d'herbe. La vente de ces bêtes à cornes a rapporté un appoint de revenu moyen de 47 $ par famille. » (Fin du texte cité)

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# 4055            14 décembre 2017

Une entreprise de tuques

À Saint-Mathieu-de-Rioux, Naïma Viens a mis sur pied une entreprise qui confectionne des tuques réversibles. Voici un texte du journal L’Avantage à partir du clavier d’Adeline Mantyk, publié le 27 novembre 2017 :

 

« Naïma Viens, qui a adopté la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux en 2007, vient de se lancer en affaires avec son entreprise Metatuq, elle crée des tuques réversibles pour les amateurs de plein air.

 

Naïma Viens, qui crée et coud ses modèles elle-même depuis octobre, s’est lancée dans l’entrepreneuriat après avoir identifié un besoin : « Je fais beaucoup de plein air et lorsque je cherchais des tuques, je trouvais qu’il était difficile de se procurer un bon produit. Au début, j’allais en friperie pour chercher des gilets en polyester, de type « spandex » ou lycra, car c’est une matière qui sèche rapidement et évacue bien l’humidité. Mais je passais énormément de temps à chercher ces vêtements, difficiles à trouver. J’ai commencé à acheter du lycra. »

 

Mme Viens a toutefois conservé son modèle « écoresponsable unique » réversible. Pourquoi réversible ? « Je trouve que ça permet d’avoir deux looks pour le prix d’un. J’ai inséré un trou par la couette et un bandeau de polar intégré pour le soutien dans ma collection automne-hiver. Les tuques sont de taille unique, je crée des modèles pour femmes, hommes et pour les enfants. »

 

Étudiante en technique de radiologie, Mme Viens a choisi de se réorienter dans cette nouvelle carrière pour sa famille. À 35 ans, elle possède une famille de quatre enfants, âgés de 5 à 12 ans : « En radiologie, les horaires sont très variables. Je voulais gérer mon temps, être mon propre patron et surtout, ma famille passe en premier. J’ai quitté mon stage, et depuis j’ai fait des essais de patrons pour trouver le meilleur modèle. »

 

Mme Viens lancera officiellement sa collection le 21 novembre en ligne et présentera ses produits au kiosque de l’équipement du parc du Mont-Saint-Mathieu dès l’ouverture de la saison le 2 décembre. Elle a déjà commencé à commercer via un site de transactions en ligne et se réjouit de déjà acheminer des tuques jusqu’au Tennessee ! » (Fin du texte cité)

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# 4025            2 décembre 2017

Un marché de Noël

Une autre activité communautaire est organisée à Saint-Mathieu-de-Rioux ce dimanche. Voici un article extrait d’Infodimanche du 26 novembre 2017 à ce sujet :

 

« La Municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux sera l’hôte de son premier Marché de Noël à la salle municipale de Saint-Mathieu-de-Rioux située face à l’église. L’accès au marché est gratuit et vous y êtes tous conviés le 3 décembre de 9 h à 17 h.

 

L’idée de faire ce marché est venue du fait qu’il y a plusieurs artistes et artisans dans le village qui désiraient avoir une vitrine pour faire connaitre les fruits de leur créativité. De plus en plus dynamique, ce beau village fourmille d’initiatives communautaires pour animer le milieu. Afin de valider la possibilité de tenir une journée de marché, un appel d’intérêt a été fait via les réseaux sociaux. Les gens ont vite répondu à cette belle opportunité. Les 20 tables ont été réservées en quelques semaines et le Marché de Noël venait de se concrétiser.

 

Voici la liste des exposants qui seront présents à cette première édition :

Confection Lime et lune (portefeuilles et sacoches);

Lorenzo Beaulieu (articles en bois);

Caroline Beaulieu (tissage);

Marie-Hélène Beaulieu (savon);

Cynthia Cyn Beaulieu (bijoux);

Metatuq (tuques);

Miss Pigeon (chemises, sous-vêtement et créations);

Mélanie Paquet (bijoux et tricot);

Laurie Ouellet (cartes);

Annie Nadeau (colliers);

Sonia Pelletier (sacs, napperons);

Marie Lee Billot D’eau (linogravure et tissus imprimés);

Christel de Vries (bombes de bain);

Melanie Marier (miel et confitures artisanales);

Francine Lebel (fleurs d’hiver);

Annik Beaulieu (chocolat);

Carol Rioux (produits de l’érable),

Marjolaine Perron (articles de bois),

Lorraine Jean (cartes et toiles) et

Marie Nobert (bijoux et sculpture). » (Fin du texte cité)

 

Impressionnant, le nombre d’exposants ! Bonne chance.

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# 3990            18 novembre 2017

État des sols

En 1939, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donne beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve des renseignements sur l’état des sols. Voici ce que l’auteur du rapport écrit :

 

« Pour remédier au manque de fertilité des sols, les cultivateurs de Saint-Mathieu emploient annuellement sur leurs terres une soixantaine de tonnes d'amendements calcaires au total, quantité évidemment insuffisante. Cette municipalité et celle de Saint-Simon, sa voisine, sont dépourvues de lacs de marne, mais par contre elles sont assez riches en pierre à chaux ; il serait bon de voir à y installer un concasseur.

 

On n'a employé en 1938 que 70 tonnes d'engrais chimiques. On ne fait aucunement usage des engrais de mer ; le mode d'engrais le plus à la mode est toujours l'application du fumier de ferme dont on obtient en général des résultats plus ou moins satisfaisants. En effet, 10 cultivateurs seulement s'astreignent à suivre certaines règles pour 1a conservation de leur fumier de ferme.

 

L'état d’égouttement des terres arables n'est pas très bon à cause du mauvais état des grandes décharges. Afin d'obtenir une amélioration en ce sens, on a commencé certains travaux sur une longueur de 6 arpents, mais il semble que ces travaux devraient se prolonger sur une distance de 4 milles.

 

Quelques fermiers ont essayé de fertiliser les pâturages. Ces essais furent cependant insuffisants pour donner des résultats probants.

 

Le trèfle s'établit sans trop de difficulté mais non pas la luzerne. Cette dernière plante requiert tout particulièrement un sol non acide et nous avons mentionné plus haut que les terrains de Saint-Mathieu manquent d'amendements calcaires. » (Fin du texte cité)

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# 3960             6 novembre 2017

Théophile Beaulieu

Dans la revue L’Enseignement primaire, mai 1898, C. J. Magnan a présenté Théophile Beaulieu  nommé inspecteur d’écoles le 11 novembre 1887. Voici son texte :

 

« M. Théophile Beaulieu est né à l’Isle-Verte, le 10 avril 1857. I1 fit ses études à l’École normale Laval, et en 1879, obtint son brevet académique. Il enseigna pendant huit ans.

 

M. Beaulieu fit un voyage en Europe en 1889, et visita les principales écoles primaires de Paris pour se mettre au courant des nouvelles méthodes d’enseignement. À son retour, il s’efforça de faire profiter du fruit de ses études les écoles confiées à ses soins.

 

Voici la délimitation du district d'inspection de M. Beaulieu : le comté de Témiscouata, les municipalités de Saint-Alexandre et de Pohénégamook, dans le comté de Kamouraska, et les écoles de Saint-Simon et de Saint-Mathieu-de-Rioux, dans le comté de Rimouski. »

 

Chaque année, l’inspecteur d’écoles devait faire un rapport à la commission scolaire à la suite de sa visite du printemps. Voici un extrait du rapport du 20 mai 1894 signé par Théophile Beaulieu :

 

« J’ai fait la semaine dernière ma visite aux écoles de cette municipalité (Saint-Mathieu-de-Rioux), excepté celle du no 5 que je visiterai demain. Les progrès ne sont guère sensibles aux écoles que j’ai visitées, c’est dû pour une bonne part au défaut d’assiduité des enfants aux écoles. MM. les commissaires devront donner une armoire aux écoles no 2 et no 3, un crucifix au no 3 et faire mettre les cabinets d’aisance en ordre à toutes leurs écoles. » (Recherche de Marjolaine Bernier)

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# 3925               23 octobre 2017

Nomination à la commission scolaire

En 1883, l’abbé Charles-Hermel Tremblay, 30 ans, est nommé curé de Saint-Mathieu-de-Rioux. Il remplace l’abbé Thomas Gravel. Comme le veut la coutume, il est nommé commissaire d’écoles. Voici un extrait de la revue L’enseignement primaire, janvier 1884, qui officialise la nomination du curé Tremblay :

 

« Il a plu à Son Honneur le lieutenant-gouverneur, par un ordre en conseil, en date du 26 novembre dernier (1883), de nommer le Révérend Louis Charles H. Tremblay, prêtre, commissaire d’écoles pour la paroisse de Saint-Mathieu de Rioux, dans le comté de Rimouski, en remplacement du Révérend Thomas Gravel, qui a quitté définitivement les limites de la municipalité. »

 

Notons que c’est le lieutenant-gouverneur qui est responsable de ces nominations. Dès son entrée en fonction, le curé Tremblay fut nommé président de la commission scolaire.

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# 3895               11 octobre 2017

Texte de Rosaire Dionne

Sous le titre « Saint-Mathieu se fait hôte », l’abbé Rosaire Dionne a publié un article dans le Courrier de Trois-Pistoles en 1991, soit lors du 125e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici ce texte :

 

« Le 125e anniversaire de Saint-Mathieu réveille des souvenirs et suscite des initiatives. Les gens de la paroisse ont la mémoire en fête, le cœur à l’hospitalité et l’esprit aux activités.

 

L’enracinement des Anciens, face au lac ou à la montagne sur une terre revêche souvent, nous a laissé une capacité de renouvellement et de permanence.

 

Quand je pense aux grandes familles de mon enfance : les Ouellet, Fournier, Rousseau, Théberge, Rioux, Beaulieu, Parent, Bérubé, Jean, D’Auteuil, Lagacé, Boulanger, etc. je revois des hommes et des femmes de la race et de la qualité des pionniers. Hommage soit rendu à tous ces bâtisseurs grâce au dynamisme du Comité du 125e.

 

Le doyen actuel, Edmond Dionne, est de la même étoffe que ceux et celles de sa génération. Il a fait ce qu’il avait à faire avec Valentine Jean, son épouse de regrettée mémoire, tout autant déterminée et compromise que lui pour l’impérissable. Je les ai toujours considérés comme des équilibristes de l’impossible. La Ferme du lac Enr. témoigne de leur travail depuis 1926. Il s’agit d’une propriété de 220 hectares dont 180 en forêt et 40 en culture.

 

Vétéran de la forêt en région, mon père a reçu le premier prix de la section Terre à bois dans un concours organisé par l’Association forestière du territoire. En 1970 et en 1974, on lui décerne un certificat de ferme forestière. À l’âge de 80 ans, il réussit à se classer deuxième au concours forestier régional. En 1954, il est troisième au concours de la Médaille d’or du Mérite agricole. Ces distinctions s’accueillent comme une récolte de bonnes choses. Nous pouvons fêter ensemble, mais à chacun de faire sa propre récolte.

 

Sans la fête, en effet, la mémoire n’est que nostalgie et, sans mémoire, la fête n’est que passe-temps. Quand la mémoire va jusqu’au bout d’elle-même, elle fait tellement vivre le passé dans le présent que le présent fait, à son tour, un bond dans l’avenir. Et quand l’avenir est là, la fête peut commencer, fête qui porte déjà des fruits parce qu’elle a toujours ses racines.

 

La liturgie chrétienne ajoute à cette dimension l’anticipation de ce qui un jour ira bien et éclatera comme la bonne nouvelle par excellence. Bonne récolte à notre 125e. » (Fin du texte cité)

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# 3860               27 septembre 2017

Avec ce livre, je veux faire parler les consciences en santé.

 Voici un texte de Gaton Bourdages de Saint-Mathieu-de-Rioux :

Comment un ex-détenu de prison et de pénitencier, ex-homme d’affaires ayant brassé des millions $$$ et ex de bien autres choses peut-il en arriver à écrire et publier un ouvrage portant le titre de : « Conscience… en santé ou malade ? » ?

 

À la question, je réponds ainsi. Il m’en a pris plus de 28 ans pour accoucher de cet ouvrage dont l’embryon a été fécondé en milieux carcéraux (1989-1991) et par la suite développé. Combien d’aides reçues pour y arriver ! Que de mercis alors à formuler !

 

Plus encore, trois autres ouvrages littéraires ont précédé1.

 

Je suis de celles et ceux souscrivant à l’idée que « ça va plutôt mal sur notre belle planète »; que des prises de consciences ont à se faire alors que des souffrances, déjà, assombrissent les univers d’êtres humains à deux pattes comme vous et moi; qu’à être vulgaire j’écrirais : « il y a des coups de pied au c… qui se perdent ».

 

De conscience je puis parler. Comme indiqué en introduction prison et pénitencierS  j’ai fait. J’avais à le faire. Je n’avais pas le goût de le faire. J’avais besoins de le faire. Je suis content de l’avoir fait. Si vous saviez combien et comment « ça » parle des murs, des planchers et des plafonds de cellule. Combien aussi ça bavarde des portes d’acier de cellule lorsqu’elles se ferment. Plus encore. Des barbelés… vous savez de ceux de la catégorie entourant des enceintes carcérales… ça vous dirait quoi ? Tout ce qui précède m’a parlé. Elle et ils avaient tellement de choses à me dire.

 

C’est maintenant mon tour de dire des choses avant ou après les avoir écrites.

 

Dans les conférences que j’ai privilèges de donner, je suis si à l’aise de parler de conscience moi qui, en 1988, a réalisé une grosse affaire $$$, pour l’époque et dans le milieu d’alors. Une affaire légalement blindée mais si immoralement, à la fois, blindée.

 

Monsieur Jean, Charles-Édouard, m’a généreusement offert de vous présenter mon dernier-né : « Conscience en santé ou malade ? »

                        


Pour vous donner une idée, quelques titres de chapitres : « Pour qui  et pourquoi écrire sur la conscience ? » - « Après Charbonneau (la Commission) est-il encore pertinent d’écrire sur la conscience ? » - À quelle vitesse vivez-vous votre vie (j’ai pensé écrire roulez-vous votre vie) ? » - « Vivre enfin libre… »

 

Ne possédant aucun diplôme académique (oui, je suis sérieux même pas de Sec. V avec et, je dirais, malgré mes plus de 15 années d’études dont trois universitaires post-carcérales), mon écriture est accessible autant pour les chemises à carreaux que pour les intellects à chemise blanche. Je suis à l’aise avec les deux.

 

Mes conférences s’adressent à des publics de tout calibre ou statut. J’ai donné conférences en prison et en milieux universitaires.

 

Je m’arrête ici de peur d’abuser.

 

Je vous remercie de m’avoir lu. Si vous désiriez m’écrire :

unpublic@gastonbourdages.com

 ________

[1]  2001 – réédité 2007 « J’ai mal à ma liberté…j’ai tué…sur le chemin du pardon » La Plume d’Oie – Édition-Concept – Cap St-Ignace.

– 2011 - « Histoires de morts au cours de la vie » - Gaston Pineau – Martine Lani-Bayle – Catherine Schmütz, coord. Préface de Edgar Morin » - L’Harmattan – Paris – J’y signe un chapitre de ce collectif

- 2013 « Examens de conscience…Autopsie de l’injustifiable » - À compte d’auteur -

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# 3835                15 septembre 2017

Saint-Mathieu en 1863

En lisant d’anciens textes, on obtient parfois des renseignements précieux. Ceci est un extrait du livre Colonisation du Bas-Canada (1851-1861) écrit par Stanislas Drapeau et édité en 1863, p. 54-55.

 

« La colonisation s'est également bien développée dans les seigneuries, malgré la valeur plus élevée du prix de terres, puisqu'aujourd’hui nous comptons trois autres paroisses nouvelles qui ont surgi durant ces dernières dix années, suivant que le constatent les calendriers de 1851 et 1861. Ces paroisses sont celles de Saint-Octave, Saint-Anaclet et Saint-Mathieu, formées par les démembrements de Métis, Rimouski et Saint-Simon, lesquelles nouvelles paroisses commencent les deuxièmes rangées de paroisses qui bordent le Saint-Lament, dans les seigneuries. Chacune possède un prêtre résident, à l’exception de celle de Saint-Mathieu, qui est desservie par M. le curé de Saint-Simon. […]

 

Saint-Mathieu, formé par le démembrement de la paroisse de Saint-Simon, possède une chapelle temporaire, et les habitants sont desservis par M. le curé de Saint-Simon, comme je viens de le dire. Deux écoles sont ouvertes donnant l’instruction à 72 enfants. Le site élevé et déjà beau de cette paroisse naissante, nous dit le vénérable et fidèle Touriste Canadien dans ses notes sur les paroisses du Bas-du-Fleuve. Bien qu’entouré de bois, de collines et de montagnes, Saint-Mathieu offre au regard du voyageur, tout proche, au pied même du côteau sur lequel est bâtie la chapelle, un lac charmant, qui vient de quelques arpents au-delà, dans l’ouest, et qui se continue, sous forme de rivière ou même de ruisseau, à trois lieues plus bas à l’Est, jusqu’à la vieille église du Bic, située entre Saint-Fabien et Sainte-Cécile. […] Je ne puis offrir aucune statistique sur les développements agricoles de cette nouvelle paroisse ; les chiffres du recensement de 1861 ayant été portés au profit seul de la paroisse de Saint-Simon. »

 

Dans la suite de ce texte, quand on parle de la Seigneurie Rioux, on vise les rangs 3, 4, 5 et 6 de Saint-Mathieu. Quand on parle des terres de la couronne, on désigne ce qui est aujourd’hui le Lac-Boisbouscache. Voici la suite :

 

« Un chemin dit de Saint-Simon part du troisième rang de la seigneurie Rioux et se dirige vers l’intérieur (vers le sud). M. J. L. Caron, conducteur actuel des travaux, dit que ce chemin passe à travers une vaste étendue de belles terres qui n’attendent que les bras du défricheur pour devenir fertiles. Les terres dont parle M. Caron sont celles renfermés dans la seigneurie. Il ajoute que, lorsque le chemin aura atteint les terres de la Couronne, la colonisation prendra un plus rapide essor : les conditions d’acquisition étant plus faciles. M. Charles François Caron, ancien conducteur des travaux de ce chemin, tient le même langage, et dit que les terres que traverse cette route sont bonnes, mais il croit celles qui sont plus en profondeur - c’est-à-dire les terres de la couronne - d’une qualité encore supérieure : le bois qui y croît étant de merisier, érable et autres bois francs qui, d’ordinaire, ajoute-t-il, indiquent un sol riche. »

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# 3800                1er septembre 2017

Élevage de renards

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donne beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve notamment des renseignements sur l’élevage du renard.

 

Dans le rapport, on peut lire : « La municipalité compte 7 éleveurs d'animaux à fourrure. Ils ont vendu en coopération à l’Île du Prince-Édouard, en 1937, 250 peaux de renards au prix moyen de 15 $ l'unité. Cet élevage a donc apporté un appoint de revenu de 536 $ en moyenne par éleveur. »

 

C’était un revenu très appréciable car, cette année là, la vente du sucre d'érable a rapporté en moyenne 50 $ par érablière, la vente de porcs 165 $ par ferme et la vente des produits laitiers 300 $ par ferme.

 

Après avoir fait un appel sur la page Facebook de Ghislaine Théberge, Lisette Voyer a mentionné qu’un des éleveurs était Omer Rousseau, fils de Désiré, qui avait une terre sur la rue de la beurrerie.

 

Thérèse Desjardins a indiqué que son grand-père Cyprien Desjardins du Sud du lac s’adonnait aussi à cet élevage. Lorenzo Dionne a mentionné que son père Désiré Dionne du Faubourg du moulin avait aussi été un éleveur de renards.

 

Comme le renard est omnivore, on pouvait le nourrir, en partie, de restes de table. Les renards vivaient généralement à l’extérieur dans des enclos grillagés, genre broche à poule. La base devrait être enfouie à 6 pouces dans le sol pour ne pas qu’un renard creuse un trou et s’évade.

 

L’auteur du rapport écrit : « L'élevage du renard se pratique sur au-delà de 80 fermes dans le comté de Rimouski et rapporte aux éleveurs des revenus très variables qui sont parfois de beaucoup inférieurs aux dépenses d'exploitation. Cette industrie se pratique à peu près exclusivement pour la vente des fourrures. Très rares sont les renards élevés ou vendus pour la reproduction.

 

Nous n'avons pas à démontrer ici combien de renardières furent une cause de ruine complète pour un grand nombre de fermiers dans la Province. Ce fait est connu et Rimouski n'en fut pas exempt. Cette industrie a mal débuté parce qu'elle a été mal dirigée et le marché est aujourd'hui (en 1937) encombré par une surproduction de mauvaises fourrures. Plusieurs causes d'échecs sont dues à une mauvaise alimentation des renards. »

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# 3520                 13 mars 2017

Un oiseau rare à Saint-Mathieu

Sous le titre de Cet oiseau ne devrait pas être au Québec, le Journal de Québec a publié dans son édition du 13 décembre 2016, un article sur un oiseau, le tohi tacheté, qui a élu résidence à Saint-Mathieu-de-Rioux depuis le 2 décembre 2016. Voici ce qu’a alors écrit Stéphanie Gendron dans ce journal :

 

« Un oiseau qui devrait se trouver dans l’ouest du pays a attiré à ce jour au moins 60 curieux dans la cour d’une dame de Saint-Mathieu-de-Rioux dans le Bas-Saint-Laurent, depuis qu’il s’y nourrit.

 

Le tohi tacheté est loin de chez lui. L’oiseau devrait rester dans l’ouest de l’Amérique du Nord toute l’année et ne pas se retrouver au Québec. « Quand je l’ai vu la première fois le vendredi 2 décembre, j’ai cru que c’était un merle d’Amérique », raconte Lise Dionne, la première qui l’a observé et celle qui le nourrit depuis dix jours.

 

 

Deux jours plus tard, il s’est posé à ses pieds et elle l’a photographié. Après quelques vérifications, elle a constaté que c’était un tohi tacheté et que c’était très rare de pouvoir l’observer ici. Elle a partagé sa découverte sur internet auprès d’autres passionnés d’oiseaux.

 

Engouement

Depuis, une soixantaine de personnes venant d’aussi loin que du Nouveau-Brunswick, de Sorel et de Victoriaville, ont fait le chemin jusqu’à Saint-Mathieu-de-Rioux pour le photographier et l’observer. « Je lui mets des graines, du beurre d’arachides et des dattes vers 7 h 15 le matin et il apparaît et se nourrit au sol vers 7 h 30. Le seul moment où on l’a moins vu, c’est quand une dizaine de personnes le photographiaient en même temps », a dit Lise Dionne.

 

Perdu

Il existe une espèce de tohi au Québec, le tohi à flancs roux. Il peut être observé, mais pas très souvent, dans le sud de la province. « Mais dans ce cas-ci, c’est un tohi tacheté et c’est vraiment rare de le voir ici. Est-ce qu’il est désorienté ? Est-ce qu’il s’est retrouvé dans une tempête ? C’est encore le mystère des oiseaux perdus », souligne Mireille Poulin, biologiste spécialisée en ornithologie pour Go Oiseaux à L’Isle-Verte.

 

(…) De la même famille que les bruants et de la grosseur d’un merle, l’oiseau a un bec conique qui lui permet de manger des graines. « Il pourrait survivre cet hiver, mais c’est loin d’être certain, évidemment à cause du froid. » Lise Dionne n’arrêtera pas de le nourrir chaque matin, tant que l’oiseau viendra la visiter. « On espère vraiment qu’il passe l’hiver ici », conclut-elle. » (Fin du texte cité)

 

La page Facebook de Ghislaine Théberge nous apprend récemment que l’oiseau n’a pas quitté depuis. D’ailleurs, en date du 10 mars 2017, Lise Dionne écrit : « Il est très futé ce Tohi. Il est très prudent ... Il se nourrit tôt le matin ou tard en PM afin d'éviter l'achalandage des plus gros oiseaux ! »

 

À ce jour, la présence de cet oiseau a attiré plus de 200 ornithologues amateurs du Québec et du Nouveau-Brunswick.

 

La vocation touristique de Saint-Mathieu-de-Rioux se confirme par le séjour de ce nouveau touriste. D’ailleurs, dans un message du 11 mars 2017, Lise Dionne indique qu’elle a « répertorié une cinquantaine d'oiseaux de différentes espèces à Saint-Mathieu ». Elle invite les ornithologues amateurs à venir faire de l’observation aux abords du Petit lac Saint-Mathieu.

 

La photo est de Lise Dionne.

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# 3510                 9 mars 2017 

Place aux femmes

Dans la petite histoire comme dans la grande histoire, les femmes sont souvent oubliées. Pourtant elles ont joué un rôle important.

 

À Saint-Mathieu, qui a déjà entendu parler de Sophie Bergeron, Archange Jean et Élisabeth Côté ? Pourtant, l’histoire a retenu les noms de leur mari qui sont respectivement Michel Jean, Élie Dionne et Louis Parent (père), les premiers défricheurs.

 

Plus près de nous, à part la parenté, qui pourrait replacer Eugénie Lebel, Gracia Ouellet et Ilda D’Auteuil ? Pourtant, ce sont les épouses des maires de Saint-Mathieu de 1934 à 1967 qui sont respectivement Alfred Belzile, Onésime Dionne et Réal Dionne.

 

La première femme marguillier de la paroisse est élue en 1966. Dans l’album-souvenir du centenaire, on l’appelle Madame Gérard Belzile, d’ailleurs comme c’est inscrit dans les registres paroissiaux. Pourtant, son nom est Jeanne Gagnon.

 

Une des raisons de ces oublis est qu’en se mariant la femme prend le nom de son mari, un peu comme les religieuses qui choisissent un nouveau nom. Ce n’est que dans les années 1980 que les femmes ont pu commencer à conserver leur vrai nom et à devenir légalement autonomes. Quand on retrouve, dans les anciens écrits, des noms de femmes cachés sous les noms de leur mari, il faut faire des pirouettes pour retracer leur identité.

 

Pourtant les femmes de Saint-Mathieu ont contribué autant et peut-être plus que les hommes au développement de la paroisse. On ne saura jamais si certains hommes sont devenus illustres à cause de leur femme qui les conseillait. Pensons à ces mères de famille qui ont mis au monde de nombreux enfants, les ont éduqués et n’ont pas cessé de leur manifester leur tendresse du berceau à la tombe.

 

Les femmes du milieu rural, en plus de mettre des enfants au monde, ont participé aux travaux de la ferme en trayant les vaches, en semant des jardins, en récoltant les légumes, en filant la laine, en soignant les poules et en ramassant les œufs, en défaisant des vêtements usagés pour en faire de nouveaux, en fabriquant le savon, en lavant le ligne, en faisant le ménage de la maison, en préparant les repas, en ramassant les petits fruits des champs, en faisant le beurre, en bourrant les matelas de paille, etc. Dans le milieu villageois ou urbain, plusieurs de ces tâches leur incombaient.

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# 3485                 27 février 2017

Un Mathéen en France

Saint-Mathieu-de-Rioux au Québec a vu un des siens participer à l’émission de télévision The Voice en France samedi le 25 février 2017. Il s’agit de Yoann Guay, un jeune homme de 16 ans. Il n’a pas été retenu par les juges, mais son talent a été remarqué.

 

 

Voici ce qu’écrivait TF1 quelques heures avant l’émission :

« Jeune expatrié canadien, Yoann Guay ne se balade jamais sans sa guitare. Il décide de participer à cette sixième saison de The Voice afin de faire découvrir sa voix au public français. Pour ces Auditions à l’Aveugle, Yoann Guay s’accompagne de sa guitare et reprend le titre « J’entends siffler le train » de Richard Anthony dans l’espoir d’attirer l’attention des Coachs. Son timbre de voix lui permettra-t-il de gagner sa place au sein de l’équipe de l’un d’entre eux et d’accéder ainsi aux Battles ? »

 

On peut voir la prestation à :

http://www.tf1.fr/tf1/the-voice/videos/yoann-guay-j-entends-siffler-train-de-richard-anthony-saison-6.html

 

Voici ce qu’écrivait Ruben VANYPER, pour TF1 le 26 février, au lendemain de l’émission :

« Yoann Guay n'a pas réussi à faire se retourner les coachs. Pourtant, sa voix atypique aurait dû les intriguer. Du haut de ses 16 ans, le jeune Québécois a une voix très grave. Et pour la mettre en avant, il a interprété J'entends siffler le train de Richard Anthony. Pour Mika, le jeune homme est "un senior". Un avis qu'a partagé Florent Pagny. Et pourtant... À la fin de sa prestation, les coachs, curieux, n'ont pas hésité à se retourner pour découvrir la personne qui se cachait derrière cette voix. Force est de constater qu'il faut toujours se méfier des apparences... »

 

Félicitations à ce jeune homme et bonne chance pour l’avenir.

 

La photo est de TF1.

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# 3410                 28 janvier 2017

Le prochain anniversaire

Dans la monographie Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire, j’ai écrit : « Le centenaire de Saint-Mathieu aurait dû être célébré en 1958 pour souligner l’érection de la paroisse. Il est probable que ce détail ait échappé au curé Alfred Bérubé et aux marguilliers de l’époque. Quand l’abbé Gérard Cayouette est nommé curé en 1959, il réalise cet oubli.

 

Il aurait pu alors choisir 1965 pour commémorer l’érection civile de la paroisse, mais comme, selon la tradition, il revient à la fabrique de souligner un tel événement, il préfère attendre 1966 qui est le centième anniversaire de l’arrivée du premier curé résident. C’est donc la première fois en 1966 qu’on souligne un anniversaire de la paroisse par des festivités. »

 

En 1966, 1991 et 2016, on a fêté respectivement le 100e, le 125e et le 150e anniversaire de la paroisse. Pourtant, ce n’était pas un anniversaire de la paroisse. On soulignait l’arrivée du premier curé résident. La Fabrique en 1966 et en 1991 en avait décidé ainsi. La municipalité en 2016 a fait de même. À partir de la première décision de la fabrique, les autres se sont enchaînées.

 

Quand j’ai écrit la monographie de Saint-Mathieu-de-Rioux, j’étais toujours mal à l’aise de parler d’anniversaires de la paroisse, car le fondement historique ne justifiait pas ces appellations. Je n’avais pas le choix. Les autorités religieuses puis civiles en avaient décidé ainsi.

 

Pourtant, Saint-Anaclet-de-Lessard dont l’érection canonique a eu lieu en 1858, la même année que Saint-Mathieu, et l’érection civile l’année suivante a fêté son 150e anniversaire en 2009, sept ans avant Saint-Mathieu.

 

Dans ce contexte, quatre options se posent :

 

1. Fêter le 175e anniversaire d’érection de la paroisse en 2033.

2. Fêter le 175e anniversaire d’érection de la municipalité en 2040.

3. Fêter le 175e anniversaire de l’arrivée du premier curé résident en 2041.

4. Fêter le 200e anniversaire de fondation de Saint-Mathieu-de-Rioux en 2030.

 

Dans la dernière option, on ne parle pas de paroisse ni de municipalité tout comme le font Québec et Montréal, par exemple. Québec a vu arriver Samuel de Champlain en 1608. On a fêté le 400e anniversaire de fondation en 2008. Montréal a vu arriver Pierre de Maisonneuve en 1642. On fête le 375e anniversaire de fondation en 2017.

 

Personnellement, j’opte pour l’option 4. Je laisse au soin des Mathéens et Mathéennes de discuter de cette proposition pour qu’une décision soit prise quand le temps sera venu.

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# 3370                 12 janvier 2017

Les contes à Saint-Mathieu-de-Rioux

Le 20 août dernier, Georgette et moi avons été invités à participer aux festivités du 150e anniversaire en racontant des « Charleries » de Monsieur Charles-Édouard Jean,  écrivain et professeur de mathématiques. 

 

Ce fut une très belle soirée où 65 personnes ont tendu l’oreille pour les faire rêver de leurs jeunes temps à Saint-Mathieu-de-Rioux. Plusieurs nous ont dit après la soirée « J’ai pensé à mon grand-père… Je l’imaginais là…» « Ça fait du bien… une soirée comme ça ». Aux dires des organisateurs, ils n’attendront pas 150 ans pour recevoir d’autres conteurs!

Pour nous, ce fut une expérience très enrichissante d’entrer dans des personnages avec toutes leurs émotions de ce temps-là et surtout d’entrer en communication avec les gens présents, de jaser, d’échanger avec eux. Espérons revivre ces beaux moments.

 

Nous suggérons d’ajouter un autre volet aux « Charleries », soit  de les présenter aux étudiants dans les écoles de la région. Comme on dit : « Il faut savoir d’où on vient pour savoir où l’on va ». Avec les histoires de monsieur Jean, nous savons d’où nous venons …


 

Daniel, Georgette

La Porte ouverte sur les mots              #  1    522 rue du Chanoine Page, Rimouski, G5N 1G9

www.laporteouvertesurlesmots.com

grenaud18@hotmail.com     projeandaniel@hotmail.com   418-731-0055

Texte et photo : Georgette Renaud et Daniel Projean, auteurs et conteurs/formateurs.

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 # 3330                 27 décembre 2016

Conférence de Bernard Vachon
Je reproduis avec plaisir le texte d’une conférence prononcée par Bernard Vachon le 17 septembre 2016 à Saint-Mathieu-de-Rioux, lors d'une soirée organisée dans le cadre des Fêtes du 150e anniversaire de la municipalité.

…………………..

 

« Évolution de la ruralité à Saint-Mathieu »

Conférence dans le cadre des fêtes du 150e anniversaire de la

municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux1

17 septembre 2016

 

Bernard Vachon, Ph.D.

Professeur retraité de l’Université du Québec à Montréal

Spécialiste en développement local et régional

Résident au Rang 5, Saint-Mathieu-de-Rioux.

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Je voudrais tout d’abord féliciter les membres du Comité organisateur des Fêtes du 150e et les très nombreux bénévoles qui, depuis le mois de février dernier, ont offert un programme diversifié d’activités et d’événements pour souligner en grand cet anniversaire de la municipalité. Un merci aussi aux organisateurs de cette soirée spéciale pour leur aimable invitation.

 

D’entrée de jeu, je veux profiter de ce temps de parole pour vous dire combien, mon épouse Francine et moi, ainsi que nos trois garçons, sommes reconnaissants au hasard de la vie de nous avoir conduits dans le rang 5 de St-Mathieu-de-Rioux où, un 20 juin 1979, nous avons déposé nos valises, il y a de cela 37 ans. L’accueil de la population a été des plus chaleureux et notre projet d’élevage ovin et de remise en état des terres et des bâtiments de la ferme nouvellement acquise a bénéficié des conseils et des talents de nombreuses personnes qui sont devenues des amis. Je salue ici la famille agricole Omer Beaulieu, les menuisiers Gilbert Jean, Roger Jean, Bill Moore et Gervais Tanguay, l’électricien et plombier Raynald Vaillancourt, les mécaniciens Jean-Paul et Sabin Vaillancourt, les garagistes Michel Vaillancourt et avant lui son père. Les rêves qui nous animaient à notre arrivée se sont pour la plupart réalisés allant même au-delà de nos vœux.

 

La communauté de Saint-Mathieu-de-Rioux fête cette année 150 ans d’histoire. 150 ans qui ne se sont pas écoulés comme un long fleuve tranquille, des périodes sereines, d’autres troubles ayant marqué son parcours. C’est ce dont je voudrais vous entretenir ce soir.

 

1. La phase d’occupation et de développement du territoire

C'est au milieu du XIXe siècle que des hommes, à l'étroit sur le littoral, entreprennent la conquête du haut-pays et défrichent les premières terres.

 

Le premier qui s'aventura dans les concessions de la future paroisse de Saint-Mathieu fut Michel Jean.  Natif de Saint-Jean-Port-Joli, il était maçon de profession.  Il s'établit d'abord à Trois-Pistoles puis prit possession d'une terre située à environ huit arpents à l'ouest de l'église actuelle de St-Mathieu.  Dès son arrivée en 1830, il travailla avec acharnement à défricher son lopin de terre.  Il ne pouvait compter que sur sa famille et trois amérindiens de la nation Micmac établis déjà en ces lieux : Abraham René, Jeannot René et Isaac René.

 

Après trois ans de labeur soutenu, il alla vendre des échantillons de sa récolte à Trois-Pistoles.  On fut étonné de constater qu'il était possible de vivre à cet endroit et bientôt d'autres suivirent la trace du pionnier.

 

Ainsi commença le mouvement de colonisation du territoire qui allait devenir la paroisse, puis la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Au sud de Saint-Simon, le site choisi pour ériger le nouveau village est splendide.  On imagine l'émerveillement des pionniers : deux grands lacs allongés encastrés dans une vallée radieuse, dominée par un éperon rocheux, site idéal pour y construire la première église et le noyau de village.

 

La reconnaissance d'un bon potentiel agricole et la présence d'un microclimat dû à l’étendue des lacs attirent de nouvelles familles.  La vie s'anime.  On ouvre des rangs, on sème, on bâtit.  Les espoirs sont sans limites.  On est de la race des bâtisseurs de pays, de pays où la vie rurale est porteuse d'avenir.

 

Des fermes surgissent ici et là, mais aussi des commerces et les services nécessaires au bon fonctionnement de la communauté naissante.

 

Les travaux de la première chapelle débutèrent en février 1861.  La construction alla bon train puisque l'église fut bénite le 15 juin de la même année.

 

Durant plus d’un siècle, la petite communauté de Saint-Mathieu allait se développer sur la base de trois piliers : l’activité agricole et forestière, l’industrie artisanale, les commerces de proximité et les services publics à la population.

 

1.1 La croissance démographique

Toute cette activité s’accompagna de l’arrivée de nouvelles familles et la population s’accrut à un bon rythme. Alors que 15 personnes étaient établies dans le rang 3 en 1858, le nombre de résidents passa à 880 en 1870, puis à 1 333 dix ans plus tard (1880). Ces chiffres diminuèrent toutefois dans les années suivantes puisque les statistiques révèlent une population totale de 1 000 habitants en 1887 et de 930 en 1890. Cette décroissance rapide s’explique par le départ de plusieurs jeunes hommes et jeunes familles vers les États de la Nouvelle-Angleterre pour y travailler dans les usines, notamment les filatures.

 

Un nouveau palier est atteint vers 1950 alors que la population est de 1 200 habitants. Dans un effort pour garder leurs enfants dans la paroisse, les pèreFs fractionnent leur propriété en petites unités. Ainsi, une terre de 10 arpents de front par 30 de profond sera subdivisée en 2 ou 3. Mais on constate rapidement qu’une terre de 2 ou 3 arpents de front fait difficilement vivre une famille. Les sols cultivables apparaissent bientôt surpeuplés, ce qui entraîne un nouveau mouvement d’exode vers les villes où la croissance industrielle a grand besoin de main-d’œuvre.

 

1.2 L’activité agricole et forestière

En 1878, la municipalité compte déjà 90 fermes : 48 sont établies dans le rang 3, 24 au rang 4 et 12 dans le rang 5. Un faible nombre dans le rang 6 et au village.

 

Le nombre maximum de fermes sera atteint en 1891 alors que 122 propriétés agricoles sont enregistrées. Ce nombre passera à 87 en 1921, à 89 en 1931, à 105 en 1941, à 78 en 1961. Il s’agit de petites fermes familiales polyvalentes, dont les activités sont principalement tournées vers la satisfaction des besoins de base de la famille.

 

Dans les rangs, les fermes se succèdent sans discontinuité ; pas de sols en friche, les clôtures de perches sont bien alignées et les bords de chemin soigneusement entretenus.  Les tracteurs ont fait leur apparition dans les champs au cours des années 50, mais les chevaux sont encore bien présents : on en comptait 42 dans le seul rang 5.

 

Les années 1950, c'est la décennie de l'électrification dans les rangs.  L'ampoule vient remplacer la flamme vacillante du fanal.  Quel bonheur d'aller traire les vaches à la lumière électrique.  Un ancien me rappelle : « Avant l’arrivée de l’électricité, on allait traire les vaches deux seaux d’eau dans les mains et l’anse du fanal dans la bouche. Les risques d’incendie étaient toujours présents à l’étable comme à la maison où l’on s’éclairait à la lampe à l’huile ». Quelques appareils nouveaux font leur entrée dans les foyers pour alléger les tâches domestiques.

 

À partir du milieu des années 1950, les incitations à la spécialisation, l’introduction de la mécanisation, l’adoption de nouvelles méthodes culturales, (et plus récemment la robotisation de certaines tâches), accélèrent les phénomènes d’abandon, de regroupement et de restructuration des fermes. Et les problèmes de relève ne sont pas sans incidences sur l’évolution de l’activité agricole.

 

L’activité forestière a connu une évolution analogue. Pour approvisionner les trois moulins à scie et les usines de transformation qui se sont implantées sur le territoire de Saint-Mathieu, les coupes de bois sur les réserves forestières de la Brown Corporation et la concession forestière accordée à même les terres publiques de l’ancienne seigneurie Nicolas-Rioux, créaient plusieurs emplois saisonniers. La disparition des scieries locales et des usines de transformation, conjuguée à l’introduction progressive des technologies performantes d’abattage et de débardage, ont contribué à éliminer la plupart des emplois en forêt. L’usage aujourd’hui des équipements multifonctionnels explique la disparition presque complète du métier de bûcheron remplacé par celui de chauffeur de machineries lourdes sophistiquées appartenant à des entreprises de l’extérieur.

1.3 L’industrie artisanal

L’industrie artisanale est particulièrement florissante à Saint-Mathieu jusqu’au milieu des années 1960. Cette activité industrielle compte un moulin à farine à la décharge de la rivière Neigette (Faubourg du moulin), trois moulins à scie (le dernier au village a été détruit par un incendie en 1991), une beurrerie2, une usine de boîtes à beurre3 et de boîtes à pommes, une autre de coffrets d'écoliers, de chaises, de râteaux à foin, de manches de haches, de talons de souliers, de pattes de meubles, etc.

Toutes ces activités composaient une économie de production dynamique (agriculture, foresterie, industrie) qui créait de nombreux emplois réguliers et saisonniers.

 

Les familles étaient nombreuses et l'ouvrage ne manquait pas. Bien sûr, la vie était rude, mais chacun se sentait solidaire de sa communauté et l'on ne calculait pas les heures passées aux champs ou à l'usine.

 

On n'était pas riches certes, mais qu'est-ce que la richesse ? Plusieurs m'ont dit qu'on mangeait bien, qu'on s'amusait fort et que le soir venu on dormait profondément.  N'est-ce pas là une forme de richesse, cependant très éloignée de nos critères actuels de consommation et d'accumulation matérielle ?

 

1.4 Activités commerciales et services à la population

Isolée des centres urbains et des grands circuits nationaux, l'économie d’autrefois est rurale et locale.  Ainsi en est-il de la vie sociale.  Celle-ci s'écoule dans une forme d'autarcie dont les règles sont définies sur la base des ressources humaines, naturelles, financières et techniques du milieu. L'ingéniosité, le talent et la détermination sont facteurs de progrès et de réussite.  Dans un tel univers, la concurrence qui déstabilise la rentabilité d'une entreprise ne vient pas de Chine ou du Mexique, mais d'un village ou d'une petite ville voisine.

 

L'apogée de la communauté rurale de Saint-Mathieu est atteint au cours des années 50 alors que la population culmine à quelque 1200 habitants (elle est d'environ 670 aujourd'hui) et que l’activité économique est intense. 

 

Au village, noyau multifonctionnel de la communauté, la vie est trépidante.  Pas de centre d'achats à vingt minutes de voiture. Toute la vitalité de Saint-Mathieu repose sur sa capacité à offrir du travail et à satisfaire les besoins de sa population.  Durant les mois paisibles d'hiver, plusieurs vont bûcher dans les chantiers pour accumuler quelques dollars nécessaires à l'achat d'un équipement de ferme ou à des travaux de construction. Dans les maisons on organise des veillées où l’on se rassemble pour danser et chanter.

 

Vers 1937, un relevé de la population active révèle que la paroisse compte 5 commerçants, 1 forgeron, 1 ferblantier-plombier, 43 journaliers (hommes de ferme, menuisiers, charpentiers, etc.), 7 domestiques, qui s’ajoutent aux 92 cultivateurs.

 

Au milieu des années 1950, le village compte un magasin général et deux coopératives à caractère agricole, trois magasins d'alimentation, une quincaillerie, une bijouterie, une meunerie, un abattoir, deux hôtels, deux maisons de pension, trois garages avec atelier mécanique, deux postes d’essence, une cordonnerie-sellerie, un bureau de poste, une caisse populaire (créée en 1937), deux ateliers de menuiserie, une forge, et une multitude de petits services établis dans des foyers privés :  couture, coiffure, tissage...  Au centre du village se dresse une grande écurie où sont gardés les chevaux pendant que l'on fait ses emplettes ou que l'on assiste à la messe.  

 

Les offices religieux, nombreux et fréquentés assidument par la grande majorité de la population jusqu’à la fin des années 1970, sont assurés par un curé et un vicaire qui habitent en résidence au presbytère. 

 

Quant à l’enseignement des jeunes, chaque rang a son école (deux dans le rang 3) et un couvent tenu par des religieuses ainsi qu’une école sont implantés au cœur du village. L’ensemble des écoles accueille plus de 300 enfants (la seule école qui dessert aujourd'hui toute la communauté compte moins de 40 élèves). Suite aux recommandations du rapport Parent des années 60, les écoles de rang sont abandonnées et les élèves sont regroupés dans une nouvelle école construite au village. Un service d’autobus scolaire assure le transport des élèves.

 

À Saint-Simon, le village voisin sis dans les basses terres du Saint-Laurent, le train apporte le sucre, la mélasse et autres denrées que les commerçants achètent en grosse quantité.  La plateforme de la gare est le lien avec le reste du monde.  On y vient pour accueillir des êtres chers ou pour aller visiter de la famille.  Parfois, c'est pour aller tenter sa chance ailleurs.

 

La combinaison de toutes ces activités a généré durant plusieurs décennies une économie de production et de services assurant le dynamisme et la croissance de la communauté de Saint-Mathieu.

 

2. Puis survient la rupture

Dès le début des années 1960 les premiers signes d’effritement et de déséquilibre se manifestent.  Les frontières de l'économie locale reculent.  Le marché du lait prend une ampleur nationale et de nouvelles règles de production (quotas) et de conservation sont imposées. Ceux qui ne peuvent y répondre sont écartés.  La taille des fermes s'agrandit par souci de rentabilité entraînant la disparition de plusieurs petits producteurs.

 

En 1962, le gouvernement fédéral accepte l'entreposage du beurre dans des boîtes de carton.  Une décision fatale pour l'usine des frères Dionne, la plus importante entreprise de boîtes à beurre au Canada, offrant des dizaines d'emplois pour la population de Saint-Mathieu. Il était impossible de concurrencer la boîte de carton, ce qui signifiait la mort de cette entreprise.

 

Le ramassage et la concentration du lait dans des usines régionales de transformation entraîne la fermeture de la beurrerie locale et la perte de ses emplois.

 

En 1976, on dénombre 25 fermes seulement dans la municipalité, plus que 6 en 1997 et 5 en 2016, soient deux fermes laitières, deux fermes ovines et un vignoble. À ces entreprises agricoles s’ajoutent 24 producteurs de sirop d’érable.

 

Depuis la fin des années 1970, des centaines d’hectares ont été retournés à la forêt, principalement dans le cadre des programmes gouvernementaux de reboisement…, avec la bénédiction du ministère de l’Agriculture, soustrayant d’autant ces superficies à la production agricole.

 

Précisons que les 5 fermes actuelles produisent en volume autant, sinon davantage que la centaine de fermes du début du siècle dernier. Cependant, du fait de la forte mécanisation, l’agriculture d’aujourd’hui crée bien peu d’emplois, soit à peine un emploi par ferme, secondé par un employé à temps partiel.

 

Le réseau routier s'améliore et l'automobile se généralise, ce qui contribue à briser l'isolement villageois et à rendre les villes voisines, Trois-Pistoles, puis Rimouski et Rivière-du-Loup, plus accessibles. Les commerces locaux font face désormais à la concurrence des centres urbains.

 

La disparition des chevaux, la généralisation de l’automobile et l’achat dans les villes régionales entraînent la fermeture de plusieurs petits métiers et commerces locaux.

 

Le recul des frontières économiques s'accompagne du recul des frontières sociales et culturelles. Les élèves du niveau secondaire vont à la polyvalente de Trois-Pistoles et ceux qui poursuivent leurs études partent pour de longs mois vivre dans les centres urbains. La télévision favorise par ailleurs la pénétration des valeurs de la société urbaine.

 

Cette ouverture sur l'extérieur entraîne un affaiblissement progressif de l'économie locale et un effritement de la cohésion sociale et culturelle.  Les emplois perdus dans le secteur agricole, l’activité commerciale et la transformation artisanale, ne sont pas remplacés par des emplois des secteurs de la grande industrie et des services spécialisés.

 

Faute d'emploi local, une partie de plus en plus importante de la population n'a d'autre alternative que l'exode.  L'exode rural fait ainsi suite à l'exode agricole.  Ceux qui partent sont généralement des jeunes attirés par la perspective d'emplois plus nombreux et variés à la ville, mais aussi par l'image d'un mode de vie facile et excitant.  Ces départs privent la communauté d'éléments dynamiques porteurs d'avenir.  La population restante est réduite et vieillissante.

 

Ces tendances se sont maintenues et accentuées jusqu’au milieu des années 1970.  Au début, la vitalité démographique et économique de la communauté a pu atténuer la portée des changements.  Mais, sans un apport d'énergies nouvelles, l'épuisement allait inévitablement se manifester.  Doucement, insensiblement tout d'abord, puis de façon de plus en plus marquée.

 

Saint-Mathieu, au même titre que des centaines d'autres municipalités rurales au Québec, est progressivement engagée dans la spirale de la dévitalisation dont l'issue est inquiétante. À la fin des années 1960, dans le cadre des travaux du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ), la fermeture des rangs 4 et 5 a été envisagée.

 

La structure économique traditionnelle étant en déclin et offrant peu de perspectives de reprise, sur quelles bases nouvelles, en fonction de quelles orientations, pouvait-on insuffler un dynamisme renouvelé à la communauté de Saint-Mathieu-de-Rioux ?

 

Des initiatives sont lancées, des projets voient le jour, des personnalités s’affirment dans les efforts de relance. Messieurs Adrien Ouellet et Georges Théberge notamment, s’avèrent particulièrement dévoués à la création d’entreprises pour la mise en valeur des ressources locales. Ils contribuent à la création de la Société d’exploitation des ressources des Basques (SER des Basques) et de l’usine de charbon de bois, Produits forestiers basques.

 

Mais il faut davantage. Et l’économie de production (agriculture, foresterie, transformation) ne semble pas la voie exclusive de la redynamisation de la communauté de Saint-Mathieu. D’autres avenues sont à explorer et à promouvoir. Elles se trouvent dans la mise en valeur des atouts du milieu naturel et la qualité d’accueil de la communauté.

 

Saint-Mathieu réinvente sa ruralité : agriculture, résidence, villégiature et plein air

Dans le respect de son authenticité et de l'harmonie de ses paysages, Saint-Mathieu réinvente sa ruralité pour une meilleure adaptation au contexte contemporain. À travers une combinaison d'éléments où s'enchevêtrent activités agricoles et télétravail, culture de la vigne et ébénisterie, résidences permanentes et villégiature, activités de plein air et services de proximité, la vie rurale de St-Mathieu se recompose sur de nouvelles bases. Une métamorphose profonde s'opère de laquelle émerge une ruralité redessinée, celle du XXIe siècle, faite de diversité et de cohabitations inédites.

 

Saint-Mathieu veut résolument offrir une alternative désirable à la ville. Que ce soit pour s’y installer à demeure, pour la durée d’un séjour saisonnier ou pour la pratique d’une activité sportive, Saint-Mathieu a beaucoup à offrir : centre de plein air, station de ski, parcours de golf, club de chasse et pêche, terrains de camping, chalets… et avant tout, une qualité de vie. Une nouvelle vocation émerge. Un village du futur est en ébullition.

 

Nos pionniers et leurs descendants ont façonné, sur près d'un siècle et demi, une communauté rurale agroforestière dotée d'une petite activité industrielle de sciage et de fabrication artisanale. La communauté d'aujourd'hui invente une ruralité nouvelle fondée sur une mixité d'activités dont l'axe central repose désormais sur le récréotourisme, la fonction résidentielle et la villégiature. La vie rurale de Saint-Mathieu est dorénavant faite de diversité et de cohabitation, dans le respect profond de son authenticité et de l'harmonie des lieux.

 

Conclusion : le devoir de la protection

Le défi qui se pose au futur de la communauté de Saint-Mathieu-de-Rioux est à la portée de la population locale, des élus, des organismes, des entrepreneurs : c'est celui de la cohésion sociale, de la solidarité, de la qualité de vie.

 

Malgré l'attraction persistante des grands centres urbains, un nombre croissant d'entreprises, d'individus et de familles sont sensibles aux avantages des petites communautés et à l'environnement rural. Faisons en sorte que la municipalité de Saint-Mathieu soit un milieu où il fait bon vivre, travailler, se divertir et s'épanouir.

 

Alors qu’en plusieurs lieux au Québec, la ruralité redevient attractive et désirable, il n’est pas utopique de croire désormais en un renversement spectaculaire de la tendance au déclin des dernières décennies, introduisant sur le territoire de Saint-Mathieu des forces capables de bouleverser en profondeur la structure économique et provoquer un renouveau démographique à l'origine d'un mouvement de reconquête et de recomposition du territoire.

 

La diversité et la qualité des services aux familles et aux entreprises, la protection et la mise en valeur de l'environnement naturel et bâti, la consolidation de l'appartenance territoriale et l'affirmation de l’identité culturelle, la concertation, le partenariat et la solidarité... deviennent des éléments fondamentaux du projet de société à se donner pour l'avenir durable de la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

La qualité de notre milieu naturel composé de lacs, de rivières, de sentiers, de champs en culture, de forêts et de paysages sublimes, est la première richesse sur laquelle bâtir l’avenir. Sachons protéger et mettre en valeur intelligemment ce patrimoine naturel. Il devient un facteur d’attractivité et d’implantation pour des travailleurs indépendants, des petites entreprises, des familles, des villégiateurs et des amateurs de plein air, lesquels génèrent une économie résidentielle (de consommation) complétant avantageusement une économie de production qui s’est affaiblie au cours des dernières décennies. Devenons une communauté rurale du XXIe siècle, désirée, fréquentée, occupée…, et jalousement protectrice de son cadre de vie.

 

Bibliographie

Album souvenir, Centenaire de Saint-Mathieu, 1866-1966, Saint-Mathieu 1966.

Jean, Charles-Édouard et Marjolaine Bernier ; Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire. Livre du 150e anniversaire de la municipalité de St-Mathieu-de-Rioux.

Institut de la statistique du Québec ; La population des régions administratives, des MRC et des municipalités du Québec, Gouvernement du Québec, 2016

Jean, Charles-Édouard ; Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire (1830-2016).

Vachon, Bernard (sous la direction de) ; Le Québec rural dans tous ses états, Boréal, Montréal 1991, 314 p.

Vachon, Bernard, "Le peuplement des régions rurales du Québec face aux phénomènes de dénatalité et de désurbanisation", in Populations rurales et populations agricoles, Université des Sciences et Technologies de Lille-Flandres-Artois, France, 1986, pp. 85-94.

Vachon, Bernard, "Pour une politique spécifique d'aménagement rural au Québec", in Trames, no. 11, Université de Montréal, Faculté d'Aménagement, 1996, pp. 78-84.

 

Note 1. Notes de conférence prononcée le 17 septembre 2016, lors d’une soirée consacrée à l’évolution de la ruralité à Saint-Mathieu-de-Rioux. Précédée de la projection du film de Jean-Claude Coulbois, Retour au pays d’en bas, réalisé en 1977. Présent à cette soirée, le cinéaste a expliqué les circonstances et le contexte dans lequel le film a été tourné. Plusieurs témoignages de résidents ont suivi.

 

Note 2. En 1932, la beurrerie de Saint-Mathieu transformait un total de 107,745 livres de beurre pour atteindre une production maximum de 182,207 livres en 1958.

 

Note 3. Dans les bonnes années, la production était de 400 000 boîtes par an. Une centaine d’hommes y travaillaient.

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# 3300                 15 décembre 2016

Fernand Dionne (1932 – 2016)

Fernand Dionne est décédé le 10 décembre, à l’âge de 84 ans. Fils d’Onésime Dionne, industriel, et de Gracia Ouellet, il est né à Saint-Mathieu-de-Rioux le 29 avril 1932 au moment où le pays vit une grande dépression économique suite à la crise boursière de 1929 à New York.

 

Il fait ses études primaires au couvent du village, puis son cours classique au Séminaire de Rimouski de 1944 à 1952 où il obtient son baccalauréat ès arts de l’université Laval. Par la suite, il prolonge sa formation en faisant des études universitaires en administration.

 

Il fait carrière principalement en éducation. Il est tour à tour le premier secrétaire trésorier de la commission scolaire régionale du Bas-St-Laurent, le premier secrétaire général et le deuxième directeur général du Cégep de Rimouski, le premier directeur régional de la Direction régionale du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie sous l’égide du ministère de l’Éducation.

 

Tout au long de sa vie, Fernand Dionne s’implique notamment dans l’organisation de régates régionales à Saint-Mathieu-de-Rioux et dans la fondation d’un club de Voile. Après sa retraite, il prend résidence dans sa paroisse natale où il est conseiller municipal pendant quelques années. En 2015, il écrit trois articles dans la monographie Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire parue en avril 2016.

 

 

 

L’hebdomadaire de Rimouski L’Avantage lui a rendu hommage le 14 décembre 2016 sous la plume de Pierre Michaud. Voici ce texte :

 

« Le député de Rimouski, Harold LeBel, et le Cégep de Rimouski rendent hommage au second directeur général de l'histoire du Cégep de Rimouski, Fernand Dionne, décédé le 10 décembre, à 84 ans.

 

« Je suis ému et je tiens à exprimer mes plus profondes sympathies ainsi que mes condoléances à la famille, aux amis et à tous les proches de Fernand Dionne. J’ai eu l’occasion d’échanger avec lui lors d’un récent point de presse sur la sauvegarde de la cathédrale et j’ai été impressionné par l’attachement qu’il avait pour sa région. C’était un homme dynamique et engagé dans sa communauté. M. Dionne se battait dur comme fer pour les causes dans lesquelles il s’engageait. Respecté de tous et grand passionné, il fut une grande source d’inspiration pour celles et ceux qui l’ont côtoyé », déclare le député de Rimouski.

 

« C’est avec tristesse que le personnel et la direction du Collège de Rimouski ont appris le décès de Fernand Dionne. M. Dionne a occupé différentes fonctions au Collège, dont celles de contrôleur de 1967 à 1968, de secrétaire général de 1968 à 1970 et de directeur général de 1970 à 1975. M. Dionne a été un grand précurseur pendant son mandat à la direction du Collège. Il a entre autres procédé à l’inauguration de la toute nouvelle bibliothèque Gilles-Vigneault en 1970 et il a réalisé plusieurs changements, notamment en ce qui concerne le développement de plus d’une douzaine de programmes de formation professionnelle », indique un communiqué du Cégep.

 

 « Nous avons eu le privilège de côtoyer M. Fernand Dionne à quelques reprises alors qu’il était à sa retraite. Il a d'ailleurs participé à la tenue des célébrations du 150e du Séminaire de Rimouski. À chaque fois, ce fut un plaisir de le rencontrer et d’échanger avec lui sur l’histoire du Collège. Nos plus sincères condoléances à la famille de M. Dionne », ajoute une responsable des communications du Collège, Claire Bérubé.

 

Une célébration de la parole en mémoire de Fernand Dionne aura lieu en la chapelle du Mausolée Saint-Germain, 280, 2e rue Est, Rimouski, le samedi, 17 décembre à 11 h. La veille, les proches accueilleront les témoignages de sympathie au Centre funéraire Bissonnette de Rimouski. » (Fin du texte cité)

 

On peut penser que Fernand Dionne, dans son domaine, a suivi les traces de son père qui a été maire de Saint-Mathieu-de-Rioux pendant 20 ans et préfet du comté de Rimouski pendant 8 ans.

 

(L'image appartient à L'Avantage)

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# 3265                 1er décembre 2016

Un parc éolien

Le 27 mai 2016, Radio-Canada faisait un reportage sous le titre : Parc éolien Nicolas-Riou : « Une mine d'or pour la MRC des Basques », dit Bertin Denis. Le texte a été écrit d'après les informations de Denis Leduc.

 

« Le projet de parc Nicolas-Riou, qui consiste à ériger 65 éoliennes de 3,3 MW dans les MRC des Basques et de Rimouski-Neigette, obtient le feu vert du gouvernement Couillard. Une nouvelle qui réjouit les élus locaux.

 

Les ministres de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, et du Bas-Saint-Laurent, Jean D'Amour, étaient à Saint-Mathieu-de-Rioux vendredi matin pour en faire l'annonce.

 

Quatre cents emplois seront créés durant la construction du parc, et une dizaine pour assurer les opérations des éoliennes. Le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis, parle de ce projet comme de l'investissement le plus important en 100 ans dans sa région. « C'est vraiment énorme pour la MRC des Basques, les gens sont en train de se préparer, ça s'achète des maisons pour louer aux travailleurs, ils s'ouvrent des petits restaurants, des cantines, c'est génial », affirme Bertin Denis.

 

Pour le préfet, il s'agit de retombées de 1,1 million de dollars en revenus et en redevances pour les 25 prochaines années, dans la MRC des Basques. Trois éoliennes ont été retirées du projet initial, pour éviter une éventuelle pollution visuelle, qui avait fait l'objet d'inquiétudes chez les résidents de la région.

 

Le parc éolien Nicolas-Riou sera financé par la société française EDF, Énergie Éolienne Bas-Saint-Laurent et la Régie intermunicipale de l'énergie Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

 

Projet éolien Nicolas-Riou :

68 éoliennes de 3,3 MW (capacité totale de 224,4 MW)

Coûts estimés à 500 M $

 

Les éoliennes seront implantées dans les MRC des Basques et de Rimouski-Neigette. Le parc Nicolas-Riou sera l'un des derniers projets éoliens à voir le jour après le quatrième appel d'offres gouvernemental, puisque le gouvernement Couillard a annoncé dans sa nouvelle politique énergétique qu’il ne développera pas de nouveaux approvisionnements énergétiques tant et aussi longtemps que Québec aura une marge de manœuvre énergétique supérieure à 4 %.

 

Après avoir tenu des consultations publiques l'automne dernier, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement a donné son feu vert au projet en février dernier. » (Fin du texte cité)

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# 3215                 11 novembre 2016

L’apiculture

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donne beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve notamment des renseignements sur l’apiculture en 1937.

 

Il est écrit : « Il n'y a qu'un seul apiculteur dans la municipalité. Ce dernier possède 10 ruches et son produit est naturellement vite écoulé sur le marché local. »

 

Après avoir fait un appel sur la page Facebook de Ghislaine Théberge pour connaître ce propriétaire, on m’a informé que les ruches appartenaient à Maurice D’Auteuil sur sa terre située à l’extrémité est du village. Voici ce que Nathalie Fournier a écrit : « Chose certaine, un de mes proches âgé de 93 ans (son père) se souvient parfaitement qu'il y avait des ruches (chez Maurice D’Auteuil). Le verger de pommes était à proximité et c'était en vue, entre autres, de favoriser la pollinisation. Et mon témoin ajoute : « J'étais jeune. Je passais par là et je vois encore une des filles de monsieur Adélard (père de Maurice) vêtue de sa salopette, son grand chapeau et sa protection au visage en train de voir à ses ruches. »

 

À cette époque, dans le comté de Rimouski, le plus important apiculteur avait 40 ruches et il demeurait à Bic. La majorité des cultivateurs qui se livraient à la production du miel n’avaient qu'une ruche ou deux. Dans ces derniers cas, la production était généralement consommée dans la famille.

 

Avec 10 ruches, Maurice D’Auteuil pouvait sûrement écouler une grande partie de sa production sur le marché paroissial avec quelque bénéfice.

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# 3160                 20 octobre 2016

Un club critiqué

Le Club Appalaches est un club privé de chasse et de pêche dont le territoire inclut le Lac-Boisbouscache et les terres de la Couronne qui comprennent une partie du rang 6 de Saint-Mathieu-de-Rioux et qui appartenaient autrefois à la seigneurie Nicolas-Rioux. Les membres y possèdent encore des droits exclusifs de chasse et de pêche.

 

Le 22 décembre 2015, Jean-Jacques Vien, autrefois Notaire à Trois-Pistoles, signe un article sur le sujet dans L’Avantage, un hebdomadaire de Rimouski. Le titre de l’article est Club Appalaches et le Moyen Âge. Voici le texte de cet article :

 

« Il y a mille ans, la civilisation européenne vivait l’époque du Moyen Âge : l’aristocratie détenait des droits seigneuriaux, la bourgeoisie profitait de privilèges et le peuple devait se contenter de miettes lui permettant d’accomplir sa mission de serviteur…

 

En 2015 dans les Basques, une région très ÉLOIGNÉE, la modernité tarde ; l’opération DÉCLUBAGE de 1978, n’est pas encore arrivée dans notre forêt publique : Club Appalaches y détient des droits exclusifs de chasse et pêche, reconnus en 1999 par l’honorable René Letarte, juge de la Cour d’appel du Québec, qui en même temps, a reconnu le droit de circuler pour les citoyens ordinaires… encore des miettes ?

 

Depuis 1956, Club Appalaches a construit, installé, rénové et agrandi une trentaine de chalets, et a aussi ouvert et prolongé des kilomètres de chemin dans notre forêt publique, tout cela sans bail ni autorisation du Ministère ; l’honorable Jean-Roch Landry de la Cour supérieure du Québec, dans un jugement de 1998 leur a reconnu des droits « de superficie » pour un MAXIMUM de 8 camps ou chalets : certains fonctionnaires endormis n’ont pas lu la page 26 de ce jugement ni le plan annexé en I-9 ; donc, cette occupation illégale de notre forêt publique va persister.

 

En 2016, peut-on espérer que Jean D’Amour, député-ministre responsable de notre région éloignée, nous sorte du Moyen Âge en initiant une procédure d’expropriation de ces droits exclusifs ? Avec l’aide de son collègue, le Notaire Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, il faudrait au moins ouvrir les yeux de certains fonctionnaires inertes, car si ces fonctionnaires continuent à pratiquer l’aveuglement volontaire et que ces ministres continuent à faire la sourde oreille, on n’est pas sorti du … Moyen Âge. » (Fin du texte cité)

 

Se peut-il que les membres du Club dont l’existence remonte à 1910 aient pu oser bafouer ainsi la décision du tribunal ? Si M. Vien dit vrai et je préfère ne pas en douter, il y a là un problème de deux poids deux mesures à corriger.

 

Quand j’étais jeune autour des années 1950, j’ai souvent eu l’occasion d’entrer en contact avec des membres du Club puisque nous demeurions à peu près à un kilomètre de la barrière et que la route du rang 6 passait à côté de notre maison sur la terre de mon père. Ces touristes venaient de la région de Sherbrooke et la plupart parlaient anglais. Ils étaient très gentils. Ils achetaient du lait, de la crème, des œufs et parfois de petites choses d’usage courant qu’ils avaient oublié d’apporter. Ils achetaient surtout des vers de terre que nous piochions pour un sou le ver. Un jour, l’un d’eux qui était médecin a examiné une de mes sœurs qui était malade sans exiger de frais.

 

Malheureusement pour nous, ces touristes venaient dans notre « cour » pour capturer nos poissons et notre gibier. Je n’ai jamais pu franchir la barrière, même si nous passions devant elle pour aller sur la terre de mon père au rang 6.

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# 3115                 2 octobre 2016

Baptême de Célina Bérubé

 Célina Bérubé, fille d’Ulric Bérubé et de Rose-Céline Parent, est née le 24 mars 1890 à Cacouna. Le 11 janvier 1910, à Saint-Mathieu-de-Rioux, elle épouse J.-Émile Ouellet, fils de François Ouellet et de Vitaline Gravel.

 

Sur son acte de baptême, il est écrit que son parrain est Louis Fournier, et sa marraine, Geneviève Parent. Il s’avère que le prénom de la marraine est Hermine et non Geneviève.

 

Louis Fournier est né le 23 septembre 1849 à Saint-Simon. Il est le fils de Louis-Richard Fournier, né en 1812, et d’Angélique Paradis, née en 1824 à Kamouraska. Le couple Fournier-Paradis s’est marié à Trois-Pistoles le 24 octobre 1848.

 

Hermine Parent est baptisée le 26 avril 1848 à Saint-Simon. Elle est la fille de Louis Parent, né à Kamouraska en 1810, et d’Élisabeth Côté, née à Rivière-Ouelle en 1823. Le couple Parent-Côté s’est marié à Trois-Pistoles le 29 octobre 1844. Louis Parent est le grand-père de Mgr Charles-Eugène Parent.

 

Selon le livre-souvenir du 150e anniversaire du Bic publié en 1980, « Louis Fournier, cultivateur, arrive au Bic vers 1870 ». Il épouse Hermine Parent à Saint-Mathieu-de-Rioux le 16 février 1874.

 

La première photo est celle de Louis Fournier et la seconde, celle d’Hermine Parent. Elles ont été puisées dans le livre-souvenir du Bic.

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# 3075                 16 septembre 2016

Édouard Bérubé (1812-1869)

Une question m’a été posée par une lectrice du blogue : « Avez-vous déjà entendu parler d’Édouard Bérubé, marié à Ozita Rioux ? Il s’est marié dans les années 1830 mais je ne trouve pas d’information dans les livres que je possède. Faisait-il partie des premiers colons de Saint-Mathieu ? Et si oui, a-t-on une idée, où son lopin de terre était situé ? »

 

Réponse                                                       

Édouard Bérubé est né le 10 octobre 1812 à Rivière-Ouelle. Il épouse Osithe (Ozita) Rioux le 12 novembre 1833 à Trois-Pistoles. Il décède le 21 janvier 1869 à Trois-Pistoles à l’âge de 57 ans. Son épouse est née à L’Isle-Verte le 20 décembre 1803 et décède à Trois-Pistoles le 3 février 1869 à l’âge de 66 ans.

 

Le couple a au moins trois enfants :

• Édouard, né le 10 février 1837 à Saint-Simon. Il épouse Sérazine Bélanger le 25 juillet 1859 à Saint-Simon.

• Bernard, né le 2 avril 1838 à Saint-Simon. Il épouse Philomène Lévesque le 24 février 1868 à Trois-Pistoles. Philomène est née le 4 juillet 1847 à Saint-Simon.

• Calixte, né le 13 octobre 1839 à Saint-Simon. Il épouse en secondes noces Emma-Aimée Boulanger le 16 février 1892 à Saint-Mathieu.

 

Édouard (fils) a au moins 11 enfants. L’aîné Elzéar est né le 12 janvier 1862. Il est baptisé à Trois-Pistoles. On ne connaît pas le lieu de naissance d’Émilia, née en 1864. Arthémise, née en 1865, est baptisée à Saint-Simon, les autres à Saint-Mathieu. En 1878, Édouard (fils) est cultivateur en haut de la paroisse, soit dans le rang 3 Ouest.

 

Elzéar épouse Claudia Lévesque, née à Saint-Simon, le 12 novembre 1886 à Trois-Pistoles. Tous deux décèdent à Saint-Mathieu. Le couple Bérubé-Lévesque a huit enfants dont au moins trois fils ont vécu à Saint-Mathieu : Joseph, Charles-Eugène et Émile.

 

Que faut-il conclure de toutes ces données ?

Il faut d’abord noter que les registres paroissiaux de Saint-Simon ont été ouverts en 1836 et ceux de Saint-Mathieu en 1866. Avant 1836, tout acte religieux accompli à Saint-Mathieu est inscrit à Trois-Pistoles. Entre 1836 et 1866, l’inscription est à Saint-Simon.

 

Le fait que les trois enfants connus d’Édouard Bérubé (père) soient nés à Saint-Simon en 1837, 1838 et 1839 nous laisse penser que le couple a vécu à Saint-Mathieu ou à Saint-Simon. Lors de leur mariage en 1833, les terres de Saint-Simon étaient probablement toutes défrichées, car le premier colon s’y est installé en 1798. Si Édouard Bérubé (père) n’a pas acheté une terre déjà défrichée, il vivait sur le territoire de Saint-Mathieu. C’est son fils Édouard qui aurait hérité de la terre du rang 3 Ouest. Dans les années 1940, des fils d’Elzéar sont cultivateurs dans ce rang. Émile et Joseph avaient deux terres voisines et Charles-Eugène en avait une plus à l’ouest. La terre d’Émile est celle où demeure actuellement Carmen Jean et l’autre voisine est à l’est.

 

À Saint-Mathieu, le premier colon s’y est établi en 1830. Édouard Bérubé, père, s’est marié en 1833. À cette époque, on occupait habituellement une terre en se mariant.

 

Bref, le fait que les trois fils connus d’Édouard Bérubé (père) aient été baptisés à Saint-Simon, qu’Édouard Bérubé (fils) est cultivateur au rang 3 Ouest de Saint-Mathieu en 1878 et que trois fils d’Elzéar aient été cultivateurs au même rang me porte à croire qu’Édouard Bérubé (père) est un pionnier de Saint-Mathieu et qu’il s’est établi au rang 3 Ouest, mais je ne peux pas l’affirmer avec certitude. L’acte notarié d’achat pourrait le confirmer ou non.

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# 3045                 4 septembre 2016

Les pistoles-souvenirs

Une pistole-souvenir est une pièce de monnaie qui est émise chaque année depuis 1986, soit il y a 30 ans, par l’organisme Tourisme les Basques de Trois-Pistoles. Cette pièce commémore « des anniversaires, des légendes et des lieux touristiques de la ville et de la région des Basques. »

 

Sur le site de cet organisme on peut lire : « À une époque où l’émission de monnaies souvenirs était populaire comme moyen visant à commémorer des anniversaires de villes, villages et fêtes populaires, les organisateurs du Festival des Îles eurent l’idée de faire émettre une pièce de monnaie de ce genre pour célébrer le 10e anniversaire du festival en 1986. Et quoi de plus normal que de chercher à reproduire une pistole, pièce ancienne qui avait donné son nom à la ville. »

 

On continue en écrivant : « Cette pièce qui vise à promouvoir la région des Basques et les activités qui s’y déroulent, est devenue au fil des ans une pièce des plus prisée tant par les résidents et visiteurs de Trois-Pistoles et de la région des Basques, que par les collectionneurs de monnaie du Québec et du Canada.

 

Le motif qui apparait au revers de la pièce et qui représente une pièce dite pistole d’or intrigue à lui seul par sa particularité. Quant aux divers motifs qui ont orné l’avers des diverses émissions, ils ont contribué à promouvoir les aspects culturels, touristiques et historiques de la ville de Trois-Pistoles et de la région des Basques. »

 

Depuis ses débuts, en deux années, la pistole-souvenir a été émise en hommage à Saint-Mathieu-de-Rioux.

• En 2012, pour souligner le 40e anniversaire des débuts officiels du Parc du Mont-Saint-Mathieu.

 

• En 2015,  en l’honneur de l’église Saint-Mathieu qui est un immeuble patrimonial depuis 2010.

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# 3015                 23 août 2016

La grange à dime

Dans la monographie de Saint-Mathieu-de-Rioux publiée en avril 2016, j’ai écrit un texte intitulé La grange à dime. Certaines personnes ont été surprises du  fait que je l’avais appelée ainsi, parce que souvent les gens disaient La grange du curé.

 

Je me souviens d’être allé à cette grange avec mon père quand j’avais probablement neuf ans. C’était en 1950. Mon père était allé porter des poches d’avoine.

 

Dans le livre, j’ai mentionné que les cultivateurs allaient « y déposer un prorata de leur récolte de grains ou de foin », mais je n’ai pas défini le prorata pour ne pas alourdir le texte et parce que ce ratio a changé au cours du temps.

 

Dans la Bible, on raconte qu’Abraham avait donné la dime à Dieu, soit la dixième partie de son revenu. D’ailleurs, le mot dime, vient du mot latin decima signifiant dixième.

 

Dans le site de Sainte-Flavie, on fait la petite histoire de la dime au Québec. On peut lire : « La dime est à l’origine un impôt en nature. Ce système de prélèvement provient du système féodal français et il a traversé l’Atlantique avec les premiers colons français. La dime était un des moyens employés par l’Église, pour libérer les curés des paroisses du fardeau des travaux manuels.

 

Au Québec, l’instauration de la dime subit plusieurs adaptations et soubresauts. En effet, le premier évêque de Québec la fixe à la treizième part de la récolte du grain. Mais ce dernier est contraint de la réduire à la vingtième part et finit même par la suspendre. Il faut attendre Jean Talon, premier intendant de la Nouvelle-France (1665-1681), pour que la dîme soit fixée à la vingtième part en 1674.

 

Lors de la Conquête de 1760, la dîme est abolie. Toutefois, il semble qu’elle continua d’être fidèlement payée au curé après les bouleversements du changement de régime. Enfin en 1774, l’Acte de Québec remet le système en vigueur. »

 

Plus loin, on écrit : « Au Québec, la dîme correspond le plus souvent au vingt-sixième minot de grain récolté. »

 

Même si les évêques fixaient des proratas, la dime est passée de statut d’obligation légale à celui de devoir moral sur une base volontaire.

 

Il existe encore quatre granges à dime au Québec, dont celles de Sainte-Flavie, Sainte-Florence et de Saint-Joseph de Kamouraska.

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# 3000                 17 août 2016
Deux témoignages

Les retrouvailles du 150e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux ont eu lieu principalement les 30 et 31 juillet 2016. Je vous livre deux témoignages que j’ai puisés dans la page Facebook de Ghislaine Théberge. Les textes proviennent de deux membres de la même famille, soit celle de Gérard Belzile et de Jeanne Gagnon. Gérard Belzile a été beurrier à Saint-Mathieu pendant plus de 20 ans. Jeanne Gagnon a été la première femme marguillère de la paroisse.

 

1. Martine Belzile

« C'est le cœur rempli d'amour, de joie et de reconnaissance que je suis retournée chez moi, à Québec.

Pendant ce merveilleux 150e anniversaire, que de poignées de mains nous avons échangées, que de fois nous nous sommes embrassés ou serrés dans nos bras, que de beaux souvenirs nous nous sommes rappelés, que de belles paroles nous nous sommes dites, que de regards et de sourires nous avons partagés, que de promesses de se revoir nous nous sommes faites.


Quel plaisir ce fut de se rencontrer, de savoir ce qu'étaient devenus tous ces gens avec qui nous avions partagé notre enfance et notre adolescence. Nous étions presque tous issus de familles modestes et c'est vraiment fascinant de voir comment chacun de nous a réussi à se créer une belle vie.

À tous ceux qui étaient absents, je dis que pendant cette fête, ce n'était que de l'amitié, de la chaleur humaine, des rires, de la tendresse et de l'amour à l'état pur.

Saint-Mathieu était vraiment le village où il fallait naître. Les gens sont bons, lumineux, chaleureux, compatissants, dynamiques, inspirants et vraiment plein de talents et de potentiel.

 

[…] Un immense merci aux organisateurs et aux bénévoles pour ces moments de grâce, aussi touchants que mémorables. »

2. Marcel Belzile

« Ce petit village qui m'a vu naître à la demie du siècle dernier, bien incrusté au creux de montagnes, entouré de ski, de golf, de vin... et bien sûr, de son lac avec ses humeurs changeantes : parfois paisible et d'un calme stoïque presque irréel... mais il peut être aussi agité par des forces éoliennes insoupçonnées qui peuvent le faire littéralement sortir de ses gongs, nous laissant bouche bée.


Mais plus encore, la semaine dernière, j'ai eu l'immense privilège de me reconnecter au passé, de rencontrer des gens fort sympathiques mais presque oubliés par l’usure du temps et de l’absence.

 

Et finalement, je salue tous ces artisans qui ont rendu possible la réalisation de cette gigantesque fête du 150e. Je salue tous ces gens sur qui j’ai pu accoler finalement un nom sur leurs visages… »

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# 2995                 15 août 2016

Les festivités continuent

La dernière fin de semaine de juillet a vu une foule de natifs et d’amis déferler vers Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Le samedi 30 juillet, l’exposition des artisans et les activités familiales ont précédé le souper canadien retrouvailles. Plus de 750 convives ont convergé vers le chapiteau installé sur la patinoire. De nombreuses rencontres souvent très émotives ont eu lieu.

 

Le dimanche 31 juillet, sous un soleil bienfaisant, une messe présidée par l’Archevêque de Rimouski attira des centaines de paroissiens et de touristes au Parc du Mont-Saint-Mathieu. Un brunch suivi. Puis, ce fut le défilé sur la rue Principale, un défilé haut en couleurs et en musique. Le souper méchoui montra un service plutôt lent.

 

Après la soirée des artistes locaux sous le chapiteau, un feu d’artifice exceptionnel éclaira le Petit lac Saint-Mathieu.

 

La plupart des activités du 150e sont maintenant du passé. Il reste encore :

• Le 20 août à 19 h 30, à la salle municipale, une soirée de contes où trois interprètes, Daniel Projean, Georgette Renaud et Renée Robitaille seront sur scène. Cinq de mes contes seront interprétés par eux.

• Le 28 août à partir de 10 heures, un tournoi de golf au club de golf du Parc du Mont-Saint-Mathieu.

• Le 17 septembre à 19 h 30 à la salle municipale, projection du film Retour au pays d’en bas avec J.-C. Colbois et Bernard Vachon.

• Le 26 novembre à 19 h 30 à l’église, un concert de Noël et à 22 h, le réveillon de clôture des festivités qui auront vu passer un nombre impressionnant d’activités, soit 36.

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# 2985                 25 juillet 2016

Commanditaires au 125e

En 1991, Saint-Mathieu-de-Rioux fête son 125e anniversaire. À cette occasion, le Courrier de Trois-Pistoles publie un encart de 12 pages. Des commanditaires de Saint-Mathieu annoncent dans ces pages. En voici la liste :

• Fabrique de Saint-Mathieu

• Municipalité de Saint-Mathieu dont le maire est Kenneth Ogilvie. Les conseillers sont : Marc-André Jean, Marie-Anne Paradis, Jeanine D’Amours Ouellet, Yvette O. Ouellet, François Houle et Régent Anctil. La secrétaire-trésorière est Michelle Lafontaine.

• AFEAS

• Comité des loisirs Fleur de Lys

• Club de l’Âge d’or, Les Bons Amis

• Fondation Célina Bérubé

• Ambulance Saint-Jean dont le surintendant est Lionel Lagacé

• Caisse populaire dont le directeur est Alain Leclerc

• Association pour la protection du lac Saint-Mathieu

• Ferme du lac, dont le propriétaire est Edmond Dionne

• Ferme du Rocail, propriété de Denise et Réjean Lagacé

• Ferme KLO, propriété de Kenneth et Linda Ogilvie et ayant un service de moissonneuse-batteuse

• Ferme Masika, propriété de Marie et Charles Pelletier

• Ferme des Sentiers, propriété de Claude et Laurie Thibault

• Serres Les Grands Vents

• Marché de chez-nous dont les propriétaires sont André et Denise

• Club Appalaches

• Produits forestiers Basques

• Société d’exploitation des ressources des Basques

• Autobus Richard Jean, propriété de Denis Rouleau

• Quincaillerie Dionne

• Simon Plourde, commerce d’animaux et vente de matériel de sucrerie

• Auberge 4-Saisons, propriété de Lorenzo et Noëlla

• Hôtel Relais du Lac et Transport Raynald Beaulieu

• Taxi Paul Lafontaine

• Électriciens Roger Desjardins dont le représentant est Jean-Maurice Rioux

• Garage Michel Vaillancourt

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# 2940                 6 juillet 2016
Terre d’Yvon Ouellet

Sur la page Facebook de Ghislaine Théberge, Yannick Plourde a nommé cinq propriétaires de la terre qui appartient aujourd’hui à Yvon Ouellet. Cette terre est située au rang 3 Ouest, non loin de la route qui mène à Saint-Simon. Mes recherches ont permis de trouver un autre propriétaire, Joseph-Narcisse Ouellet. Les propriétaires connus de cette terre sont uniquement des Plourde et des Ouellet. Les voici :

1. Éloi Plourde, marié à Euphémie Bélanger le 3 septembre 1850 à Saint-Simon. Le couple a eu six enfants.

*2. Cyprien Plourde, marié à Symphrose Gauvin le 22 juillet 1884 à Saint-Simon. Il est le fils d’Éloi Plourde. Par la suite, il fut marchand général. Le couple a eu 13 enfants.

3. Joseph-Narcisse Ouellet, marié à Éva Bérubé le 7 juillet 1896 à Saint-Mathieu. Le couple a eu 14 enfants.

4. Étienne Ouellet, marié à Alice Vaillancourt le 27 juillet 1920 à Saint-Mathieu. Il est le fils de Joseph-Narcisse. Le couple a eu 13 enfants.

*5. Simon Plourde, marié à Anne-Marie Beaulieu le 7 juillet 1951 à Saint-Mathieu. Il est l’arrière-petit-fils d’Éloi Plourde (Éloi, Joseph, Émile, Simon). Le couple a eu sept enfants.

*6. Yvon Ouellet, marié à Monique Rainville le 27 avril 1974 à Beauport. Aimée Ouellet, la grand-mère d’Yvon du côté maternel, est la fille de François Ouellet, frère de Joseph-Narcisse. Le couple a eu trois enfants.

On peut penser que, selon la coutume, l’année de possession de la terre pour les quatre premiers propriétaires correspond à la date de leur mariage. Peut-être, y a-t-il eu d’autres propriétaires ? Les actes notariés nous permettraient de valider cette liste.

 

L’astérisque indique que le propriétaire a été (ou est) maire. Serait-ce une terre fertile pour accéder à la mairie ?

 

Il serait intéressant de faire le même exercice pour d’autres terres de Saint-Mathieu. Aussi, j’invite toute personne qui aurait des renseignements à ce sujet de me les faire parvenir.

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# 2900                 21 juin 2016
Chant du 150e anniversaire
Cette année, Saint-Mathieu-de-Rioux fête son 150e anniversaire. Un chant de ralliement a été composé pour l’occasion. Le voici :

Air : La valse de l’Isle-aux-Coudres

Musique : Céline Neault

Paroles : Marjolaine Bernier, inspirées du chant de bienvenue de l’Âge d’Or

 

Refrain

Cent cinquante ans à Saint-Mathieu,

Festivités dans notr’milieu.

Amis, amis, chantons ensemble,

Rions, chantons, amusons-nous.

Amis, amis, chantons ensemble,

Toujours tournés vers l’avenir!

 

Couplets

1. Aujourd’hui, pour nous, il y a fête,

Venez, venez nous visiter.

Faisons place à nos retrouvailles,

À tous, cordiales amitiés.

2. Notre village est en liesse,

Très fier de tous vous recevoir.

Il vous dit sa viv’allégresse,

En pensant à nos défricheurs.

 

3. Fièr’ment Saint-Mathieu vous accueille,

Dans ses murs hospitaliers.

Ouvrant ses bras, il recueille

Les fruits de la fraternité.

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# 2870                 9 juin 2016
Saint-Mathieu fête en juillet
Juillet 2016 sera le mois le plus important pour souligner le 150e anniversaire de la paroisse. L’ouverture officielle des fêtes se fera le 22 juillet. Suivra une soirée dansante avec Ghislain Lavoie sous le chapiteau installé à l’emplacement de la patinoire.

Le 23 juillet à 10 heures, les Mathéens et leurs invités auront droit à une exposition d’artisans sur le parvis de l’église ou à la salle municipale. À 13 heures, un concours de tire de chevaux a lieu sur le terrain de balle. Après le souper spaghetti à 17 heures 30 sous le chapiteau, une soirée country avec le Duo Harvey prendra la relève.

 

Le 24 juillet à 13 heures, l’automobile est à l’honneur avec une exposition de voitures anciennes sur le parvis de l’église. Suivra à 14 heures, une visite guidée des croix de chemin. À 17 heures 30, il y aura un souper tournedos sous le chapiteau. La journée se termine avec une soirée de danses sociales avec Michelle Fournier sous le chapiteau.

 

Le 29 juillet à 21 heures, se tiendra une soirée rock avec le groupe Open House sous le chapiteau.

 

Le 30 juillet à 10 heures, les artisans exposent sur le parvis de l’église ou à la salle municipale. À partir de 11 heures, des activités familiales sont prévues autour du chapiteau. À 17 heures 30, un souper canadien retrouvailles est offert sous le chapiteau. La journée se termine par une soirée dansante avec Kaven Haché au même endroit.

 

Le 31 juillet est une journée bien remplie.

◊ 10 heures : Messe au Parc du Mont-Saint-Mathieu ou à l’église

◊ 11 heures 30 : Brunch au Parc du Mont-Saint-Mathieu

◊ 13 heures 30 : Défilé sur la rue Principale

◊ 17 heures 30 : Souper Méchoui sous le chapiteau

◊ 19 heures 30 : Soirée des artistes locaux et tirages avec Émilie Rioux sous le chapiteau

◊ 21 heures 30 : Feux d’artifice au-dessus du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Pour plus de précisions ou advenant des modifications possibles, il serait bon de consulter l’horaire des activités dans le site de la municipalité ou de visiter la page Facebook de Ghislaine Théberge.

 

http://www.st-mathieu-de-rioux.ca/150anniversaire.htm

https://www.facebook.com/groups/150esaintmathieuderioux/?fref=ts

 

Pendant le même mois, deux événements auront lieu à Saint-Mathieu : le festival Le Riverain du 1er au 3 juillet à la plage municipale et la 10e édition de Trois-Pistoles en chansons du 8 au 10 juillet et du 15 au 17 juillet à la salle communautaire du camping KOA.

 

D’autres activités auront lieu plus tard. J’y reviendrai.

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# 2865             7 juin 2016
Festivités de juin à Saint-Mathieu
En 2016, dans le cadre du 150e anniversaire de la paroisse, deux activités ont déjà eu lieu : le souper d’ouverture le 13 février et le lancement de la monographie le 24 avril.

Au cours de l’été, une exposition de photos anciennes aura lieu dans l’église. L’ouverture officielle est prévue pour le dimanche 19 juin après la messe. Il y aura des expositions guidées dans l’église du 22 juin au 14 août de 11 h 30 à 17 h 30 du mercredi au dimanche. Il en sera de même les 3 et 4 septembre.

 

Le 24 juin, jour de la Fête nationale, un pique-nique et des activités familiales se dérouleront à la plage municipale à partir de midi. Un souper y sera servi. À 19 h, le nouveau nom de la plage municipale sera dévoilé. Quel sera ce nom ? Faites des paris. Par la suite, on pourra entendre de la musique québécoise. Le tout sera couronné par le feu de la Saint-Jean, toujours à la plage municipale.

 

Pour plus de précisions ou advenant des modifications possibles, il serait bon de consulter l’horaire des activités dans le site de la municipalité ou de visiter la page Facebook de Ghislaine Théberge.

 

http://www.st-mathieu-de-rioux.ca/150anniversaire.htm

https://www.facebook.com/groups/150esaintmathieuderioux/?fref=ts

 

De nombreuses autres activités sont prévues à partir de juillet. J’y reviendrai.

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# 2840            28 mai 2016
Commentaires sur la monographie
J’ai reçu deux commentaires détaillés de la monographie de Saint-Mathieu-de-Rioux. Le premier provient d’une personne qui n’a jamais résidé à Saint-Mathieu, mais qui a lu ou feuilleté plusieurs monographies paroissiales. Le deuxième provient d’un Mathéen. Voici des extraits de ces textes :

Premier commentaire

« […] Impressionnante, la somme de travail qu'a exigée l'élaboration de cette monographie.

 

On te savait féru de statistiques. Personne ne saurait en douter à la lecture du volume. Et elles sont parsemées à bon escient.

 

La subdivision de chacun des chapitres rehausse l'intérêt du livre et en rend la lecture des plus agréable, tout en permettant d'aborder les multiples volets de l'histoire de la paroisse.

 

L'utilisation rationnelle des photos et leur format confèrent à l'ensemble un cachet indéniable. Le format et la qualité de l'édition ajoutent à sa valeur.

 

Voilà une publication qui se démarque avantageusement de bien des monographies paroissiales.

 

Félicitations. »

 

Deuxième commentaire

« J'ai tout lu. Même la table des matières. [… Un de mes amis] a admiré la facture. Il a trouvé le livre beau et très bien présenté. Pour moi, il s'agit d'un livre qui a exigé beaucoup de recherches tant les données sont précises et bien fournies. Le texte se lit avec grand intérêt.

 

La présentation par sections donne lieu à des textes courts et intéressants. Ainsi, les sujets sont nombreux et couvrent une très large part de la vie antérieure des Mathéens et des Mathéennes. Ce document d'histoire même devrait servir de modèle à tous ceux qui se penchent sur leur propre communauté paroissiale et municipale.

 

Le lisant, j'ai appris beaucoup, moi qui croyais bien connaître le passé de Saint-Mathieu. Avec un certain plaisir, je me revoyais dans les années de mon enfance.

 

Que de souvenirs ! »

 

J’en profite pour souligner à nouveau le travail colossal de recherches effectué par Marjolaine Bernier. Sans elle, la monographie ne serait pas aussi élaborée. Et tout ce travail a été fait à distance.

Ajoutons qu’en un mois plus de 400 exemplaires ont été vendus, alors que les festivités se dérouleront principalement en juillet et en août.

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# 2820            19 mai 2016
L’Auberge 4-Saisons
Dans un article écrit par Pierre Michaud et publié le 17 mai 2016 dans le journal l’Avantage, on nous apprend que le Camping KOA Bas-St-Laurent a acheté l’Auberge 4-Saisons. Voici le texte :

 « À la suite de la fermeture définitive et de la faillite de l’Auberge 4 Saisons de SaintMathieu en février dernier, Camping KOA BasStLaurent vient de s'entendre avec le syndic pour en faire l’acquisition.

 

L’Auberge 4 Saisons est enclavée à l’intérieur des terrains de Camping KOA BasStLaurent. Pour cet été, il est donc prévu que l’Auberge opérera un service de restauration et d’hébergement pendant la saison touristique. Par la suite, une évaluation sera faite des orientations à donner à l'Auberge pour son développement.

 

La nouvelle tombe à point, car lors de la belle saison 2016, plusieurs activités se tiendront à SaintMathieu :

- les Fêtes du 150e anniversaire  de SaintMathieudeRioux ;

- la piscine, la plage, le parc d’amusement familial et les croisières en ponton seront accessibles du 10 juin au 15 septembre ;

- le Festival du Riverain, du 1er au 3 juillet ;

- TroisPistoles en Chansons, les fins de semaines du 8 et 15 juillet ;

- le Weekend Country à la Fête du Travail ;

- le Tour du Lac SaintMathieu le 10 septembre.

 

 « L’Auberge 4 Saisons existait depuis 40 ans et est devenue une véritable institution. Nous croyons important qu’il y ait des services de restauration et d’hébergement autour du Lac, cet été. Nous analyserons comment en assurer la pérennité » lance Thomas Gagnon, président.

 

Situé directement sur les rives du Lac SaintMathieu et sa plage de sable fin, Camping KOA BasStLaurent est le premier camping 5 étoiles de tout l’Est du Québec.

 

En 2016, avec 255 sites dont 230 pour VR, 25 pour tentes et petits VR ainsi que 6 cabines, Camping KOA BasStLaurent devient également le plus important camping dans l’Est. Thomas Gagnon est secondé par Martin Bruneau, gérant, et Jérôme Bérubé, responsable de la construction. » (Fin du texte cité)

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# 2805            13 mai 2016

Prestations exceptionnelles

En 2015, Saint-Mathieu-de-Rioux a accueilli le concours Trois-Pistoles en chansons du 10 au 12 juillet et du 17 au 19 juillet. Voici un texte d’Adeline Mantyk publié le 27 juillet 2015 dans le journal L’Avantage :

 

« Après deux longues fins de semaine enchaînant 10 spectacles, les organisateurs du concours qui a eu lieu cette année au camping KOA Bas-Saint-Laurent, se disent ravis de cette 9e édition de Trois-Pistoles en chansons.

 

Le conseil d’administration et le directeur, Éric Côté sont fiers d’avoir enregistré des salles combles pour les six spectacles en soirée. Selon les organisateurs, les quatre spectacles en après-midi ont connu davantage de succès que par le passé, compte tenu de la possibilité d’assister au spectacle en plein air sur la terrasse.

 

Lors des quatre grandes finales, certains spectateurs étaient sans mot devant la qualité exceptionnelle des prestations des finalistes : « On se croirait en direct de l’émission La Voix, de dire plusieurs spectateurs, même en plus beau car nous découvrons des artistes de 15 ans et moins tout à fait extraordinaires », rapporte M. Côté. « Ils ont découvert 134 talents incroyables que le monde artistique ne connaît pas encore ». Les membres du jury ont qualifié certains finalistes de professionnels.

 

Cette année, pas de gagnants de la région que dessert L'Avantage, mais Danyka Richard de Rimouski, dans la catégorie Frimousse 12 ans et moins, a récolté le Prix Camp musical de Saint-Alexandre.

 

Un nouveau site bien adapté

La nouvelle salle de spectacles et le nouveau site où est présenté Trois-Pistoles en chansons semblent faire l’unanimité. Selon les candidats et leur famille, le site du Camping KOA Bas Saint-Laurent est une station balnéaire extraordinaire et se prête à merveille à ce genre d’événements. « Il est beaucoup plus facile de socialiser entre artistes car le site est vraiment familial, estival et festif », de rapporter le directeur. Les organisateurs souhaitent donc réitérer l’expérience du concours sur le site du camping l’année prochaine.

 

Deux points négatifs corrigés

Les membres du comité organisateur sont à l’écoute des commentaires et les deux points majeurs négatifs qui étaient mentionnés à chaque édition ont pu être résolus cette année. Le son de la salle multifonctionnelle du camping KOA Bas Saint-Laurent était, selon les artistes et les spectateurs présents, d’une qualité exceptionnelle et la partie terrasse a apporté un vent de fraîcheur. » (Fin du texte cité)

 

Pour une 2e année consécutive, Trois-Pistoles en chansons se déroulera à la salle multifonctionnelle du Camping KOA Bas Saint-Laurent à Saint-Mathieu-de-Rioux. Les 9 et 10 avril 2016, on a sélectionné 116 demi-finalistes qui participeront au concours du 8 au 10 juillet et du 15 au 17 juillet. Ce sera la 10e année de Trois-Pistoles en chansons.

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# 2795            9 mai 2016
Histoire de Saint-Mathieu
Le 20 avril 2016, Thérèse Martin du journal L’Avantage de Rimouski a présenté la monographie de Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici son texte :

« L’histoire de Saint-Mathieu et de son site exceptionnel est racontée dans un volume de 368 pages.

 

Les festivités soulignant le 150e anniversaire de Saint-Mathieu se poursuivent et le lancement de la monographie Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire est un événement marquant de ces fêtes.

 

Ce livre raconte l’histoire de la paroisse et de la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux. La plume de Charles-Édouard Jean et les recherches de Marjolaine Bernier ont permis d’enrichir et de mettre en valeur les événements couvrant la longue période de 1830 à 2016.

 

Le volume comprend 368 pages et 115 photographies. La mémoire des gens de Saint-Mathieu a été mise à contribution, de même que des documents d’archives de la Commission scolaire, de la Fabrique et de la Municipalité.

 

La monographie est disponible au coût de 30 $ et près du quart des volumes ont déjà été (vendus).

 

Les fêtes ne font que commencer

Les festivités du 150e anniversaire s’étalent sur plusieurs mois. Lancées en février dernier, les fêtes sont ponctuées par le lancement du livre […] en avril puis reprendront en juin, à la Saint-Jean, pour se poursuivre de façon intense en juillet et en août. Quelques activités sont également prévues à l’automne.

 

Les fêtes se dérouleront principalement sous un chapiteau qui sera installé à l’emplacement de la patinoire, rue du Collège, à la salle municipale, au parc du Mont-Saint-Mathieu, à la plage municipale et au golf du parc du Mont-Saint-Mathieu. Un programme varié a été préparé, comprenant notamment une exposition de photographies anciennes, des repas et soirées dansantes, expositions d’artisans, de voitures anciennes, défilé, feux d’artifice, tournoi de golf.

 

Dans le cadre des activités de la Saint-Jean, le nouveau nom de la plage municipale sera dévoilé. » (Fin du texte cité)

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# 2775            1er mai 2016
Souper du 13 février 2016
Voici un texte d’Amélie Brière, mathéenne d’adoption depuis décembre 2009 :

« Le 13 février dernier, j’ai assisté au souper d’ouverture du 150e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux. Au moins 150 personnes étaient présentes pour ce premier évènement. Les activités se sont tenues dans la salle municipale de Saint-Mathieu.

 

À l’arrivée des convives, les Mathéens d’origine - ou d’adoption, comme moi - recevaient une jolie rose rouge brodée, à mettre à leur boutonnière. Je l’ai d’ailleurs gardée fièrement. Elle orne désormais le décolleté de l’un de mes chemisiers ! Cette petite attention – qui a certes demandé des heures de travail !!! (150 roses rouges… au moins !) – a donné le ton à la soirée. Une soirée chaleureuse, où l’on se sentait chez soi et en bonne compagnie.

 

Malgré la fameuse inclinaison dans le plancher de la salle municipale, les bénévoles ont réussi à installer les tables pour le souper sans trop de problèmes. À la table d’honneur, juchée sur la scène, trônaient les doyens de Saint-Mathieu, Jeanne Parent (dit Madame Théberge) et André Fournier, bien entourés par le maire, Yvon Ouellet, son épouse et coordonnatrice  du comité du 150e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux, Monique Rainville, Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques, de même que le député Guy Caron et le ministre et député Jean D’Amour.

 

Si de mon côté j’étais affairée, en début de soirée, à trouver le caméraman de l’évènement pour lui donner quelques indications, les bénévoles eux papillonnaient entre les tables, rectifiaient les plats pour le souper, accueillaient chaleureusement les gens, s’assuraient que tout le monde était à sa place et prêt pour débuter le service. Du côté des  convives, ça papotait joyeusement, ça se donnait l’accolade, ça se retrouvait. Ça échangeait beaucoup ! Les gens en avaient des choses à se raconter ce soir-là ! Le souper s’est très bien déroulé. Théry-Bel, un des restaurants populaires de Trois-Pistoles avait eu le mandat du service de traiteur.

Sans me rappeler l’ordre des évènements, il y a eu tout plein d’interventions pendant la soirée. La chorale, dirigée par Manon Dionne et accompagnée par Fernand Beaulieu à la guitare, a entonné, en début de soirée, le chant du 150e anniversaire de la paroisse et de la municipalité. C’est Marjolaine Bernier qui l’a composé. Les gens ont particulièrement apprécié ce moment. Tout au long de la soirée, il y a eu des petits bouts d’histoires qui ont été lues ou contées par Marjolaine Bernier, Monique Rainville, Fernand Beaulieu ou Gaston Bourdages. De mon côté, j’ai eu un petit faible pour la fougue du conteur naturel qu’est Fernand Beaulieu. Il a su bien enrober les anecdotes qu’il a livrées au public captivé qu’il avait devant lui. J’ai appris ce soir-là plein de choses : des évènements cocasses de la vie mathéenne, comme le déménagement d’une grange qui a causé bien du fil à retordre et ça m’a permis de faire des liens entre les familles. Un tel est le cousin d’un tel, elle c’est la tante d’un tel… On peut facilement s’y perdre lorsqu’on n’est pas né dans la place ! Saint-Mathieu, c’est comme une grande famille finalement !

 

Je n’ai pas assisté à tous les spectacles, mais on m’a raconté plein de belles choses. La soirée s’est terminée à minuit, juste avant que les carrosses ne se transforment en citrouille ! Vers 22 heures, le premier duo de musiciens fut Sylvie Vaillancourt, une Mathéenne pure laine, et son conjoint, Jacques Bédard, bien connus dans la municipalité et dans les environs. Jacques est un guitariste hors pair et Sylvie a une voix fluide et juste. Le deuxième duo fut celui de Simon Fournier, un nouvel arrivant à Saint-Mathieu que je connais très bien et qui joue d’ailleurs à l’occasion avec Jacques. Simon habite à côté du cimetière, dans l’ancienne maison de Madame Théberge. Il y eut aussi les incontournables, Manon Dionne et Fernand Beaulieu que l’on retrouve dans toutes les festivités de Saint-Mathieu. Ce sont les piliers nos prestations musicales !!! Et il paraitrait que ça l’a dansé !  À 23 heures, le président des fêtes du 150e, Lorenzo Beaulieu, a ouvert la danse avec son épouse Noëlla. Le maire Yvon Ouellet et son épouse Monique se sont joints aux danseurs. Il y eut du cha-cha, des rocks et de la danse en ligne.

On m’a dit que les trois groupes ont donné de belles performances, avec des styles très différents. L’animation a été assurée par Gaston Bourdages qui a bien su ficeler chaque intervention de la soirée. Les doyens, assis aux premières loges, ont passé une très belle soirée à ce que l’on raconte.

 

Comme l’écrivait Charles-Étienne, membre du comité du 150e : « Félicitations à tous et à toutes pour cette soirée colorée ! [Il est important de] souligner le travail remarquable de Marjolaine, Gaston, Monique et Fernand, qui ont su «affronter» la foule et user du micro comme de véritables animateurs professionnels! » Je l’appuie dans ses dires.

 

Organiser des activités comme celle-là, ça demande beaucoup de temps, de préparation, de structure et surtout de gens. 18 personnes ont été impliquées de très près dans l’organisation de cette activité, et ça, c’est sans compter la chorale.

 

Comme le soulignait Lorraine, aussi membre du comité du 150: « Maintenant que la table est mise, continuons de la garnir avec joie, fierté et confiance ! »

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# 2770            29 avril 2016
Lancement de la monographie
Dimanche le 24 avril 2016, se tenait le lancement du livre-souvenir de Saint-Mathieu-de-Rioux au Parc du Mont-Saint-Mathieu. Autour de 200 personnes ont répondu à l’appel. La monographie de 368 pages est intitulée Saint-Mathieu-de-Rioux raconte son histoire. À cette occasion, en tant qu’auteur, j’ai fait une présentation générale du livre. Pour les personnes qui n’ont pas pu être présentes, voici le texte de mon exposé :

« Quand j’ai entrepris d’écrire l’histoire de Saint-Mathieu-de Rioux, je me suis dit que les gens de Saint-Mathieu ont été et continuent d’être des gens fiers et dynamiques. On n’a qu’à feuilleter le programme des activités qui marquent ce 150e anniversaire pour s’en convaincre. J’ai voulu être à la hauteur de cette fierté et de ce dynamisme en y consacrant toutes mes énergies.

Nos ancêtres n’ont pas hésité à bâtir une paroisse à leur image. Ils ont trimé dur pour survivre et laisser à leurs descendants un coin de pays où il fait bon vivre. Alors qu’au 19e siècle, la paroisse est essentiellement rurale, elle entre dans l’ère industrielle au début du 20e siècle avec la mise en place d’industries, comme Dionne & Dionne. Une cohabitation pacifique des deux secteurs, agriculture et industrie, permet d’assurer à la paroisse une certaine prospérité. À la fin du 20e siècle, grâce à ses lacs et à la beauté de son paysage, Saint-Mathieu-de-Rioux attire les touristes et devient un important lieu de villégiature. Le développement touristique et l’apport de la néoruralité s’intensifient alors pour combler la décroissance de l’agriculture et des industries.

En 1956, la population de Saint-Mathieu est d’environ 1200 personnes. Les maisons sont pleines d’enfants. Les cultivateurs et les journaliers, des hommes à l’époque, consacrent toute leur énergie à faire vivre leur famille. Aujourd’hui, la population est un peu plus de la moitié de ce qu’elle était. Depuis 1981, elle se maintient autour de 600 personnes. C’est un constat rassurant quand on sait que les paroisses de la région subissent des chutes plus ou moins dramatiques de leur population.

Le livre contient une centaine de textes et une centaine de photos. De plus, on y retrouve un millier de noms et plus d’un millier de dates. Le livre couvre les principaux secteurs de développement de la municipalité. Bien des sujets de l’histoire de la paroisse n’ont pas été documentés principalement parce qu’ils sont d’ordre domestique. Nous avons essayé d’en relater certains.

 

Dans ce contexte, je me permets une suggestion. Pour faciliter la tâche de ceux ou celles qui voudront écrire à nouveau sur la paroisse, il serait bon de mettre en place un centre d’archives. On pourrait y trouver notamment des photos numérisées ou non, des documents de famille comme les vieux contrats qui risquent d’être perdus à jamais ou même des archives d’entreprises qui assurent ou ont assuré les bien-être des Mathéens. Éventuellement, on pourrait recueillir des articles fabriqués à Saint-Mathieu, comme une boite à beurre, un coffret d’écolier.

 

Pour l’écriture du livre, j’ai eu la collaboration de Marjolaine Bernier qui a fait un travail colossal de recherches et qui a recueilli des photos. Monique Rainville Ouellet a assuré la révision linguistique et la critique des textes. Geneviève Thibault a fait la mise en page et une dernière révision. De plus, je tiens à remercier ceux et celles qui ont signé des textes.

 

En 1867, le premier curé Antoine Chouinard, alors âgé de 29 ans, a écrit : « Soit dit en passant, les gens de Saint-Mathieu sont d’un caractère dur, aimant les dissensions. » Cela semble négatif à première vue et s’explique peut-être par le fait que M. Chouinard a eu des démêlés avec les paroissiens concernant la construction de l’église. Quoi qu’il en soit, l’attitude de nos ancêtres a permis de définir une communauté ayant des valeurs solides et prête à les défendre.

 

Nous espérons que cette monographie vous procurera de très beaux moments. Je ne vous dévoilerai pas le contenu du livre, mais en le lisant je suis assuré que vous y ressentirez la fierté d’appartenir d’une façon ou d’une autre à cette paroisse dynamique et fière de son histoire. (Fin du texte cité)

 

Par la suite, j’ai lu un extrait d’un texte intitulé La santé publique. J’ai dédié ce texte aux médecins de Trois-Pistoles qui ont assuré en santé un service de proximité et en particulier à Martin Gamache. Ce dernier qui était présent a été mon confrère de classe au Séminaire de Rimouski et a visité des malades à Saint-Mathieu pendant de nombreuses années.»

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# 2705              27 mars 2016

Lancement d’un livre

Le livre-souvenir préparé pour le 150e anniversaire de Saint-Mathieu-de-Rioux sera lancé dimanche le 24 avril à 10 heures au Parc du Mont-Saint-Mathieu. Voici l'affiche de promotion :

 

 

Le livre est composé de 14 chapitres. Les voici :

 

1. Les premiers pas

2. La paroisse

3. La municipalité

4. Les services à la communauté

5. La commission scolaire

6. Les bâtiments

7. L’agriculture

8. Les commerces et entreprises

9. Le tourisme

10. La santé

11. Les festivités

12. Les personnalités marquantes

13. Souvenirs et anecdotes

14. Éphémérides

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# 2690              21 mars 2016

Vincent Théberge

Vincent Théberge naît à Saint-Mathieu le 6 avril 1943. Il est le fils de Léo Théberge et de Lucie D’Auteuil, mariés le 16 juillet 1930.

 

Il fait son cours classique au Séminaire de Rimouski et au Séminaire de Philosophie de Montréal, de 1957 à 1965. Il suit des cours en arts plastiques à l’École des Beaux-Arts de Montréal et à l’UQAM. À titre de complément, il a un certificat en andragogie de l’Université du Québec à Hull.

 

Ses activités touchent à la création littéraire, la gravure, la sculpture et le graphisme. Au cours des ans, il collabore à la conception ou à la réalisation de huit livres d’artistes ou poèmes-gravures.

 

En sculpture, il conçoit quatre œuvres.

1. Hommage au père Louis-Étienne Delille Reboul, sculpture, ville de Hull, 2001.

2. Les Orgues, sculpture-fontaine, Chénéville, 2000.

3. Séquences urbaines, murale, ministère des Transports du Québec, Hull, 1979

4. Fontaine des bâtisseurs, sculpture-fontaine, ville de Hull, 1975.

 

Depuis 1973, il a remporté 11 prix dont le plus important est celui de l’Ordre de Gatineau en 2013 pour l’ensemble de son œuvre, pour sa carrière et pour son engagement. C’est la plus haute distinction honorifique accordée par cette ville. Conséquemment, il reçoit le titre de Grand Citoyen de Gatineau.

 

Il est le coauteur d’au moins cinq livres, auteur d’un récit Coupable d’être jumeau en 1996 et d’un roman Francis à marée basse en 2001. Ces deux derniers livres ont été publiés par les Éditions Vents d’Ouest de Hull. En 1997, le journal Le Droit lui décerne son prix littéraire pour son livre Coupable d’être jumeau. Il faut dire que Vincent Théberge est jumeau identique. Voici ce que l’éditeur a écrit à titre de présentation de ce livre :

 

« Des jumeaux naissent. C’est l’étonnement, la fascination, puis les interrogations. Pour une rare fois, un jumeau identique transgresse une loi tacite et apporte des éléments de réponse, entraînant le lecteur dans un univers empreint de sensualité, de complicité et de non-dits.

 

L’auteur pose un regard pas toujours tendre sur une société contradictoire : un jour, les jumeaux sont adulés pour leur ressemblance et, le lendemain, ils subissent méfiance et exclusion. Ils deviennent coupables d’être jumeaux.

 

Écrit dans un style ouvragé, ce récit concerne un être qui tente de se singulariser. Ironiquement, cela se passe dans un monde composé essentiellement de singuliers qui rêvent de copies conformes et de symbiose. »

 

Pour en savoir davantage, visitez son site internet où il énumère et illustre ses principales œuvres : http://www.vincenttheberge.ca/.

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# 2650              24 février 2016

Une erreur corrigée

En mars 2014, en faisant des recherches sur Saint-Mathieu-de-Rioux, j’ai constaté que, dans quelques sites web, il était écrit que les débuts de la colonisation de la paroisse s’étaient effectués vers 1850, alors que, dans la réalité, il s’agit de 1830.

 

J’ai effectué moi-même la correction dans Wikipédia. Mon apport n’a pas été contesté. J’ai demandé au diocèse de Rimouski de faire la correction dans son site web : ce qui a été fait. J’ai communiqué avec Jean Cournoyer, ancien politicien et ancien animateur de radio, pour qu’il fasse de même dans son site. C’est lui qui m’a informé que l’erreur provenait de la commission de Toponymie du Québec qui, de fait, est la référence officielle. Il m’a conseillé de m’adresser à cette commission et m’a souhaité bonne chance.

 

En mai 2014, j’ai soumis une demande à la Commission à l’effet de remplacer 1850 par 1830. On m’a demandé de justifier ma demande de façon plus pointue : ce que j’ai fait. N’ayant pas de retour par la suite, le 4 septembre 2014, j’ai suggéré à mon interlocuteur qu’il m’avait oublié. Le même jour, j’ai reçu un courriel d’environ 100 mots dans lequel on m’expliquait qu’il fallait y aller selon la date de réception ou selon la priorité. On me promettait de faire la correction pendant le mois de septembre. Notez que la correction consistait à changer le 5 pour un 3.

 

J’ai laissé passer le temps. Le 10 février 2016, je suis revenu à la charge. Croyez-le ou non, au bout de neuf minutes, je recevais un message mentionnant que la correction avait été effectuée. Tout est bien qui finit bien, mais cela m’a laissé un goût amer.

 

Dans le même ordre d’idées, la plaque-souvenir placée, en 1995, par l’Association des Jean d’Amérique derrière l’église de Saint-Mathieu portait aussi la mention 1850. Le 5 a été changé pour un 3 grâce à la précieuse collaboration de Gaétane Denis, la présidente de la fabrique.

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# 2610              7 février 2016

Lancement officiel des festivités
Le 5 février 2016, Guy Caron, le député fédéral de la circonscription Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, a fait une déclaration à la Chambre des communes pour souligner le lancement officiel des festivités du 150e anniversaire de la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux. Voici cette déclaration :

 
« Il y aura célébration d'un 150e anniversaire dans ma circonscription, (qui commencera) dès la semaine prochaine, celui de la très belle municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux, dans la MRC des Basques.

 
Saint-Mathieu-de-Rioux est un petit joyau dans la circonscription que j'ai l'honneur et le privilège de représenter. Le lac Saint-Mathieu, d'une très grande beauté, est encore l'un des secrets les mieux gardés au Québec. Et le camping KOA Bas-Saint-Laurent est le seul classé 5 étoiles dans l'Est-du-Québec.
 
Saint-Mathieu-de-Rioux ne s'endort pas durant l'hiver, puisque le centre de ski du Mont-Saint-Mathieu est l'un des plus modernes et fréquentés de la région.
 
La municipalité compte même un vignoble : le Domaine du Lac. De fait, malgré les difficultés économiques qu'éprouve ma région, Saint-Mathieu-de-Rioux est l'une des rares municipalités à voir sa population croître et se rajeunir.

 

Monsieur le Président, je serai présent le samedi 13 février pour la soirée d'ouverture de cette année bien spéciale, qui verra la tenue de 36 événements tout au long de l'année. Il y aura bien sûr des soupers et soirées dansantes, mais aussi des expositions, des visites guidées, un défilé !

 

Il me fait plaisir de vous inviter à goûter l'hospitalité des Mathéens et des Mathéennes au cours de cette année très spéciale. »

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# 2590              31 janvier 2016

Festivités du 150e

Saint-Mathieu-de-Rioux s’apprête à célébrer son 150e anniversaire de façon grandiose. Le comité organisateur vient de dévoiler le programme des activités pour l’année 2016. On y retrouve 36 activités réparties de février jusqu’à novembre.

 

La première activité est prévue pour le 13 février. C’est le souper d’ouverture à la salle municipale. Le tout sera suivi d’une soirée dansante avec animation.

 

Des invitations avec copie du programme des festivités ont été expédiées aux gens qui ont un lien avec la paroisse et dont l’adresse postale était connue. Détail qui montre l’envergure que les organisateurs ont voulu donner à l’événement : le timbre est oblitéré avec la mention Postes Canada Saint-Mathieu-de-Rioux 150e anniversaire.

 

Dans son message de présentation, le comité organisateur écrit : « Comme il nous est impossible de rejoindre tout le monde, nous vous demandons de transmettre cette invitation aux membres de votre famille : frères, sœurs, enfants, ainsi qu’à vos amis, car c’est toujours agréable de partager les bons moments avec ceux que nous aimons. »

 

Le programme des festivités a également été publié dans la page Facebook de Ghislaine Théberge :

https://www.facebook.com/groups/150esaintmathieuderioux/.

Cette page qui existe depuis le 28 mars 2015 a atteint le score honorable de 982 membres le 30 janvier.

 

Le programme sera aussi publié dans le site de la municipalité de Saint-Mathieu-de-Rioux qui est le maître d’œuvre de l’organisation de ces fêtes. L’adresse est :

http://www.st-mathieu-de-rioux.ca/municipalite.html

 

À la fin du message de présentation du comité organisateur, on peut lire : « Saint-Mathieu-de-Rioux remercie le passé, salue le présent … et sourit à l’avenir. »

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# 2545              15 novembre 2015

Offices religieux en 1988

Il y a eu, en 1988, 4 mariages, 12 baptêmes et 7 sépultures à Saint-Mathieu. Les données suivantes sont extraites du bulletin paroissial de la paroisse.

 

Mariages

Patrice Théberge et Lise Rousseau

Raymond Aubin et Corona Dionne

Mario Rioux et Louise Rioux

Gaston Côté et Marie-Jeanne Lagacé

 

Baptêmes

Isabelle (Alain Turcotte et Pauline Fournier)

Michaël (Penny et Jean-Yves Soucy)

Marie-Claude (Penny et Jean-Yves Soucy)

Mireille (Suzanne et Sabin Vaillancourt)

Karol-F.-J. (France Fournier et Carol Beaulieu)

Alexandra (Sylvie et Gilles Rioux)

Andrée-A.-M.-P. (Odette et Sylvain Ouellet)

Mathieu-G.-R. (Ginette et Gilles Ouellet)

Léopold-R.-A. (Audrey Plourde et André Jean)

Sabrina (Jacynthe et Maurice Lessard)

Hubert-O. (Hélène Riou et Pierre Jean)

Lucienne-A.-M.-H. (Carmelle et Marius Beaulieu)

 

Sépultures

Valentine Jean, épouse d’Edmond Dionne (84 ans)

Gérard Rioux, époux de Blanche Gaudreau (73 ans)

Joseph Vaillancourt, époux de feu Marie Couturier (94 ans)

Jean-Thomas D’Auteuil, époux de Lyne Brazeau (37 ans)

Germaine Rioux, épouse de Louis Parent (62 ans)

Irénée Boulanger, fils de feu Cyprien (89 ans)

Léo Plourde, époux de feu Émilienne Vaillancourt (83 ans)

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# 2500              10 octobre 2015

Un déménagement

En 2015, Saint-Mathieu-de-Rioux a accueilli le concours Trois-Pistoles en chansons. Voici un texte de Mario Pelletier d’Infodimanche en date du 12 juin pour présenter l’événement :

 

« L’organisation de Trois-Pistoles en chansons a annoncé le 11 juin qu’elle déménage son évènement culturel de l’auditorium de l’École secondaire de Trois-Pistoles à la salle multifonctionnelle du Camping KOA Bas-Saint-Laurent à Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Le conseil d’administration a indiqué que Trois-Pistoles en chansons mise sur plus d’accessibilité pour assurer sa pérennité. « Nous voulons décloisonner l’évènement et le renouveler », a indiqué Éric Côté, directeur. La salle de l’école secondaire pouvait accueillir 394 spectateurs. La salle multifonctionnelle du Campin KOA a une capacité de 200 personnes à l’intérieur. En y ajoutant un chapiteau à l’extérieur si la température n’est pas clémente, on parle de 300 spectateurs au total.

 

Environnement plus ouvert

L’organisation mise donc sur un environnement plus ouvert pour sa 9e édition qui aura lieu du 10 au 12 juillet et du 17 au 19 juillet. Le cadre enchanteur du lac Saint-Mathieu et ses infrastructures d’accueil apporteront de la valeur ajoutée à l’évènement. Le camping est déjà plein pour cette période de l’été.

 

Ses 500 campeurs (170 terrains) constituent même la clientèle de base au niveau des spectateurs, de l’aveu des responsables. Et pour les autres visiteurs, la clientèle régulière de Trois-Pistoles en chansons, ils pourront profiter des spectacles et des infrastructures de loisirs du camping en famille. Une passe journalière sera disponible pour avoir accès aux activités du site de camping.

 

Pour toute la MRC

Puisque le camping affiche déjà complet pour cette période, on estime que les établissements de restauration et d’hébergement continueront d’accueillir les visiteurs qui viendront dans la MRC des Basques pour assister à Trois-Pistoles en chansons.

 

« Trois-Pistoles en chansons est un fleuron de la MRC des Basques, un outil important d’exposition nationale. De plus, il permet aux jeunes de mettre en évidence leur talent » a indiqué Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques et président d’honneur de la 9e édition de Trois-Pistoles en chansons. Cet évènement a plus d’une centaine de concurrents et apporte des centaines de milliers de dollars en retombées qui profitent à l’ensemble de la communauté de la MRC des Basques.

 

Choix de la salle

Pourquoi la salle multifonctionnelle du Camping KOA Bas-Saint-Laurent plutôt que le chalet du Parc du Mont Saint-Mathieu situé à proximité ? « C’est pour l’acoustique et la configuration de la salle. Le chalet du Parc du Mont Saint-Mathieu est une infrastructure qui offre bien des qualités, mais pas au niveau acoustique pour des performances vocales », a expliqué Serge Gagnon.

 

Martin Bruno, gérant et copropriétaire du Camping KOA a ajouté que lors de la construction de la salle multifonctionnelle, on s’était assuré qu’elle était conçue pour offrir une bonne qualité sonore. » (Fin du texte cité)

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# 2450              9 septembre 2015

Travaux de la ferme

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donne beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve notamment des renseignements sur les travaux de la ferme. Voici ce que l’auteur du rapport écrit :

 

« Les activités de la ferme se poursuivent habituellement pendant environ sept mois. Elles commencent dès la fonte des neiges, vers la fin de mars, époque où se fait 1'entaillage des érables, et se terminent vers la fin d'octobre ou le début de novembre avec la chute de la première neige, époque où les cultivateurs cessent les labours d'automne. La saison des sucres dure environ un mois.

 

Le travail proprement dit de tous les fermiers commence au début de mai avec les labours du printemps. Les premiers jours de juin marquent la venue des dernières fortes gelées du printemps. Cependant, on commence à semer dès la mi-mai.

 

Vers le 20 juillet, les cultivateurs commencent à faire les foins. La coupe du grain se fait dans la dernière quinzaine d’août. Tous les grains en général ont le temps de mûrir complètement. Dès la fin de septembre surviennent les premières gelées d'automne qui détruisent les jardinages.

 

On estime que dans Saint-Mathieu, l’épaisseur moyenne de la couche de neige est de 48 pouces. » (Fin du texte cité)

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# 2400              4 août 2015

Quiz sur Saint-Mathieu

1. En quelle année, l’usine de charbon de bois a-t-elle vu le jour à Saint-Mathieu ?

a) 1902            b) 1954           c) 1978            d) 1999

 

2. Qui fut le président des fêtes du 125e anniversaire de Saint-Mathieu ?

a) Gérard Cayouette   b) Adrien Ouellet       c) Rosaire Dionne       c) Joseph Gauvin

 

3. Quel citoyen de Saint-Mathieu a été député à Ottawa ?

a) Albert Dionne        b) Antonio Théberge  c) Raynald Thibault   d) Gérard Ouellet

 

4. Qui était le père de quatre femmes natives de Saint-Mathieu qui sont devenues centenaires ?

a) Élie Dionne            b) Michel Jean            c) Ernest Dionne        d) Antoine Dionne

 

5. En quelle année la rivière du Sud-Ouest qui est la décharge du Petit Lac-Saint-Mathieu a-t-elle été creusée ?

a) 1885            b) 1915           c) 1955            d) 1995

 

6. Sur la terre de qui, une première croix qui fut arrachée par la suite, a-t-elle été plantée ?

a) Élie Dionne             b) Michel Jean            c) Georges Courchesne          d) Onésime Dionne

 

7. Quelle communauté de religieuses a pris la direction du couvent en 1943 ?

a) Ursulines                b) Saint-Rosaire          c) Bon-Pasteur            d) de la Providence

 

8. Qui était propriétaire d’une terre au village en 1878 ?

a) Louis Parent           b) Philias Dubé           c) Louis-Jacques Beaulieu      d) Léo Théberge

 

9. Comment s’appelait le pont couvert du bas de la paroisse ?

a) Moreau                   b) Neigette                 c) Boulanger               d) Rousseau

 

10. En quelle année a été béni le carillon de trois cloches de l’église Saint-Mathieu ?

a) 1900            b) 1922           c) 1966            d) 2003

 

Solutions.

1. 1978

2. Adrien Ouellet

3. Gérard Ouellet

4. Ernest Dionne

5. 1915

6. Élie Dionne

7. Saint-Rosaire

8. Louis Parent

9. Pont Moreau

10. 1922

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# 2375              30 juillet 2015

Confirmation à Saint-Mathieu

Le 9 avril 1986, Mgr Gilles Ouellet, archevêque de Rimouski, fait sa visite pastorale à Saint-Mathieu. En après-midi, il rencontre les élèves du collège. À 16 heures, il célèbre la messe aux intentions des paroissiens, puis il prend le souper avec les membres du conseil de fabrique et des comités de pastorale.

 

À 20 heures, à l’église, il préside à la confirmation de 15 jeunes de la paroisse. Ce sont :

 

1. Annik Beaulieu (Noëlla et Lorenzo)

2. Caroline Beaulieu (Carmelle et Marius)

3. Keeven Beaulieu (Gaétane et Isidore)

4. Roger Beaulieu (Bertrand)

5. Jérôme Bélanger (Noëlla et Lionel)

6. Chantal Bélisle (Marielle et Marc-André)

7. Guy Dionne (Henriette et Mario)

8. Yvan Gagnon (Alice et Fernand)

9. Daniel Jean (Marguerite et Justin)

10. Jean-François Lagacé (Jeannine et Julien)

11. Régis Lagacé (Ruth et Rodrigue)

12. Denis Ouellet (Yvette et Laurent)

13. Pascal Ouellet (Lucie et Rodrigue)

14. Vital Ouellet (Lucie et Rodrigue)

15. Éric Plourde (Yvette et Conrad)

 

Après la cérémonie, un goûter a été servi à la salle de l’Âge d’or pour les nouveaux confirmés et leur famille.

 

(Renseignements tirés du feuillet paroissial)

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# 2355              26 juillet 2015

Cours d’eaux et autres

La municipalité de Saint-Mathieu a la chance d’avoir 16 lacs sur son territoire. En plus, on relève 10 cours d’eau, une baie, deux pointes et un mont. Quatre ponts ont été construits. Ces entités naturelles et les ponts dont on fait la liste sont ceux qui ont été officialisés et dont on donne la date.

 

Cours d’eau

Branche Thomas-Bélanger : 11 juin 1982. Cours d’eau situé au sud de la route du rang 3 Est.

 

Cours d’eau Gaudreau : 26 juin 1985. Cours d’eau dans la ligne du lac du Cinquième.

 

Cours d’eau Ouellet : 26 juin 1985. Cours d’eau situé au nord du lac Saint-Mathieu à l’ouest du ruisseau Ernest-Boucher.

 

Cours d’eau Vaillancourt-Plourde : 11 juin 1982. Cours d’eau situé au sud de Petit lac Saint-Mathieu entre le lac Voisine et le lac Alarie.

 

Ruisseau de la Jetée : 11 juin 1982. Ruisseau situé entre la rivière du Sud-Ouest et le lac du Quatrième.

 

Rivière des Écarts : 11 juin 1982. Rivière située à l’ouest du lac du Cinquième.

 

Rivière du Sud-Ouest : 5 décembre 1968. Décharge du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Rivière Neigette : 11 juin 1982. Rivière qui coule du sud vers la rivière du Sud-Ouest.

 

Ruisseau Ernest-Boucher : 11 juin 1982. Ruisseau situé au nord du lac Saint-Mathieu.

 

Ruisseau Froid : 11 juin 1982. Ruisseau situé au sud de la Rivière du Sud-Ouest.

 

Baie

Baie du Ha! Ha! : 11 juin 1982. Baie située à l’extrémité ouest du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Pointes

Pointe des Tobi : 11 juin 1982. Pointe située à l’extrémité ouest du lac Saint-Mathieu.

 

Pointe à Bouleaux : 11 juin 1982. Pointe située à l’extrémité ouest du lac Saint-Mathieu.

 

Mont

Mont Saint-Mathieu : 6 juin 1973. Mont situé au sud du lac Saint-Mathieu.

 

Ponts

Pont à Désiré : 11 juin 1982. Pont situé sur la route du rang 5 qui traverse la rivière Neigette au Faubourg du Moulin. A été appelé en l’honneur de Désiré Dionne.

 

Pont à François : 11 juin 1982. Pont situé à la limite est du Petit lac Saint-Mathieu. A été appelé en l’honneur de François Fournier.

 

Pont de la Passe : 11 juin 1982. Pont qui est situé entre le Petit et le Grand lac Saint-Mathieu.

 

Pont Moreau : 11 juin 1982. Pont situé au rang 3 Est. A été appelé en l’honneur du député de Rimouski, Louis-Joseph Moreault.

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# 2320              5 juillet 2015

Marie-Marthe Fournier

Dans son édition du 6 mars 2013, Info-Dimanche, sous la signature d’Hugues Albert, a publié un article sur une agricultrice impliquée à Saint-Mathieu. Voici ce texte :

 

« Marie-Marthe Fournier affirme que pour réussir en agriculture, il faut une bonne dose de détermination et l’amour du métier. « Mais ça prend aussi une bonne capacité physique et je remercie le Bon Dieu qui a été généreux envers moi à cet égard. »

 

Agricultrice impliquée s’il en est une, la dame de Saint-Mathieu, qui exploite Ferme Masika avec son époux Charles Pelletier et leur fils Simon, et qui possède 50 % des parts dans l’entreprise depuis 2010, est née d’une famille agricole. Elle dit avoir voulu acheter la ferme familiale mais s’est plutôt tournée en 1987 vers celle appartenant à un oncle à l’est du village.

 

En plus d’assumer son rôle de maman de trois enfants et d’être partenaire d’une ferme laitière avec son mari, elle a consacré passablement de temps au développement du milieu agricole et politique, local et régional.

 

Conseillère municipale pendant quatre ans jusqu’en 2009, elle a siégé de nombreuses années au Comité consultatif agricole de la MRC des Basques, été administratrice au syndicat de base des Îlets, fait partie du comité de loisirs de Saint-Mathieu, du comité des parents et du conseil d’établissement scolaire. Elle est encore membre active de l’AFÉAS. « J’ai même pensé à la mairie de Saint-Mathieu, mais je n’avais pas assez de temps … »

 

Elle consacre beaucoup de temps aujourd’hui à la comptabilité de producteurs agricoles de son secteur. Elle avoue que l’implication en milieu agricole lui manque surtout pour l’aspect social de la chose. L’entreprise offre des stages à la ferme à des étudiants de l’ITA de La Pocatière. Marie-Marthe Fournier exerce parallèlement le métier de chauffeure d’autobus scolaire depuis cinq ans.

 

Ferme Masika exploite un troupeau Holstein enregistré de 70 vaches laitières. Autosuffisante avec ses 700 acres de superficie de terre où sont produits des fourrages en quantité et dont les surplus sont vendus au Québec et aux États-Unis, elle produit également des céréales. » (Fin du texte cité)

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# 2300              1 juillet  2015

Lacs du Lac-Boisbouscache

Lac-Boisbouscache est un territoire non organisé qui est borné au nord par Saint-Mathieu-de-Rioux, à l’est par Saint-Eugène, au sud par Saint-Médard et à l’ouest par Sainte-Françoise.

 

On peut y accéder notamment par la route du rang 5 qui passe à l’est du Petit lac Saint-Mathieu, puis par la route du rang 6 de Saint-Mathieu.

 

Un club privé de chasse et de pêche a accès à ce territoire depuis 1910 : c’est le club Appalaches. Des pourparlers sont en cours pour que la MRC des Basques en fasse un parc régional inter-nations en partenariat avec les Malécites de Viger.

 

Ce territoire comprend 17 lacs. Les noms de tous ces lacs ont été officialisés le 5 décembre 1968, sauf pour ceux où on trouve une date. Voici les noms :

 

Lac à la Loutre

Lac à la Truite

Lac Boisbouscache

Lac Carré (8 février 1977)

Lac de la Grenouille

Lac des Îles

Lac du Castor

Lac Éric

Lac Ferré (8 décembre 1977)

Lac Long (11 juin 1982)

Lac Moreau

Lac Plat

Lac Rimouski

Lac Rimouski Ouest

Lac Vaseux

Petit lac Boisbouscache

Petit lac Moreau

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# 2255              22 juin 2015

Un parc régional

Le Lac-Boisbouscache est un territoire non organisé situé au sud de la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux. De nouvelles avenues se dessinent pour ce territoire alors que la MRC des Basques veut en faire un parc régional en partenariat avec les Malécites de Viger.

 

Marjolaine Jolicoeur a écrit un article sur le sujet dans L'Horizon des Basques. On le retrouve sur le site de l’AMECQ (Association des médias écrits communautaires du Québec) en date 16 septembre 2014. Il est intitulé Entente historique entre la Première Nation Malécite et la MRC des Basques. Voici des extraits de ce texte :

 

« Anne Archambault, Grande Cheffe de la Première Nation Malécite de Viger et Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques, ont signé à Cacouna une entente pour un projet de Parc Régional Inter-Nations, le 19 août dernier (2014). La Grande Cheffe Anne Archambault a qualifié l’entente d’historique : « Aujourd’hui est une date importante à retenir car elle exprime un moment d’histoire où la Première Nation Malécite de Viger sera partie prenante des décisions concernant son territoire ancestral. »

 

Situé sur le territoire public de la MRC des Basques, ce projet de parc veut développer une mise en valeur commune du potentiel récréotouristique de ce patrimoine collectif qui s’étend sur 265 km2.

 

Selon le préfet Bertin Denis, les grandes orientations du projet vont s’échelonner sur une période de plus de dix ans et on analysera chaque projet pour sa viabilité financière. « Nous voulons prendre le temps de travailler pour faire du Parc Régional un projet rassembleur ayant pour fondement la vocation multi-ressources de la forêt dans une perspective de développement durable. » Cet engagement commun sera respectueux des milieux naturels et il s’agit d’un projet de territoire habité et non d’une zone de conservation. « Nous allons utiliser l’ensemble des terres publiques pour le bien de tous les citoyens », a ajouté le préfet. Camping rustique, baignade, sentiers pédestres ou de ski de fond, pistes cyclables, réserves fauniques, mise en valeur des sites naturels, de multiples activités de villégiature s’avèrent possibles pour plusieurs municipalités.

 

On retrouve aussi sur le territoire public le Club Appalaches qui détient des privilèges exclusifs de chasse, de pêche et de piégeage, depuis 1910. Parsemé de trente lacs, dont le Lac-Boisbouscache, le club s’étend sur une superficie de près de 150 km2 entre Saint-Mathieu-de-Rioux, Sainte-Françoise et Saint-Médard.

 

Selon un jugement de la Cour d’appel du Québec de 1999, les citoyens (nes) détiennent cependant un égal droit d’accès à cette partie du territoire – même en temps de chasse – pour y pratiquer d’autres activités que celles de la chasse, de la pêche et du piégeage.

 

Ce partenariat entre la Première Nation Malécite de Viger et la MRC des Basques découle de la loi 206 adoptée en juin 2013 leur concédant le droit de créer un organisme à but non lucratif pour l’exploitation d’un parc régional. » (Fin du texte cité)

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# 2215              14 juin 2015

Jeanne Parent

Jeanne Parent est née le 14 juillet 1927. Elle est la fille de Paul Parent et de Diana Dubé. Après avoir été institutrice, elle épouse Georges Théberge, fils d’Émile Théberge et Marie-Luce Ouellet, le 7 juillet 1948.

 

Le journal Info-Dimanche lui a consacré un article dans son édition du 27 mars 2013. Le voici :

 

« Jeanne Parent, résidente de Saint-Mathieu-de-Rioux, est une femme de 85 ans dont les valeurs de la famille et de l’entraide sont de la plus grande importance. Impliquée dans différentes organisations telles l’AFÉAS, la fabrique et l’âge d’or où elle est trésorière depuis 27 ans, Madame Parent est animée par la fibre bénévole. « J’aime rendre service aux autres. Je fais tout ce que je peux pour me rendre utile. Ça fait du bien autour et ça me valorise », exprime-t-elle.

 

Cette dame, mère de sept filles, intervient encore régulièrement auprès de son entourage, avec sa famille, ses amis et son voisinage, en toutes sortes d’occasions. Plusieurs personnes malades de son milieu ont pu recourir à ses soins, à son accompagnement et à sa compagnie très appréciée lors de moments difficiles. « Bien que je sois encore très active, j’aimerais diminuer mes activités. Je pense également à déménager pour avoir moins de travail à faire », confie Madame Parent. » (Fin du texte cité)

 

Jeanne Parent a vendu la maison ancestrale Théberge en 2014.

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# 2170              5 juin 2015

Un auteur de la paroisse

Fernand Thibault, natif de Saint-Mathieu, a écrit un livre de 596 pages sur les Thibault. Voici son texte de présentation :

 

« La Thibaudière, c'est le récit d'une histoire qui a débuté au dix-septième siècle et qui raconte la la vie de nos ancêtres, génération après génération jusqu'au milieu du vingtième siècle. Ces ancêtres ont défriché les terres de la Côte-de-Beaupré, ont ensuite traversé le Fleuve pour s'établir au Cap-Saint-Ignace. De là, ils ont défriché les terres de Montmagny et de L'Islet.

 

Vers 1800, il n'y avait plus aucune terre de disponible pour les jeunes qui désiraient s'y établir. Hilarion Thibault, comme tous les jeunes de L'Islet, est venu s'établir à Saint-Simon. En moins de vingt ans, la seigneurie Nicolas Rioux dut ouvrir les rangs de Saint-Simon et de Saint-Fabien à l'agriculture.

 

Les jeunes de la région de L'Islet-Montmagny affluèrent en grand nombre et, encore aujourd'hui, vous y trouvez les mêmes patronymes, les mêmes expressions et patois.

Une fière descendance de défricheurs qui ont bâti notre pays. Un peuple laborieux qui nous a laissé le Québec d'aujourd'hui.

 

Soyons reconnaissants envers eux.

 

Pour obtenir un exemplaire de La Thibaudière, 596 pages, en caractères police 14, on peut communiquer avec l'auteur Fernand Thibault par courriel fthibault2013@hotmail.com ou par tél : 418 872-3955. Le prix est de 30,00 $ + frais de poste. »

 

Fernand Thibault a présenté son œuvre au salon du Livre de Québec en avril 2015. Il y aura un lancement officiel lors du rassemblement de l’association des Thibault d’Amérique qui se tiendra les 6 et 7 juin 2015 à Lévis. Fernand est d’ailleurs le président de cette association.

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# 2160             3 juin 2015

Marche au catéchisme

Du 23 février au 20 mars 1953, des cours de préparation à la communion solennelle ont été donnés par le curé Alfred Bérubé à Saint-Mathieu. Ces cours avaient lieu en avant-midi seulement et étaient dispensés dans la sacristie. On appelait cela « marcher au catéchisme ».

 

Étant en 7e année, j’ai suivi ces cours. J’ai noté dans un cahier les noms des jeunes qui étaient alors présents. Les élèves de 1ère année sont ceux qui, comme moi, étaient en 7e année. Les élèves de 2e année n’avaient pas fait leur communion solennelle l’année précédente.

 

Voici les noms des jeunes qui ont marché au catéchisme cette année-là et le nom de leur père entre parenthèses :

 

Garçons (1ère année)

Lorenzo Beaulieu (Louis-Jacques)

Origène Beaulieu (Ovide)

Jean-Paul Bérubé (Cyrice)

André Dubé (David)

Fernand Dubé (David)

Réjean Dionne (Roland)

Wilbrod Dionne (Désiré)

Germain Gagnon (Philippe)

Gervais Gagnon (Philippe)

Jean-Paul Gagnon (Gérard)

Charles-Édouard Jean (Edmond, rang 5)

Ghislain Jean (Philippe)

Réginald Létourneau (Héliodore)

Marc Ouellet (Romuald)

Maurice Ouellet (Philippe)

Odilon Ouellet (Elzéar)

Paul-Armand Ouellet (Édouard)

Valmont Ouellet (Trefflé)

Norbert Rousseau (Omer)

Donald Saindon (Napoléon)

Claude Thibault (Thomas)

 

Garçons (2e année)

Élisée Bérubé (Joseph)

Marcel Devost (Hermel)

Bruno Girouard (Octave)

Donald Jean (Albert)

Richard Jean (Joseph)

Rodrigue Lagacé (Amédée)

André Ouellet (Philippe)

Yvon Ouellet (Omer)

Clément Paradis (Émile)

Clément Rioux (Armand)

Julien Rousseau (Omer)

Onil Rousseau (Denis)

 

Filles (1ère année)

Monique Belzile (Gérard)

Béatrice Boulanger (Charles)

Lina Desjardins (Ernest)

Claudine Dionne (Onésime)

Denise Dionne (Edmond)

Aline Fournier (Hermel)

Yvette Gaudreau (Arthur)

Claudette Jean (Philippe)

Éliette Jean (Edmond, village)

Raymonde Jean (Alphonse)

Marguerite Lagacé (Amédée)

Laurette Ouellet (Thomas)

Marielle Ouellet (Ludger)

Simone Plourde (Léo)

Yvette Rousseau (Jean-Luc)

Lisette Vaillancourt (Charles, rang 5)

Thérèse Vaillancourt (Joseph)

Yolande Vaillancourt (Félix)

Jeanne-Aimée Voisine (Émile)

 

Filles (2e année)

Anita Desjardins (Ernest)

Pauline Dionne (Roland)

Mariette Jean (Charles-Hermel)

Renelle Jean (Joseph)

Roselle Jean (Edmond, village)

Solange Jean (Amédée)

Ida Lagacé (Amédée)

Gisèle Ouellet (Robert)

Marielle Ouellet (Ludger)

Denise Parent (Gérard)

Cécile Rousseau (Jean-Luc)


J’ai noté les résultats du premier examen, en partie. J’ai tous les résultats du deuxième examen et aucun du troisième. Je ne dévoilerai pas ces résultats. Tout ce que je peux dire, c’est que de façon générale les filles avaient de meilleures notes que les garçons.

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# 2150             1 juin 2015

Lacs de Saint-Mathieu

La municipalité de Saint-Mathieu peut s’enorgueillir de ses plans d’eau. En effet, sur son territoire, on retrouve 16 lacs, sans compter les rivières et les ruisseaux. En voici les noms avec la date d’officialisation et leur emplacement :

 

Deuxième lac Neigette : 16 juillet 2003.  Lac situé au sud-ouest du Petit lac Neigette.

 

Grand lac Neigette : 11 juin 1982. Lac situé au sud du lac Saint-Mathieu.

 

Lac Alarie : 5 décembre 1968. Lac situé au sud-est du Petit lac Neigette.

 

Lac des Prairies: 11 juin 1982. Lac situé au rang 6.

 

Lac du Cinquième : 11 juin 1982. Lac au nord du rang 5.

 

Lac du Quatrième : 11 juin 1982. Lac au sud du rang 4.

 

Lac Maximien : 11 juin 1982. Lac situé au sud-est du Petit lac Neigette.

 

Lac Olivier : 11 juin 1982. Lac situé au sud du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Lac Pigeon : 11 juin 1982. Lac situé au sud du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Lac Saint-Mathieu : 18 juillet 1973. Lac situé au sud du rang 3 Ouest. Autrefois, appelé lac Saint-Simon.

 

Lac Vaillancourt : 11 juin 1982. Lac situé à l’est du lac du Quatrième.

 

Lac Voisine : 11 juin 1982 au sud du lac Saint-Mathieu. Lac situé au sud du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Petit lac Neigette : 11 juin 1982. Lac situé au sud du Petit lac Saint-Mathieu.

 

Petit lac Saint-Mathieu : 18 juillet 1973. Lac situé au sud du village. Autrefois, appelé Petit lac Saint-Simon.

 

Petit lac sur la Montagne : 11 juin 1982. Lac situé au sud du Lac Saint-Mathieu à mi-chemin entre le Petit lac Neigette et le Grand lac Neigette.

 

Petit lac Vaseux : 5 décembre 1968. Lac situé à l’ouest du Grand lac Neigette.

 

La plupart de ces lacs sont situés dans les rangs 5 ouest et 6. Le rang 5 habité est à peu près vis-à-vis du rang 3 Est. Le rang 6 contient au plus 10 arpents de front qui sont retournés en forêt et qui appartiennent à des propriétaires privés. Il n’y a pas de lac sur ces lots.

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# 2125             27 mai 2015

Rues de Saint-Mathieu

Pendant longtemps, dans les villages ruraux, les rues n’avaient pas de nom. Cela était dû au fait que les villages progressaient lentement. L’on ouvrait de nouvelles rues et l’on ne se préoccupait pas de choisir un nom. Quand j’étais jeune, on connaissait la rue de la Beurrerie parce que c’est là qu’était située l’usine de transformation du lait.

 

Quand mes parents ont pris leur retraite, ils ont acheté une maison au village sur la rue appelée aujourd’hui Ouellet. Une de mes sœurs leur écrivait de temps à autre. Comme il y avait deux Edmond Jean au village, elle donnait l’adresse de rue Armand-Rioux, parce que cette rue était située sur la terre cet homme.

 

Les renseignements qui suivent ont été puisés, en partie, dans le répertoire de la Commission de toponymie du Québec. Voici les rues de Saint-Mathieu dont le nom a été officialisé :

 

Rue de la Beurrerie : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Le nom rappelle qu’il y avait autrefois une beurrerie sur cette voie. Cette rue, transversale à la rue Principale, est située à l’est de l’église. Avant 1950, c’est dans cette rue que passait la route pour aller à Saint-Simon.

 

Rue du Boisé : rue dont le nom a été officialisé le 3 juin 1994. Cette rue est située au sud du Lac Saint-Mathieu.

 

Rue du Collège : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Cette voie conduit à une école primaire qui était autrefois un collège pour garçons. Elle longe l’ancien couvent.

 

Rue du Coteau : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Cette voie part de la rue de la Beurrerie.

 

Rue de l’Église : rue dont le nom a été officialisé le 10 juin 1982. Cette rue passe près de l’église au sud de la rue Principale.

 

Rue de la Montagne : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Cette rue est transversale à la rue Principale.

 

Rue du Moulin : rue dont le nom a été officialisé le 9 novembre 2000. Le nom rappelle que la voie conduisait à un moulin à scie. L’ancien nom était Chemin du Moulin. La Caisse populaire est située sur cette rue.

 

Rue Ouellet : rue dont le nom a été officialisé le 16 juillet 2003. Ce nom a été donné en souvenir des familles Ouellet qui ont habité cette rue : Romuald Ouellet, Étienne Ouellet, Adrien Ouellet et Roland Ouellet. Cette rue est parallèle à la rue Principale à l’ouest de l’église.

 

Rue Principale : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Elle traverse le village d’est en ouest.

 

Rue Rioux : rue dont le nom a été officialisé le 16 juillet 2003. Ce nom évoque le souvenir d’Armand Rioux qui était propriétaire de la terre où est située cette voie. La rue est transversale à la rue Principale à l’ouest de l’église.

 

Rue du Ruisseau : rue dont le nom a été officialisé le 3 juin 1994. Cette rue est située au sud du Lac Saint-Mathieu.

 

Rue Saint-Armand : rue dont le nom a été officialisé le 4 février 1982. Ce nom évoque le souvenir d’Armand Rioux qui était propriétaire de la terre où est située cette voie. Cette rue est transversale à la rue Principale à l’ouest de l’église.

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# 2085             19 mai 2015

Légendes ou vérités

Dans l’histoire d’une paroisse, il se passe des événements qui parfois se transforment en légendes. Il est difficile d’y retrouver la part de vérité. Voici quelques légendes de cette nature :

 

Dans son premier rapport annuel en 1867, le premier curé de la paroisse, l’abbé Antoine Chouinard écrit :

 

« Ce non accord du curé de l'Isle-Verte et du curé de Saint-Simon (au sujet de l’emplacement du site de la chapelle) créa une division. Deux croix avaient été plantées par les deux délégués et les partisans des deux sites les défendaient de leur mieux.

 

La croix plantée sur le terrain d'Élie Dionne fut arrachée par un nommé Stanislas Roy dit Lauzier, lequel mourut bien misérablement d'un coup de pied dans l'abdomen dans une rixe. La croix plantée à l'endroit actuel fut arrachée par Henri Lagacé, lequel eut la main brisée par un crochet de fer. Toutes ces intrigues se passaient dans l'automne de 1860. » (En réalité, c’est en 1859.)

 

Ma mère nous a raconté le fait suivant : Un bon dimanche, le curé de la paroisse déplorait que certaines personnes devaient entendre la messe debout derrière l’église parce qu’elles n’avaient pas de banc dans l’église ou encore que le nombre de places était insuffisant pour la famille. Le curé demandait aux chefs de famille qui avaient des places libres d’inviter les personnes debout dans leur banc. Après la messe, sur le perron de l’église, Monsieur Joseph (nom fictif) a indiqué à ses connaissances qu’il poserait son bras droit pour que personne ne vienne occuper la place disponible. Au cours de la semaine, Monsieur Joseph perdit son bras droit dans un accident de travail dans un moulin à scie.

 

Vers 1950, Émile Lagacé qui demeurait non loin de l’école du Faubourg du Moulin a décidé de faire transporter sa maison au village. Cela se fit au début du printemps. La maison devait passer sur le Petit lac Saint-Mathieu. Parvenue sur la rive nord du lac, la maison commença à s’enfoncer légèrement et stagna. Il semblait impossible de la bouger. Alors, on fit venir le curé de la paroisse, l’abbé Alfred Bérubé. Celui-ci leur dit de solidifier les chaînes et de tenter un dernier effort. La maison sortit de sa fâcheuse position et atteignit la terre ferme.

 

En 1966, un avant-midi de juillet, la maison de Jean-Pierre Devost en haut de la paroisse prend en feu. Les pompiers volontaires s’y rendent. Ils ne réussissent pas à maîtriser l’incendie. Le vent souffle vers l’est. La grange, tout proche, est en danger. On fait venir le curé, l’abbé Gérard Cayouette. Dès son arrivée sur les lieux, le vent tourne si bien que la grange est épargnée.

 

J’invite les habitants actuels de Saint-Mathieu et les anciens de la paroisse à me faire parvenir un court récit d’événements spéciaux qu’ils ont vécu ou de légendes qu’ils ont entendu raconter. Ces récits pourront éventuellement être publiés dans ce blogue.

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# 2050             4 mai 2015

La famille Émile Théberge

Émile Théberge est né le 29 août 1882 à Saint-Mathieu. Ses parents sont Alfred Théberge et Rose Rousseau. Il épouse Marie-Luce Ouellet le 25 janvier 1905. Marie-Luce est la fille de François Ouellet et de Vitaline Gravel.

 

Le couple Théberge-Ouellet a eu 11 enfants. La plus jeune, Bernadette, est née le 15 janvier 1923 et est décédée le 10 mai 1927 à l’âge de quatre ans.

 

Sur la photo prise vers 1940, on trouve, dans la seconde rangée, Léo, Georges, Maurice, Antonio, Marie-Ange, Lucienne, Marie-Laure, ma mère, et Candide. Dans la première rangée, ce sont Émile, le père, Gabrielle, Thérèse et Marie-Luce, la mère.

Émile Théberge demeurait dans la première maison à l’est du cimetière du côté nord de la rue Principale. Il était cultivateur. Il avait hérité de la terre de son père, lequel l’avait acheté de son beau-père Vital Rousseau qui avait épousé Euphrosine Bérubé. Plus tard, Georges Théberge, le fils d’Émile, a hérité de la terre paternelle.

 

La maison a donc abrité au moins quatre générations. Elle était partagée en deux parties : le domicile principal à l’est et un logement de 3 ½ pièces à l’ouest pour loger le couple retraité.

 

Lorsque nous allions à la messe, nous visitions grand-père Émile et sa famille Candide qui habitaient dans le haut-côté. J’ai eu l’occasion, quand j’ai marché au catéchisme, de séjourner pendant un mois avec eux. Comme il n’y avait pas de chambre disponible dans le logement, je couchais dans une chambre au deuxième étage chez l’oncle Georges.

 

La maison a été vendue en décembre 2013. À ce moment, Jeanne Parent, l’épouse de Georges décédé le 5 décembre 1991, y vivait seule.

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# 2015             27 avril 2015

Trois mariages croisés

Au début du 20e siècle et avant, il n’était pas rare de voir des mariages entre les fils et les filles de deux mêmes familles. Le nombre d’enfants par famille permettait ces situations.

 

Le 25 janvier 1905, mon grand-père Émile Théberge, fils d’Alfred Théberge et de Rose Rousseau, épouse Marie-Luce Ouellet, fille de François Ouellet et de Vitaline Gravel. Le même matin, Rose Théberge, la sœur d’Émile, épouse Thomas Ouellet, le frère de Marie-Luce.

 

Deux ans plus tard, soit le 5 février 1907, Désiré Théberge, le frère d’Émile, épouse Lucette Ouellet, la sœur de Marie-Luce. On assistait donc à un troisième mariage croisé.

 

Émile Théberge avait hérité de la terre de son père, terre voisine à l’est de celle de la Fabrique. Il fut en même temps bedeau. Thomas Ouellet fut cultivateur au quatrième rang. Désiré avait une ferblanterie chez son frère quand il demeurait à Saint-Mathieu.

 

Émile Théberge

Avec Marie-Luce Ouellet, Émile Théberge eut 11 enfants. L’année de la naissance est donnée.

• Léo (1905) qui épouse Lucie D’Auteuil

• Marie-Laure (1907) qui épouse Edmond Jean

• Marie-Ange (1908)

• Antonio (1910) qui épouse successivement Adrienne Théberge, Gertrude Thériault et Rose Dumont

• Candide (1912)

• Lucienne (1914) qui épouse Édouard Ouellet

• Thérèse (1915) qui épouse Roland Dionne

• Maurice (1916) qui épouse Lucille Lavoie

• Georges (1918) qui épouse Jeanne Parent

• Gabrielle (1920) qui épouse Paul-Émile Bérubé

• Bernadette (1923)

 

Émile Théberge est décédé le 31 octobre 1960 à l’âge de 78 ans. Marie Luce Ouellet est décédée le 22 mai 1945 à l’âge de 66 ans.

 

Thomas Ouellet

De son mariage avec Rose Théberge, Thomas Ouellet eut six enfants.

• Robert (1907) qui épouse Éveline Fournier

• Rodolphe (1908) qui épouse Adrienne Vaillancourt

• Romuald (1909) qui épouse Rose Ouellet

• Rose-Aimée (1912) qui épouse Omer Ouellet

• Ernestine (1913) qui épouse Charles Vaillancourt du rang 5

• Émilienne (1914) qui épouse Gérard Parent

 

Thomas Ouellet est décédé le 23 décembre 1940 à l’âge de 59 ans. Rose Théberge est décédée le 8 janvier 1920 à l’âge de 36 ans.

 

Désiré Théberge

De son mariage avec Lucette Ouellet, Désiré Théberge eut quatre enfants.

• Yvonne (1908)

• Rose-Aimée (1909)

• Armand (1911) qui épouse Malvina-Laure Larocque

• Jeanne (1913) qui devient une religieuse Franciscaine de Marie, en religion Sœur Désiré-des-Anges

 

Désiré Théberge est décédé le 28 mars 1958 à l’âge de 71 ans. Lucette Ouellet est décédée 21 mars 1916 à l’âge de 29 ans.

 

Les enfants de ces trois familles sont des frérots.

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# 1980             20 avril 2015

Souvenirs de 1963

Les faits divers révèlent souvent le mode de vie des habitants d’une communauté. Ces glanures qui ont trait à Saint-Mathieu-de-Rioux sont tirées de journaux régionaux.

 

Faits divers

• Incendie de la grange-étable de Mathieu Rousseau, ainsi qu’un hangar et un poulailler.

 

• Réunion parents-maîtres, lors de la semaine de l’Éducation, sous la présidence d’Adrien Ouellet. Des ateliers de travail traitent notamment de l’avenir des jeunes, puis de l’amour et des relations entre les jeunes gens et les jeunes filles.

 

• Fête champêtre au profit de l’OTJ (Organisation des terrains de jeux). Dimanche, le 4 août, souper champêtre incluant fèves au lard et cipâtre, puis présentation d’un feu d’artifice, don du maire Réal Dionne.

 

• Le Cercle Lacordaire gagne le trophée Lucien-Deschênes qui est remis pour la première fois. Raynald Thibault est le président du Cercle Lacordaire. Éliane Ouellet est la présidente des Jeanne-D’Arc. Mgr Charles-Eugène Parent assiste à la cérémonie.

 

• le 17 novembre, l’abbé Henri Veilleux, de la société des Missions étrangères prononce le sermon et récolte 180,49 $.

 

• Paul Plourde est nommé agronome du comté de Rimouski.

 

• Lors d’une assemblée Lacordaire, le 22 décembre, bénédiction par le curé Gérard Cayouette de la salle paroissiale rénovée. Les conférenciers invités sont Charles Vaillancourt, Marie-Marthe Parent et Lisette Ouellet.

 

Naissances

Denise Bérubé, fille de de Florian Bérubé et de Lauréanne Fournier.

 

Alain Ouellet, fils de Gérard-Omer Ouellet et de Bernadette Beaulieu.

 

Nelson Plourde, fils de Simon Plourde et de Marie-Anne Beaulieu.

 

Robin Beaulieu, fils de Mathieu Beaulieu et d’Aline Belzile.

 

Mariages

Yves Chayer et Léonie Bérubé, fille de Joseph Bérubé et d’Anna Parent.

 

Albert Gagnon, de Trois-Pistoles, et Monique Ouellet, fille de Louis Ouellet et de Laura Vaillancourt.

 

Décès

Berthilde Boucher, fille de Benoît Boucher et de Germaine Fournier, à l’âge de 7 ans.

 

Edmond Jean, époux d’Alexina Fournier, à l’âge de 57 ans.

 

Léonard Lagacé, époux d’Odile Rioux, à l’âge de 39 ans. Il était le fils de Joseph Lagacé et d’Élisa Vaillancourt.

 

Sœur Rita Bélanger, née Ernestine Bélanger, des Sœurs de la Charité à l’âge de 68 ans. Elle était la fille de Cyprien Bélanger et de Marie-Louise Boulanger.

 

Elzéar Ouellet, barbier, époux de Marie-Rose Ouellet, à l’âge de 77 ans.

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# 1940             12 avril 2015

Chemins de Saint-Mathieu

Ce n’est qu’à la fin du 20e siècle qu’on a commencé à officialiser les noms de chemins et de rues dans la plupart des paroisses du Québec. Saint-Mathieu ne fait pas exception. Voici le nom des chemins qui ont un statut officiel :

 

Chemin Dionne : chemin dont le nom a été officialisé le 16 juillet 2003 en l’honneur des trois Dionne qui ont été maires de la municipalité : Onésime, Réal et Jean-Eudes. Il est situé au nord du Grand Lac Saint-Mathieu.

 

Chemin du Havre : chemin privé dont le nom a été officialisé le 24 septembre 2003. Il est situé à proximité du Petit lac Neigette. Son nom rappelle que le chemin est situé dans un lieu de repos et de tranquillité.

 

Chemin du Lac-du-Cinquième Est : chemin privé dont le nom a été officialisé le 9 novembre 2000. Il est orienté en direction Est et conduit au lac du Cinquième.

 

Chemin du Lac Nord : chemin dont le nom a été officialisé le 24 août 2000. Il est situé au nord du Grand lac Saint-Mathieu.

 

Chemin du Lac Sud : chemin dont le nom a été officialisé le 24 août 2000. Ce chemin prend son origine au troisième rang ouest, passe entre les deux lacs et conduit aux 300 chalets ou résidences, de même qu’au Mont Saint-Mathieu. Les anciens noms étaient Petit-4e Rang et Route de la Passe-du-Lac. La partie au sud du Petit lac Saint-Mathieu était communément appelé Chemin du Sud du Lac.

 

Chemin de la Tête-du-Lac : chemin dont le nom a été officialisé le 24 août 2000. Il est situé à la tête du Grand lac Saint-Mathieu. L’ancien nom était Chemin du Lac-Saint-Mathieu.

 

Route du 5e-Rang : chemin dont le nom a été officialisé le 28 février 1980. Selon Google, cette route part du troisième rang Est et longe l’extrémité est du Petit Lac Saint-Mathieu pour se rendre au cinquième rang.

 

Route du 6e-Rang : chemin dont le nom a été officialisé le 9 novembre 2000. Ce chemin conduit au Lac-Boisbouscache à partir du rang 5.

 

Route du Neigette : chemin dont le nom a été officialisé le 9 novembre 2000. L’ancien nom était route du Lac-Neigette. Ce chemin contourne le Petit lac Neigette.

 

Route de Saint-Simon – Saint-Mathieu : chemin dont le nom a été officialisé le 13 juin 1997. L’ancien nom était Route de Saint-Mathieu.

 

Petite route de Saint-Mathieu : chemin dont le nom a été officialisé le 2 octobre 1980. Il part de Trois-Pistoles et aboutit au sud du Grand lac Saint-Mathieu.

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# 1910             6 avril 2015

150e anniversaire

En 2016, Saint-Mathieu-de-Rioux fêtera son 150e anniversaire. Le premier colon, Michel Jean,  y a mis le pied en 1830. Il y aura alors 186 ans. En réalité, c’est l’arrivée du premier curé résidant, l’abbé Antoine Chouinard, et l’ouverture des registres paroissiaux en 1866 qui seront soulignées.

 

Un comité organisateur sous la responsabilité de la municipalité de paroisse a été mis sur pied il y a plusieurs mois. On commence à préciser les activités.

 

Un album-souvenir sera publié. J’en serai l’auteur. Marjolaine Bernier et Monique Rainville Ouellet participent aux recherches historiques et supervisent les textes. De plus, Marjolaine Bernier est responsable des photos.

 

Nous allons essayer de tracer un portrait le plus fidèle possible de l’évolution de Saint-Mathieu-de-Rioux. La paroisse qui était, à ses débuts, essentiellement agricole s’est associée au secteur industriel au début du 20e siècle. Devenue néorurale depuis les années 1960, elle est en train de développer un secteur récréotouristique très fort. C’est la seule paroisse du Bas-Saint-Laurent dont la population est en croissance. Par ailleurs, au moins deux études universitaires ont été réalisées sur cette paroisse : ce qui montre l’intérêt à son égard.

 

Le 28 mars dernier, Ghislaine Théberge a ouvert une page Facebook. Déjà, on y trouve de remarquables photos et des détails historiques très intéressants. Vous pouvez visiter cette page et y collaborer. L’adresse est :

https://www.facebook.com/groups/150esaintmathieuderioux/

 

Si vous avez des idées ou des suggestions concernant l’album-souvenir, vous pouvez communiquer avec moi, Marjolaine ou Monique. Le comité organisateur peut compter sur ce blogue afin de donner le plus d’informations possibles concernant cette fête.

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# 1890             2 avril 2015

Un citoyen émérite

En décembre 2013, la MRC des Basques décernait à Lorenzo Beaulieu le titre de citoyen émérite de Saint-Mathieu-de-Rioux. Il est le fils de Louis-Jacques Beaulieu et d’Azilda Lagacé qui se sont marié en 1935 et qui ont eu 10 enfants.

 

On a dit de lui qu’il était un homme de cœur et d’action. Sur le site web CIMT, poste affilié à TVA, on pouvait lire sous la plume de Catherine Pellerin :

 

« Connu de tous à Saint-Mathieu-de-Rioux comme ancien propriétaire de l’Auberge 4 saisons et comme un citoyen dynamique, Lorenzo Beaulieu est un homme d’action. Dans les années 1970, il crée avec son frère un restaurant d’été. Suivront un camping, un motel, des chalets et une auberge : l’Auberge 4 saisons. Le succès est là et Lorenzo peut compter sur le soutien indéfectible de ses enfants et du personnel de l’auberge.

 

Mais au-delà de ses occupations professionnelles, M. Beaulieu s’est toujours impliqué dans la vie associative de son village. Sa feuille de route est impressionnante : membre des Chevaliers de Colomb au 3e et 4e degré, membre du Club Richelieu, responsable de la salle paroissiale, marguillier de la Fabrique et président du Club des 50 ans et plus de sa municipalité. Malgré toutes ses occupations, il trouve donc du temps pour réaliser des collectes de la Croix-Rouge contre les maladies du cœur. Il est également cofondateur et membre du comité d’organisation du marchethon qui vise à récolter des dons pour la recherche contre le cancer.

 

Pour Lorenzo, l’implication constitue une manifestation concrète de la citoyenneté. S’il continue de s’investir avec autant d’ardeur à Saint-Mathieu-de-Rioux, c’est justement parce qu’il aime son milieu de vie et croit en son potentiel. Mais comme il le précise lui-même, il ne travaille pas seul dans ces projets. De nombreux résidents s’impliquent et sa femme, Noëlla Pelletier, l’encourage et l’accompagne dans ses multiples engagements. Finalement, son principal souhait serait de voir de plus en plus de jeunes s’investir et contribuer au dynamisme de notre belle région » (Fin du texte cité)

 

Félicitations à Lorenzo Beaulieu et à sa famille.

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# 1855             26 mars 2015

La chorale de Saint-Mathieu

Le texte qui suit a été écrit en 1966 par Maurice Théberge, fils d’Émile Théberge et de Marie-Luce Ouellet. Il a été publié dans l’album-souvenir du centenaire de la paroisse.

 

« La chorale de Saint-Mathieu vit le jour dès les débuts de la paroisse. Le premier maître-chantre fut, sans doute, Ovide Thibault qui était bedeau. Même s’il ne gagnait que 15 $ par année, il chantait gratuitement. Le seul avantage qu’il en retirait, c’était de loger dans une petite maison qui appartenait à l’abbé Antoine Chouinard.

 

D’autres chantres ont fait partie de notre chorale. Ce sont, pour ne nommer que quelques anciens : Joseph Bélanger, le premier maire, Louis Parent, père de Mgr Charles-Eugène Parent, Nicolas Chamberland, forgeron, Georges Parent, menuisier, Cyprien Plourde, marchand, Pierre Chamberland, forgeron, François Parent, Michel Parent, Narcisse Rioux, Jérémie Jean, Jean (Johnny) Jean, Joseph Ouellet, Désiré Rousseau, Ferdinand Parent, tous cultivateurs et Désiré Théberge, plombier.

 

Jusqu’en 1930, l’ancien chant y était surtout pratiqué. À cette époque, M. l’abbé Pierre Bérubé, prêtre du diocèse, vint donner des cours de solfège grégorien à nos chantres. En 1957, à la demande de Mgr Charles-Eugène Parent, des cours de chant populaire furent organisées dans six centres du diocèse (de Rimouski) sous la direction de M. Claude Tessier, professeur à l’Université Laval. La première session fit 10 diplômés : MM. Maurice Théberge, Paul Plourde, Louis Parent, Antonio Théberge, Dominique Ouellet, Adrien Ouellet, Georges Théberge, Raynald Thibault, André Ouellet et Émile Ouellet.

 

Mais, avec le renouveau liturgique et la messe en français, notre chorale a dû modifier son répertoire. Aujourd’hui, elle est aidée dans ses fonctions par un chœur féminin.

 

La chorale est sous la direction de M. Maurice Théberge. » (Fin du texte cité)

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# 1820             19 mars 2015

Sociétés agricoles

En même temps que les Dionne contribuaient à la vie économique de Saint-Mathieu-de-Rioux par la transformation du bois, les cultivateurs de la paroisse se prenaient en mains en mettant sur pied des sociétés agricoles. La plupart des curés qui se sont succédé ont encouragé et même participé activement à la mise sur pied de telles sociétés.

 

Dès 1888, une assemblée de paroisse est convoquée pour établir une fromagerie qui sera transformée plus tard en beurrerie. En 1898, sous l’instigation du curé Charles-Hermel Tremblay un cercle agricole voit le jour. En 1929, avec la collaboration du curé Delphis-Salomon Giguère et d’Alfred Belzile, propriétaire de la beurrerie, le premier cercle de l’UCC (Union catholique des cultivateurs) est fondé. Pour marquer cet événement, 10 ans plus tard, une croix, dite de l’UCC, est érigée sur la terre de Louis Parent.

 

En 1937, une Caisse populaire Desjardins est fondée. L’année suivante, un Syndicat coopératif voit le jour. Ce dernier organisme permettra la mise sur pied d’une coopérative de transformation agricole et une autre de consommation.

 

Dans un rapport d’inventaire des ressources naturelles et industrielles en 1938, l'Office de recherches économiques du Québec mentionne les sociétés agricoles qui étaient actives à Saint-Mathieu en 1937. Les voici :

 

Cercle agricole : 45 membres

Cercle de L'UCC : 135 membres

Cercle de L'UCCF (Union catholique des fermières) : 93 membres

Syndicat coopératif : 25 membres

Caisse populaire : 142 membres

Cercle de jeunes éleveurs : 34 membres

 

L’auteur écrit aussi que plusieurs cultivateurs font aussi partie de la Société d'agriculture du comté de Rimouski. Tous ces chiffres sont assez impressionnants si on considère que la paroisse comptait moins de 1000 habitants.

 

L’auteur ajoute : « Le plus récent cercle est le Syndicat Coopératif qui vient seulement d'être fondé cette année. Ces différents groupements, sauf le Cercle agricole, fonctionnent très bien grâce à l’initiative de quelques bons chefs qui doivent encore lutter cependant contre l'ignorance, l'individualisme, l'opposition des intérêts commerciaux et trop souvent la partisannerie politique. »

 

Cette dernière phrase montre qu’il ne fut pas toujours facile d’établir des mouvements coopératifs à Saint-Mathieu. Il faut dire aussi que, par leur occupation, les gens du village s’impliquaient moins dans ces sociétés parce qu’ils se sentaient moins concernés.

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# 1775             10 mars 2015

Hommage à Mathieu Dionne

Fernand Thibault m’a fait parvenir ce texte sous le titre : Son désir de voler était si grand qu'on croyait lui voir pousser des ailes. Fernand a passé 30 ans au service d’Air Canada et a toujours été impressionné par la passion de Mathieu Dionne pour l’aviation. Aussi, c’est de lui qu’il parle dans son texte parce que, dit-il, « il a été une inspiration pour moi durant toute ma vie. Je le voyais quand j'étais jeune juché sur le faîte de la grange regarder au loin et plus tard j'ai eu l'occasion de le rencontrer fréquemment dans les trois aéroports où j'ai travaillé … Tout n'est pas vrai et précis, mais tout contient une part de vérité romancée ».

 

Mathieu Dionne est le fils d’Edmond Dionne et de Valentine Jean. Fernand Thibault, qui était de 10 ans plus jeune que Mathieu, a vécu son enfance au Sud du lac, étant voisin de la famille Dionne. Voici ce texte :

 

Enfant rêveur, juché sur sa montagne, regardant le profond lointain, fleurant l'horizon doré du soleil levant, il songeait déjà à accompagner les oiseaux dans leurs jeux naïfs, instinctifs, lui, dans un monoplace, offrant ses ailes à ses amis du ciel. Il les percevait, du coin de l'œil, sur les ailerons se laisser emporter au gré du vent invitant. Il les distinguait devant son pare-brise ; il le dirigeait vers des sommets jamais atteints.

 

Émergé de l'onde imaginaire, il retourna à la maison car, si l'âme se nourrit de rêves, le corps lui, a besoin de matière solide pour assurer sa croissance. « Je reviendrai vous voir demain. »

 

« D'où viens-tu, mon grand ? Je ne t'ai pas vu depuis des heures. »

« J'étais sur la montagne, je me rapprochais des oiseaux, des nuages et du ciel. »

« Ton désir de voler est si grand, dit sa maman, qu'on croirait te voir pousser des ailes ! »

 

L'adolescence passa et il fut admis à l'école de pilotage. Il s'appliqua à mémoriser toutes les lois : celles des vents, de la pluie, des orages, de la foudre, des tempêtes, de la bruine, des nuages, de l'altitude, de la puissance de l'air et des vents. Il apprit les manœuvres de pilotage : le déploiement des ailerons, le maniement du gouvernail, le contrôle de vitesse. La lecture des cadrans pleins d'aiguilles, une pour l'essence, l'autre pour l'altitude, l'autre pour la vitesse des vents, etc.

 

Il devait se conformer à tous ces exercices, toutes ces leçons obligatoires, et, toute sa vie retourner sur les bancs de l'école pour se tenir au fait de toutes ces nouveautés que la science offrirait aux  gens de l'air. Mais, il voulait voler. « Patience ! lui disait le professeur, tout vient à temps à qui sait attendre. »

 

Un jour, l'instructeur, de sa main autoritaire, lui indiqua le siège à ses côtés : « Le temps est maintenant venu, dit-il ! Nous ferons des heures d'exercice pendant lesquelles je vais t'enseigner tous les secrets de la navigation et du pilotage. » Mathieu était heureux maintenant, il planait dans ce cerf-volant libre de ses mouvements, sans ficelle pour entraver sa liberté.

 

Lorsque Mathieu eût maîtrisé toutes ces fonctions, son instructeur lui dit : « Ce matin, tu prends les commandes, le temps est maintenant venu. » Mathieu attendait ce moment depuis longtemps et c'est avec beaucoup de fébrilité et de fierté qu'il prit place sur le siège de gauche. Toutefois, avant tout, le pilote responsable de son appareil en tout temps, en tout lieu, doit effectuer une inspection complète de son aéronef. Lorsque tout lui semble parfait, il peut se mettre aux commandes.

 

Le moteur démarra, tourna lentement pour se réchauffer. Les commandes furent vérifiées tour à tour. Lorsque l'aiguille indiqua que la température du moteur était normale, il relâcha les freins. « Oh ! petite erreur, dit l'instructeur, arrête tout de suite, établit les communications avec la tour de contrôle et suis les instructions. » Le biplace s'avança au bout de la piste indiquée et lorsqu'il en eut la permission, Mathieu aligna l'appareil au centre de la piste, tira la manette plein gaz et lorsqu'il atteint la vitesse requise, il tira le bâton et les ailes soulevèrent le corps de cet oiseau mécanique qui volait vers la liberté des grands espaces.

 

Quelque temps plus tard, Mathieu obtint son brevet de pilotage. Le cœur rempli de joie, de fierté, d'orgueil, il effectua son premier vol solo. Dès qu'il économisait quelques sous, il retournait à l'école et effectuait un autre vol d'entrainement. Lorsqu'il fut sûr de ses aptitudes, il vint montrer à ses parents et à tout le monde de la paroisse (Saint-Mathieu-de-Rioux) que ses rêves étaient devenus réalité. Fébrile, lorsqu'il se libéra de l'emprise du sol, il lança l'aéronef vers des sommets qu'il n'avait jamais atteints, suivant cette route invisible que lui indiquait la boussole. Ici, sous la voute des cieux, seul le soleil guide le pilote dans l'univers azur des espaces sans fin.

 

Au loin, Mathieu aperçut une grande surface blanche dont il reconnaissait les contours, son village, son lac. Ces petits points noirs devaient être son père et ses chevaux qui l'attendaient après avoir préparé une piste d'atterrissage improvisée sur la glace. À mesure qu'il s'approchait, il ajustait les réglages, alignait l'appareil dans le vent, ajustait sa pente, sa vitesse, il contrôlait le navigateur pour dompter les caprices du vent ; les roues touchèrent le sol. Or, c'était la première fois qu'il atterrissait sur la surface glacée du lac qui avait été son terrain de jeu depuis son enfance. Des bourrasques inattendues lui firent perdre le contrôle de l'appareil qui glissa dans la neige et piqua du nez.

 

Avec l'aide d'un mécanicien qui vint de l'école de pilotage avec une hélice neuve, les deux téméraires repartirent bientôt et, Mathieu, en parfait synchro avec son ami, put enfin effectuer quelques tonneaux afin d'épater de ses prouesses la population du village assemblée devant l'église pour accueillir son héros.

 

« Pauvre petit, heureusement que je ne le vois pas toujours effectuer ses prouesses, il me ferait mourir d'angoisse », dit sa mère.

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# 1735                2 mars 2015

Rangs de Saint-Mathieu

La paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux a été taillée à même la paroisse de Saint-Simon. Cette dernière paroisse a conservé les deux premiers rangs. Saint-Mathieu a donc vu le jour au troisième rang de Saint-Simon, qui est devenu le troisième rang de Saint-Mathieu.

 

Le troisième rang fut colonisé en premier, d’abord à partir du village, puis avec extension vers l’est et vers l’ouest. Puis vinrent le quatrième, le cinquième et le sixième rang. Ce dernier fut peu habité. À ma connaissance, il y eut là une seule ferme qui fut abandonnée vers 1890. Toutefois, le sol qui avait été défriché y a été cultivé jusque vers 1970.

 

Quand j’étais jeune, il n’y avait pas d’indication de route dans les campagnes. Une des seules pancartes qui existait dans la paroisse était placée à l’entrée du village non loin de la maison de Maurice D’Auteuil. On pouvait y lire Saint-Mathieu. Quand je l’ai remarqué pour la première fois, j’étais fâché. Je me suis dit : « Et nous du rang 5, on ne fait pas partie de Saint-Mathieu ? » Au moins, on aurait dû ajouter Village.

 

Les renseignements qui suivent ont été puisés en grande partie dans le répertoire de la Commission de toponymie du Québec. Le nom des rangs, sauf le rang 6 qui n’a pas été retenu, a été officialisé le 9 novembre 2000. Voici ces rangs :

 

3e Rang Ouest : L’ancien nom était 3e rang. Ce rang est communément appelé haut de la paroisse.

 

3e Rang Est : L’ancien nom était 3e rang. Ce rang est communément appelé bas de la paroisse.

 

4e Rang Est : L’ancien nom était Grand-4e Rang.

 

Petit-4e Rang : Il part du chemin du Lac Sud où ont résidé au début de la paroisse Michel Jean et plus tard Edmond Dionne. Il passe au sud du Petit lac Saint-Mathieu, rang qui était communément appelé Sud du Lac, puis par le Faubourg du Moulin où étaient situés le moulin à scie des Dionne et le moulin à farine. Il s’arrête à une centaine de mètres du 4e Rang Est.

 

5e Rang Est : L’ancien nom était 5e Rang.

 

5e Rang Ouest : L’ancien nom était 5e rang de Sainte-Françoise.

 

S’il n’y avait pas eu de concessions forestières au Lac-Boisbouscache, d’autres rangs auraient sûrement pu être colonisés.

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# 1700             23 février 2015

Présence de néoruraux

Depuis quelques années, la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux est devenue un véritable laboratoire pour les chercheurs qui s’intéressent au développement régional. Le terme néorural a été créé pour désigner les citadins qui viennent s’installer en milieu rural pour y prendre leur retraite ou pour y travailler.

 

Mélanie Doyon et Juan-Luis Klein du département de géographie de l’UQAM s’intéressent au phénomène de la néoruralité. En 2013, avec la collaboration d’autres chercheurs, ils ont signé un article dans la revue française Géographie, Économie, Société. L’article est intitulé La néoruralité au Québec : facteur présentiel d’enrichissement collectif ou source d’embourgeoisement ? Dans cet article, les auteurs décrivent l’incidence des néoruraux sur le développement de Saint-Mathieu-de-Rioux. Dans le texte ci-après, les références ont été supprimées. On devra se référer à l’original pour les connaître.

 

« Les néoruraux qui viennent habiter Saint-Mathieu-de-Rioux sont issus de différentes régions du Québec, notamment celle du Bas-Saint-Laurent, mais aussi de Montréal et de Québec. Plusieurs d’entre eux ont mentionné qu’en s’installant en milieu rural, ils souhaitaient se soustraire à un mode de vie urbain centré sur la performance. Bon nombre avaient fréquenté la municipalité comme récréotouriste ou comme villégiateur avant de s’y établir. Le choix de la municipalité elle-même a en grande partie été influencé par la présence d’éléments contribuant à créer un cadre de vie agréable.

 

En effet, la beauté des paysages, les attraits naturels et les équipements de loisir comme les lacs, le centre de ski et le terrain de golf, mais également les éléments non tangibles comme le calme et la tranquillité ont contribué à l’attractivité de la municipalité. D’autres éléments relevant de considérations plus pratiques comme la présence de familles et d’amis, le faible coût du foncier et des habitations, la présence d’une école dans le village ainsi que la relative proximité de villes régionales ont également joué un rôle important dans l’établissement de certains néoruraux.

 

L’arrivée de nouvelles populations a des incidences diverses sur les communautés d’accueil. Certaines sont courantes dans les municipalités connaissant une forte croissance démographique alors que d’autres sont propres à Saint-Mathieu-de-Rioux et dépendent de l’histoire, des orientations de développement, des enjeux territoriaux, mais aussi des éléments géographiques qui caractérisent la localité. » (Fin du texte cité)

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# 1660             15 février 2015

Vignoble du Lac

Saint-Mathieu-de-Rioux est en train de se tailler une place dans la production de vin. Dans un publi-reportage d’Info-Dimanche daté du 7 mars 2012, le journaliste Hugues Albert écrit :

 

« Le vignoble Le Domaine du Lac bénéficie de conditions de chaleur et de lumière particulièrement propices au mûrissement du raisin. Les 10 000 plants de vigne mis en terre depuis 2001 proviennent de différents cépages bien adaptés au climat. Ils permettent la production artisanale de vins rouges, blancs et rosés.

 

Pour plusieurs, l’expérience des vendanges crée une accoutumance. C’est ainsi qu’année après année, entre la fin de septembre et la mi-octobre, les cueilleurs bénévoles apprécient cette occasion privilégiée de participer à la récolte et d’avoir du plaisir en compagnie dans un décor enchanteur.

 

Le reste de l’année, on vient au domaine pour goûter ou faire provision des vins faits sur place, s’initier à la fabrication du vin ou tout simplement prendre un répit entre amis, dans une maison rustique à l’ambiance accueillante et chaleureuse où une terrasse surplombe le lac et permet en tout temps de s’imprégner d’un paysage merveilleux. » (Fin du texte cité)

 

L’entreprise possède un site web : Vignoble Le Domaine du Lac.  On y apprend que le vin est fabriqué uniquement à partir des raisins cultivés sur place et que le vignoble produit entre 7000 et 10 000 bouteilles annuellement.

 

Si vous allez visiter les résidents des chalets du côté sud du Lac Saint-Mathieu ou si vous arrivez du Sud du Lac, en revenant vers le village, vous verrez des plants de vigne en bordure du Petit lac Saint-Mathieu. Il y a là un microclimat qui favorise le mûrissement des raisins issus de cépages adaptés à la rigueur de l’hiver.

 

L’entreprise présente huit produits. On y trouve cinq rouges : L’oiseau-mouche, La Dame du Lac, Le Hoûallet, Le Saint-Mathieu et Le Grand Héron. On y trouve aussi deux blancs Le Saint-Mathieu et Le Grand Héron de même qu’un rosé, L’églantine. Ils sont disponibles à la boutique, au Restaurant du Parc du Mont Saint-Mathieu, à l'Auberge des 4 saisons de Saint-Mathieu et à des marchés publics à Trois-Pistoles et à Rimouski comme le Marché des Saveurs de Rimouski.

 

En 2013, la Coupe des nations, une compétition de dégustation de vins et d'autres produits contenant de l'alcool, a décerné une médaille d’argent à l’entreprise pour son vin rouge Le Saint-Mathieu, 2010.

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# 1615             6 février 2015

Deux industries

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donnait beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve des renseignements sur deux industries dérivées de l’agriculture. Voici ce que l’auteur du rapport écrit :

 

Beurrerie

« Les cultivateurs de Saint-Mathieu ont à leur disposition une beurrerie industrielle, propriété de M. Gérard Belzile. Établie dans la municipalité depuis 43 ans, cette industrie emploie actuellement 2 hommes et fonctionne 8 mois par année. Le lait utilisé à la beurrerie provient de 97 patrons dont 80 de Saint-Mathieu et les autres de Saint-Simon surtout.

 

La production totale pour l'année 1937 fut de 100 000 livres de beurres environ. Le propriétaire estime que son beurre s'est vendu alors au prix moyen de 0,265 $ la livre.

 

À part quelques 1000 livres vendues au détail aux consommateurs locaux, toute la production fut écoulée sur le marché de Témiscouata.

 

La beurrerie semble fonctionner à la satisfaction de l’exploitant et des cultivateurs. Le développement de cette industrie est évidemment lié au progrès de l’industrie laitière. »

 

Cette beurrerie était située sur la rue de la Beurrerie dont le nom a été officialisé le 4 février 1982.

 

Meunerie

« Une vieille meunerie dont l'établissement dans la municipalité remonte à au-delà de 100 ans, est actuellement exploitée par M. Alfred Bernier. Ce dernier assure ses services aux cultivateurs pendant tout le cours de l'année. Il a moulu en 1937 près de 215 000 livres de blé représentant 150 000 livres de farine, ainsi que 600 000 livres de moulées alimentaires.

 

M. Bernier moud à commission pour les cultivateurs et garde comme rémunération de son travail 12 % des grains qu'il reçoit. Il est parfois payé en argent à raison de 0,15 $ du 100 livres d'avoine et de grains mélangés et 0,25 $ du 100 livres de blé. Ce dernier mode de paiement est plutôt rare.

 

Cotte meunerie est la seule en exploitation dans la municipalité et son propriétaire semble satisfait de la marche actuelle de son entreprise. »

 

Cette meunerie était située au Faubourg du Moulin à l’embouchure de la Rivière-Neigette. Elle a abandonné ses activités vers 1940.

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# 1575             29 janvier 2015

Des condos à Saint-Mathieu

Il devient de plus en plus évident que la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux prend de l’expansion. Les infrastructures touristiques sont là pour en témoigner. Voilà que l’hebdomadaire Info-Dimanche, sous la plume de Mario Pelletier, nous apprend que bientôt des condos-hôtels verront le jour au pied du Mont Saint-Mathieu.

 

Il est clair que la paroisse se prépare à recevoir les anciens en 2016 pour commémorer le 150e anniversaire de l’arrivée du premier curé résident, qui coïncide avec l’ouverture des registres paroissiaux. Voici le texte du journaliste publié le 22 décembre 2014 :

 

« Construction B.C.K. Inc. de Saint-Simon-de-Rimouski, dont le propriétaire est Carl Bérubé, a débuté la construction de condos-hôtels au pied des pentes du Parc du Mont-Saint-Mathieu.

 

« C’est un projet de 1,3 million de dollars, soit quatre jumelés pour 8 condos », a mentionné le promoteur. M. Bérubé a acheté les terrains nécessaires pour ce projet par voie de soumission. La MRC des Basques, qui est propriétaire de la station de glisse, a ainsi accordé ce mandat de développement à Construction B.C.K.

 

Ces condos de quatre pièces et demie seront donc érigés au pied de la montagne et permettront une vue sur le lac Saint-Mathieu. « Ils sont à vendre et les acheteurs pourront eux-mêmes décider s’ils veulent les utiliser pour de la location à des plaisanciers », a noté M. Bérubé.

 

« Ces condos de genre chalet sont une nouvelle tendance très populaire dans les stations de glisse », a ajouté Daniel Bouchard des Habitations Mont-Carleton, entreprise collaboratrice au projet.

 

La construction du premier jumelé a débuté récemment. Les fondations ont d’ailleurs été coulées le 11 décembre. Les deux premiers condos devraient être disponibles vers la fin du mois de février 2015, à temps pour la relâche scolaire. « Pour les autres condos, ce sera selon la demande », a conclu M. Bérubé. » (Fin du texte cité)

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# 1530             20 janvier 2015

Famille de Fernand Thibault

Fernand Thibault, natif de Saint-Mathieu-de-Rioux, est le fils de Donat Thibault et d’Yvette Rioux. Il a eu l’amabilité de m’expédier un texte concernant la petite histoire de sa famille. Je le reproduis avec plaisir :

 

« Je suis né le 21 janvier 1938, dans la chambre au sud-ouest de la maison d’Edmond Jean et d’Alexina Fournier. Le bon docteur Catellier me mit au monde sain et sauf. En cet hiver-là, mes parents avaient partagé la maison d’Edmond qui était parti avec mon père travailler dans les chantiers. Au printemps, la petite maison blanche voisine ― située entre la boucherie d’Arthur Fournier et la maison d’Edmond Jean ― devint libre et mon père s’empressa de la louer. Comme nous le verrons plus loin, nous y demeurâmes jusqu’en mars 1941. Cette propriété fut vendue à Augustin Thibault ― père de Roland ― qui y éleva sa famille et y mourut à un âge avancé.

 

Mes ancêtres pionniers de Saint-Simon

Mon premier ancêtre en la seigneurie Nicolas Rioux fut Hilarion et Marthe Lefebvre-Boulanger, sa femme. Ce pionnier, venu de L’Islet en 1805, s’établit sur une terre située à environ un kilomètre à l’est de la route de Saint-Mathieu sur la route 132. Cette terre est à l’intersection de la voie ferrée et de la route 132 qu’on appelle « la traverse ». Plus tard, en 1818, il acheta une autre terre à la limite de Saint-Fabien, de Grégoire Bélanger, qu’il divisa en deux pour en céder les moitiés à ses fils François et Pierre-Chrysologue. Ces terres demeurèrent en la possession des Thibault durant trois générations. Mon arrière-grand-père y est né.

 

L’ouverture du deuxième rang à la colonisation

Lorsque les seigneuresses Drapeau ouvrirent le deuxième rang à la colonisation, Hilarion et son fils François obtinrent chacun une censive de 10 arpents de front sur 30 de profondeur, partant de la terre de Pierre Bélanger ― à noter que depuis deux siècles, cette terre est toujours en la possession de Bélanger, descendants de Pierre ― allant vers l’est, en d’autres mots, jusqu’aux terres des frères Jean environ, du côté est de l’ancien chemin pour se rendre à Saint-Mathieu qui débouchait à la beurrerie de Gérard Belzile, ou de son père avant lui. Ce sont donc mes ancêtres qui ont commencé le défrichement de presque la moitié du deuxième rang de Saint-Simon. Un des fils d’Hilarion, Denis, à qui son père avait cédé un lot de deux arpents de front sur trente de profondeur sur son fief de 10 arpents de front, vendit celle-ci à un de ses frères et acheta une terre située à environ huit arpents à l’ouest du village ― très difficile d’évaluer aujourd’hui où commençait le village en 1830 ou 1840 ―.

 

L’arrivée de François-Xavier Thibault dans la nouvelle paroisse de Saint-Mathieu

Mon arrière arrière-grand-père Jean-Baptiste acheta deux terres de trois arpents de front situées entre Séverin Dubé et François Létourneau dans le bas de la paroisse, ― maintenant la terre no 28 au cadastre de Saint-Mathieu ― une possédait des bâtisses et il la céda à son fils François-Xavier qui épousait alors Zélie Caron. Il céda l’autre à un autre fils Ferdinand, mais il semble que ce dernier ne l’ait jamais habitée car il demeurait sur la terre no 39 au cadastre de Saint-Mathieu avant de devenir quincaillier et ensuite d’émigrer aux États.

 

Mon grand-père Jean-Baptiste est né sur cette terre no 28, il y demeura jusqu’au temps où la famille émigra à Fall River aux États. Il avait environ 15 ans, c’était au printemps 1895 ou 1896. Le séjour ne fut pas long car François-Xavier revint avec sa famille au printemps 1900, alors que sa femme était décédée d’un cancer du sein en 1898 à l’âge de 46 ans. Il acheta la terre no 329 au cadastre de Saint-Simon dans le deuxième rang juste après la courbe en haut de la colline.

 

Mariage de mon grand-père Jean-Baptiste

Le 18 mai 1909, mon grand-père Jean-Baptiste épousa Alice Bélanger, fille d’Antoine Bélanger et d’Émilia Desjardins de Saint-Mathieu. Le couple s’installa à Montréal car Jean-Baptiste, devenu bilingue, travaillait aux Ateliers Angus du Pacifique Canadien. Lorsque la guerre de 1914/1918 fut déclarée, Jean-Baptiste, ne voulant pas aller se battre en Europe, acheta la terre no 326/328 longeant l’ancienne route entre le 2e rang et le village de Saint-Mathieu. En 1937, mon père Donat épousa Yvette Rioux, petite fille de son rang et vint s’établir à Saint-Mathieu. Son premier emploi fut à la manufacture de boîtes à beurre des Dionne & Dionne, dont Réal était un des propriétaires avec son frère Onésime.

 

Le retour à la terre

C’est en mars 1941 que Donat acheta de Jean-Baptiste Jean une petite terre au 4e rang, partie sud du lac, située entre Edmond Dionne et Georges Rousseau. Ce n’était pas une terre, c’était des flancs de montagne. Il n’y avait pas plus de cinq ou six arpents en superficie qui était cultivable avec des instruments aratoires tirés par les chevaux. Les vaillants défricheurs avaient défriché des côtes où même les vaches avaient peine à se tenir debout ; parfois, on les voyait à genoux pour brouter. Bien sûr, il était possible de cultiver ces montagnes au pic et à la pelle, à la faucille et au râteau de bois, mais depuis l’avènement de la mécanisation agricole, toutes ces terres sont retournées à la forêt. Mon père qui voulait augmenter son troupeau s’empressa de faire l’achat de lopin de terre au sud du lac, près du ruisseau froid. Plus tard, il fit l’achat d’une terre de Romuald Jean, voisine d’Edmond Dionne, côté ouest. Cette terre a sûrement déjà été habitée car elle possédait encore une bonne grange. Dès qu’on avait franchi la première côte, on y trouvait de grands champs cultivables ; elle devait compter une quinzaine d’arpents en valeur.

 

La ruée vers l’Abitibi

Au printemps 1951, Donat accompagna ses amis Omer, Réal et Mathieu Ouellet en Abitibi dans l’idée d’acquérir une belle terre selon la propagande du gouvernement et le désir de tout bon habitant. Omer et Réal achetèrent des terres près d’Amos qu’ils n’ont presque jamais cultivées car ils étaient tous deux menuisiers et le travail ne manquait pas. Mon père et Mathieu n’avaient pas mordu à l’hameçon. Ils s’arrêtèrent donc à Beaumont sur le chemin du retour où, avec l’aide de l’agent des terres, ils trouvèrent tous les deux une très belle ferme à leur goût. En 1951, les agents des terres existaient encore comme au temps de la colonisation. Il s’agissait de Josaphat Morency, ancien maire et l’homme de Duplessis dans la paroisse. Monsieur Morency avait épousé une dame Rioux de Saint-Simon, petite cousine de ma mère. C’est la raison pour quoi mon père était allé le rencontrer.

 

Nous avons déménagé le 18 juin 1951 après avoir tout vendu à l’encan. Quant aux terres, elles furent vendues en parties à Edmond Dionne, Gérard Gagnon et Philippe Ouellet. La maison fut acquise par Adrien Saindon qui utilisa les matériaux pour agrandir la forge.

 

Voilà qui complète la vie de ma famille à Saint-Mathieu. Mais soyez assurés que même s’il est possible d’éloigner quelqu’un de ses racines, il est autrement plus difficile d’en déraciner son esprit. Mathéen un jour Mathéen toujours. » (Fin du texte cité)

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# 1500             14 janvier 2015

Ernest Dionne (1870-1947)

Le 26 juin 2010, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’Association des Dionne d’Amérique, Fernand Dionne a prononcé une allocution. Il m’a aimablement transmis le texte que voici :

 

« Notre président, Jean-Guy Dionne, m’a invité au cours du mois de juin à vous entretenir sur ma carrière à l’occasion de notre assemblée annuelle 2010 à Mont-Joli.

 

J’ai plutôt choisi de vous faire partager la fierté que j’ai développée au fil des ans pour mes origines dans la grande famille Dionne de la  paroisse rurale de Saint-Mathieu-de-Rioux située dans la MRC des Basques.

 

Élie Dionne est le premier Dionne à s’établir à Saint-Mathieu-de-Rioux en 1835 en provenance de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie ; il était originaire de Kamouraska. Je vais vous épargner toute l’histoire de l’implantation des Dionne dans cette paroisse pour me concentrer surtout sur le vécu du petit-fils d’Élie Dionne, soit mon grand-père Ernest Dionne.

 

Il est né le 12 novembre 1870 et décédé le 11 novembre 1947 à l’âge de 77 ans ; il était le fils de Jean-Baptiste Dionne et Aglaée Rioux.

 

Mon grand-père était un bâtisseur et un entrepreneur tout à fait remarquable. Dès l’âge de vingt ans, en 1890,  il devient propriétaire avec son frère Ferdinand d’un moulin à farine au pied des chutes de la rivière Neigette au 4e rang.

 

L’année suivante, le 3 février 1891, il se marie avec Odila Vaillancourt et achète une terre tout près du moulin à farine le long de la Rivière Neigette dont la maison est encore occupée aujourd’hui par le cousin Raymond Dionne.

 

Quelques années plus tard, il construit un moulin à scie à l’est  de la rivière Neigette sur la rive opposée de sa ferme, suivi d’un deuxième moulin à scie, au cours des années 1920, situé celui-là sur la rive nord du grand lac Saint-Mathieu le long du ruisseau sur la terre de Louis Parent ; il existe d’ailleurs encore aujourd’hui des vestiges de ces deux moulins.

 

À l’hiver 1906-1907, en société avec son cousin Antoine Dionne, un génie de la mécanique à l’époque, il crée l’entreprise Dionne & Dionne et entreprend la fabrication de boites à beurre. En cette première année, 11 000 boites sont fabriquées par une douzaine d’employés dont trois Micmacs.

 

Au début de 1919, la manufacture est la proie des flammes ; les propriétaires n’hésitent pas à reconstruire et, dès la reprise de la production, Antoine vend ses intérêts à l’oncle Félix.

 

Dix mois après la reconstruction, la manufacture est de nouveau réduite en cendres. Cependant, armés de courage et de foi en l’avenir, mon grand-père et son fils Félix entreprennent la reconstruction de la manufacture mais, cette fois, au village pour se rapprocher de leurs employés.

 

On connaît la suite : cette manufacture de boites à beurre devient la plus importante au Canada avec une production moyenne de 400 000 boites par année, à un rythme maximum de 2800 par jour et de 4 1/2 à la minute, vendues dans cinq provinces canadiennes soit le Québec, l’Ontario, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ; le record de production a été de 3000 boîtes en une seule journée au cours de l'été 1951.

 

Pensons-y bien, créer en 1906, à l’âge de 36 ans avec un associé de 28 ans une manufacture de boites à beurre avec les moyens techniques fort limités de l'époque dans une petite paroisse inconnue peuplée de quelques centaines d’habitants relève de l’exploit.

 

En 1920, il acquiert le magasin général du village avec son frère Gonzague. Au décès de son cousin Antoine en 1934, il obtient la succursale de la Banque nationale.

 

Vers 1940, il acquiert la machinerie pour le déroulage du bois dur, tel l’érable, le merisier et le bouleau et fonde une fabrique de boites à fromage destinées à entreposer le fromage cheddar du Québec pour son expédition en bateau vers l’Angleterre. À la fin des années 1940, l’entreprise Dionne & Dionne entreprend la fabrication de boîtes à pommes qui sont vendues aux pomiculteurs des Cantons de l’Est.

 

Ces diverses productions fournissaient du travail jusqu’à plus de cent personnes pendant certaines périodes de production et garantissaient le plein emploi dans cette paroisse rurale de Saint-Mathieu-de-Rioux de telle sorte que plusieurs employés provenaient des paroisses environnantes de Saint-Simon, Sainte-Françoise et Saint-Eugène. 

 

Ces entreprises fournissaient, en plus, un revenu d’appoint aux cultivateurs par la vente de leur bois à l’entreprise Dionne & Dionne ou encore en travaillant à la coupe du bois dans les chantiers de l’entreprise pendant l’hiver.

 

Aussi, au cours des années 1935 à 1965, plusieurs dizaines de jeunes ont pu entreprendre des études grâce aux revenus gagnés en travaillant pendant l’été à la fabrique de boites à beurre.

 

Ernest Dionne et Odila Vaillancourt ont élevé seize enfants dont huit garçons et huit filles. Ces seize enfants, au cours de leur vie, ont été impliqués dans les entreprises de leur père à titre d’employés, de gestionnaires, d’associés ou de propriétaires.

 

Cette famille était animée et inspirée par la foi chrétienne que ses descendants conservent toujours vivante bien qu’elle s’exprime et qu’elle influence leurs vies de façon différente aujourd’hui. Sous cet aspect de la foi, il faut se rappeler que ma grand-mère Odila a été décorée de la Croix de Saint-Germain par l’Archevêque de Rimouski Mgr Parent pour son parcours de vie exemplaire.

 

Mes grands-parents ont aussi inculqué à leurs enfants la valeur du travail et le sens de l’entraide fraternelle et de la solidarité familiale. Mon grand-père a aussi transmis à ses filles et à ses fils la passion de l’entreprenariat et l’importance de s’investir dans la communauté sur le plan économique et social. Il n’est donc pas étonnant que l’on retrouve chez ses descendants autant d’hommes et de femmes d’affaires, de gestionnaires publics et privés et de professionnels de toutes formations sans doute influencés par les valeurs transmises par mes grands-parents et leur famille.

 

Mon grand-père était un autodidacte qui a appris les rudiments de la lecture, de l’écriture et du calcul à partir de quelques leçons d’une de ses tantes. Il a été le premier à Saint-Mathieu à être abonné à un journal et au téléphone et à posséder une automobile et un camion.

 

Il n’appréciait pas beaucoup l’expression «  travailler pour gagner sa vie » ; pour lui, il fallait faire plus, il fallait bâtir, développer et prendre sa place au soleil.

 

À n’en pas douter, mon grand-père fait partie des leaders québécois de cette époque ; il a contribué chez lui, dans sa paroisse et à sa façon à creuser toujours plus profondément nos racines francophones dans le sol québécois et à s’approprier des moyens de production susceptibles d’aider les siens à grandir, à prospérer et à contrôler leur devenir.

 

Par sa vision, son dynamisme et son action dans le milieu, il a contribué à notre survivance et à notre épanouissement collectif.

 

C’est pourquoi, il m’est apparu pertinent et justifié de vous le faire connaître et de me permettre ainsi de remplir un devoir de reconnaissance envers cet homme remarquable qui a influencé mon enfance et toute ma vie. » (Fin de l’allocution)

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# 1465             7 janvier 2015

Quatre sœurs Dionne centenaires

Les annales de Saint-Mathieu-de-Rioux peuvent se glorifier d’un exploit exceptionnel. Quatre sœurs natives de cette paroisse ont atteint et dépassé le seuil de 100 ans. Vous avez bien lu : quatre filles d’une même famille. Fernand Dionne, le neveu de ces femmes, m’a aimablement transmis un  texte où il présente les quatre centenaires. Voici ce texte écrit le 1er septembre 2010 :

 

« Chacun se souvient de l’immense impact médiatique soulevé par la naissance et la vie des célèbres jumelles DIONNE.

 

Aujourd’hui, notre grande famille mérite qu’on s’attarde à un autre événement exceptionnel alors que quatre sœurs Dionne ont atteint l’âge de cent ans.

 

Ces sœurs sont de la famille d’Ernest Dionne (1870-1947) et d’Odila Vaillancourt (1873-1951) de Saint-Mathieu-de-Rioux dans la MRC des Basques ; cette famille de huit garçons et huit filles s’est illustrée par la mise sur pied de nombreuses industries et commerces qui ont assuré le développement de cette paroisse rurale.

 

Je vous présente ces quatre sœurs :

 

CLAIRINA, mariée à Émile Gauvin de Saint-Simon et mère de 13 enfants. Elle est née le 6 janvier 1893 et décédée le 30 mars 1997 l’âge de 104 ans.

 

LÉDA, épouse en premières noces d’Amédée Plourde qui est décédé en 1918 de la grippe espagnole, à l’âge de 27 ans et laissant deux enfants. Avec Alphonse Bérubé, son deuxième mari, elle a eu sept enfants. Elle a œuvré plusieurs années dans les entreprises de son père avant de s’établir sur une ferme à Cacouna  au début de son deuxième mariage.

 

Elle est née le 3 avril 1895 et elle est décédée le 20 mai 2004 à l’âge de 109 ans.

 

VALENTINE, épouse de Magloire D’Anjou (comptable de l’entreprise Dionne & Dionne) et mère de quatre enfants ; elle a travaillé de nombreuses années dans les entreprises de son père. Elle est née le 1 mars 1909 et elle a maintenant l’âge de 101 ans.

 

Sr JEANNE DIONNE est membre de la Congrégation des Sœurs de la Providence et elle a célébré l’an dernier ses 75 ans de vie religieuse. Après ses études en sciences infirmières et plusieurs formations spécialisées en cours de carrière, Sr. Jeanne a œuvré dans de nombreux postes de responsabilités dans plusieurs hôpitaux du Québec à titre de directrice de la pédiatrie ou de directrice du nursing.

 

Son centenaire a été célébré avec faste (chants, musique et hommages) en présence de plus de soixante neveux, nièces et conjoints et plusieurs de ses compagnes de communauté qui lui ont témoigné leur affection et leur fierté.

 

Sr Jeanne est née le 6 juillet 1910; son centenaire a été célébré le jour de sa fête, soit le 6 juillet 2010.

 

Ces quatre sœurs Dionne centenaires font partie de ces femmes pionnières qui ont contribué par leur dévouement, leur engagement et leur fierté à assurer notre survivance collective.

 

Il nous incombe de profiter de cet événement pour leur signifier à elles et à toutes les femmes de leur génération notre reconnaissance et notre attachement aux valeurs qu’elles nous ont transmises. » (fin du texte cité)

 

Note 1. Valentine est décédée le 30 mars 2012 à l’âge de 103 ans. Sr Jeanne est encore vivante et elle fêtera ses 105 ans le 6 juillet 2015. Souhaitons qu’elle batte le record de sa sœur Léda qui est décédée à 109 ans.

 

Note 2. « Amédée Plourde avait une petite ferme à Sayabec. Dès son décès, mon grand-père Ernest a envoyé son fils Félix et sa fille Alice s’occuper de la ferme et des funérailles. Félix avait le mandat de vendre la ferme et de ramener la petite famille à Saint-Mathieu. Ils avaient deux très jeunes enfants. Deux mois plus tard, ils étaient tous de retour et hébergés chez mon grand-père. » (Fernand Dionne)

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# 1430             31 décembre 2014

Un innovateur

Marc Jean est né à Saint-Mathieu-de-Rioux. Il est actuellement de retour dans son village natal. Après avoir réparé des instruments à vent pendant plus de 30 ans, il a conçu des ligatures pour différents instruments de musique comme les clarinettes et les saxophones. S’ajoute un modèle de barillet de clarinette fabriqué à partir de panache d’orignal.

 

Ses ligatures sont les plus performantes sur le marché international et sont l’objet d’un brevet aux États-Unis. « Créée sur le principe d'une anche de hautbois, la ligature Marc Jean libère les harmoniques comme aucune autre. Elle est maintenant la ligature préférée d'une dizaine de fabricants de becs parmi les meilleurs au monde et de très nombreux musiciens de tous les niveaux. Plus de 2 700 ligatures Marc Jean ont été vendues dans plus de 37 pays à ce jour, la grande majorité ayant été expédiée directement à des musiciens. »

 

« Les Ligatures Marc Jean facilitent substantiellement l'exécution de toutes les notes de tous les registres même pendant de longues périodes d'utilisation. Le son ainsi généré est plus propre, plus ouvert, avec plus d'harmoniques tout en libérant toutes les caractéristiques de votre bec. Plusieurs disent que les accents et nuances sont améliorés d'au moins 15 %. Même les attaques sont 15 % plus rapides. »

En cette fin d’année 2014, je suis fier de souligner les mérites de cet homme qui a créé une véritable petite entreprise et qui est considéré parmi les deux meilleurs au monde dans la fabrication de ligatures. Un fleuron pour Saint-Mathieu-de-Rioux.

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# 1405             26 décembre 2014

La néoruralité

Mélanie Doyon et Juan-Luis Klein du département de géographie de l’UQAM s’intéressent au phénomène de la néoruralité. En 2013, avec la collaboration d’autres chercheurs, ils ont signé un article dans la revue française Géographie, Économie, Société. L’article est intitulé La néoruralité au Québec : facteur présentiel d’enrichissement collectif ou source d’embourgeoisement ? Dans cet article, les auteurs étudient le cas de Saint-Mathieu-de-Rioux.

 

Ci-après, un extrait de cet article qui décrit le mouvement de population de cette paroisse. Les références ont été supprimées. On devra se référer à l’original pour les connaître.

 

« Saint-Mathieu-de-Rioux est situé à plus de 500 kilomètres de Montréal, dans la MRC des Basques, dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent, au Québec. Le paysage mathéen, semblable à celui de l’arrière-pays de la MRC, est marqué par une série de collines boisées ainsi que par plusieurs plans d’eau notamment le lac Saint-Mathieu et le Petit lac Saint-Mathieu, le lac Alarie, le Petit lac Vaseux, le Grand lac Neigette et la rivière du Sud-Ouest. La municipalité est située à mi-chemin entre les deux principaux centres régionaux du Bas-Saint-Laurent, soit Rivière-du-Loup et Rimouski. Elle a été fondée en 1865 bien que la colonisation se soit amorcée au cours des années 1850. (NDLR La fondation de la paroisse fait référence à son décret d’érection civile. Quant à la date 1850, elle a été puisée par les auteurs sur le site de la Commission de toponymie du Québec. Toutefois, cette date est inexacte. J’ai demandé à la Commission, avec preuves à l’appui, de la changer pour 1830. Cette demande a été faite en mai 2014. La décision n’est pas encore rendue.)

 

Au cours des dernières années, Saint-Mathieu-de-Rioux a connu une croissance de population beaucoup plus importante que la moyenne du Québec. En 1996, la municipa­lité comptait 565 habitants, 601 en 2001 et 672 en 2006. Cette population est composée de 570 habitants de 15 ans et plus : la population active compte 280 personnes alors que le nombre d’inactifs s’élève à 290. Ainsi, entre 1996 et 2006, l’augmentation démographique a été de 18,2 %, alors qu’au cours de la même période, l’ensemble de la population rurale québécoise dimi­nuait de 3 %. Pourtant, la population de cette municipalité avait fortement décru de 1960 jusqu’au début des années 1990. Au cours des années 1970, la municipalité a connu une première vague de néoruralité, influencée par le mouvement de retour à la terre, ce qui avait permis de ralentir quelque peu la décroissance démographique, laquelle s’est poursuivie dans les années 1980.

 

La récente reprise démographique contraste avec la situation qui prévaut dans le reste de la MRC et de la région auxquelles la municipalité appartient. En effet, entre 1996 et 2006, la MRC des Basques a enregistré une diminution de population de 7,3 % et de plus de 17 % entre 1986 et 2006 alors que dans l’ensemble de la région du Bas-Saint-Laurent la population a diminué de 3,4 % au cours de la même décennie. Parallèlement à la récente reprise démographique de Saint-Mathieu-de-Rioux, on observe un vieillissement de sa population. En effet, entre 1996 et 2006, l’âge médian des habitants de la municipalité a augmenté de 7,4 ans, moins rapidement que celui de la MRC (9,5 ans), mais sensiblement plus vite que celui de l’ensemble de la province (4,7 ans).

 

Par le passé, l’agriculture constituait la principale activité économique de Saint-Mathieu-de-Rioux, alors que l’agroforesterie assurait un revenu d’appoint. L’industrie du sciage ainsi que la fabrication de boîtes à beurre en bois ont longtemps été les principales activités de transformation de la municipalité. Aujourd’hui, une importante composante de son économie repose sur le récréotourisme avec comme principaux attraits un centre de ski, le lac Saint-Mathieu et le Petit lac Saint-Mathieu où se pratique la voile, un terrain de golf, en plus des services d’une auberge et d’un camping. Toutes ces activités, combinées aux attraits du paysage, contribuent à la qualité du cadre de vie et sont de nature à attirer de nouveaux résidents. L’activité économique de la municipalité est ainsi passée de la production agricole et forestière à une économie tertiarisée, basée notamment sur les activités récréatives, touristiques et de villégiature, passant ainsi d’une campagne qualifiée de « ressource » à une campagne « cadre de vie ». (Fin du texte cité)

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# 1370             19 décembre 2014

Impôts et contributions

En 1938, l'Office de recherches économiques du Québec a publié le rapport d’un inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté municipal de Rimouski. On y donnait beaucoup de renseignements sur Saint-Mathieu-de-Rioux qui était alors une paroisse de ce comté. On y retrouve des renseignements sur les impôts et contributions des pères de famille. Voici ce que l’auteur du rapport écrit :

 

« Chaque famille verse en moyenne une contribution monétaire annuelle de 30 $ pour l’entretien du culte. Cette contribution comprend la dîme, habituellement payée en nature, la capitation, les bancs, les collectes, etc. Les paroissiens supportent également une répartition légale de 23 $ en moyenne par famille ; cette répartition a pour but d'éteindre la dette d'église qui s'élève encore à 15 000 $.

 

Quant aux taxes municipales et scolaires, elles sont respectivement de 4 $ et 12 $ en moyenne par famille.

 

Les occupants du sol, étant établis sur la seigneurie Nicolas-Rioux, doivent aussi payer tous les ans une rente seigneuriale totale de 284,32 $.

 

En somme, chaque famille de cultivateurs doit verser annuellement quelque 70 $ pour les impôts ou contributions de toutes sortes. Notons que ces charges sont constituées dans une proportion de plus de 75 % par les taxes d'église.

 

L'évaluation municipale représente les 2/3 de la valeur réelle. » (Fin du texte cité)

 

J’ai été surpris d’apprendre que les habitants de Saint-Mathieu-de-Rioux devaient payer une rente aux descendants du premier seigneur alors que le régime seigneurial avait été aboli en 1854. Je n’ai aucune souvenance que cela existait dans les années 1940 et 1950.

 

Dans le même rapport, l’auteur estime le revenu moyen du cultivateur à 687 $. Le fait de verser 70 $ en contributions faisait un trou dans le budget de chaque famille.

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# 1325             10 décembre 2014

Carrières de grès

Depuis ses débuts, le bois fut une ressource naturelle importante dans le développement économique de Saint-Mathieu-de-Rioux. Une autre ressource plus méconnue est le grès.

 

On peut lire dans le Progrès du Golfe de Rimouski  en juillet 1966. « La carrière sera  exploitée, selon la décision récente du propriétaire M. Réal Dionne, par une corporation qui vient d’obtenir ses lettres patentes de la Province. La Carrière Saint-Mathieu Inc., dont le siège social sera à Saint-Mathieu, fera commerce de l’ardoise, de la pierre, du granit et de tous les produits des carrières. Ses membres Jean Beauvais, Jean-Marie Bouchard et Robert Truchon, avocats de Québec, pourront posséder un capital de 40 000 $ divisé en 25 000 actions ordinaires d’une valeur nominale de 1 $ chacune et en 1500 actions privilégiées d’une valeur nominale de 10 $ chacune. » (Fin du texte cité)

 

La Carrière Saint-Mathieu qui a été constituée le 13 mai 1966 a été dissolue le 27 avril 1984.

 

Voici un texte puisé sur le site du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec :

 

« Près du lac Saint-Mathieu, deux carrières de grès ont été exploitées pour produire de la pierre de construction. La pierre de la carrière Dionne a été employée pour la construction de résidences et de deux monuments à Saint-Mathieu alors que celle de la carrière Gagnon a servi pour la construction des églises de Saint-Mathieu et de Sainte-Françoise, et pour les piliers du pont de chemin de fer au-dessus de la rivière Trois-Pistoles. De nos jours, ce grès est utilisé comme pierre de décoration pour parterres (dallage, muret), pierre de construction pour foyers et façades de maison. Une nouvelle carrière (Grès Basques) a été ouverte en 2005 pour les mêmes usages.

 

La roche exploitée appartient à la Formation de Robitaille. Il s’agit essentiellement d'arénite quartzitique, à grains variant de fins à moyens et en lits mal définis de 10 à 20 cm d'épaisseur. La couleur varie du brun rosé, au rouge et au blanc crème, la roche étant parfois rubanée rouge et blanc crème. » (Fin du texte cité)

 

Dans ce domaine, il faut ajouter l’entreprise Les Grès Saint-Mathieu Inc. dont j’ai parlé à l’article 1180.

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# 1290             3 décembre 2014

Le charbon de bois

Pendant le 20e siècle, la paroisse de Saint-Mathieu-de-Rioux a maintenu un taux enviable de prospérité grâce à un apport industriel important qui est venu compenser le déclin de la ruralité. Une usine de charbon de bois qui opère depuis 1978 en est un exemple éloquent. Les anciens de cette paroisse seront heureux d’apprendre que cette usine emploie près d’une vingtaine de travailleurs. Je me permets de citer un article d’Hugues Albert tiré du journal Info Dimanche en date de 4 août 2014.

 

« L’usine de Charbon de bois franc Basques produit du charbon d’érable depuis plus de trois décennies. Il ne reste plus que deux usines du genre au Canada, dont celle-ci à Saint-Mathieu. Fondée en 1978, l’entreprise a été acquise en 1988 par Produits forestiers Basques avant de passer aux mains des employés cadres de cette corporation en 2013.

 

On a su y maîtriser l’art de fabriquer un produit de qualité qui est reconnu et convoité par des chefs, des traiteurs et de fins connaisseurs de barbecue et de grillades dans la plupart des grands centres du nord-est de l’Amérique du Nord, que ce soit de Montréal, Boston, Toronto ou New York.

 

Mieux connu sous les marques Charbon de bois francs Basques et Nature’s Own, le produit doit son succès à la combinaison d’une précieuse expérience acquise par ses employés et du choix de sa matière première, principalement des billes de bois d’érable à sucre et de bouleau jaune (merisier). Le charbon de bois produit par Produits forestiers Basques offre un bilan de carbone neutre en GES (gaz à effet de serre). La matière première utilisée provient de programmes d’aménagement forestier en conformité avec les règles d’aménagement forestier durable. On n’utilise que des portions d’arbres résiduelles après que les billes de sciage en ont été extraites.

 

Depuis quelque temps, on voit chez les consommateurs un intérêt renouvelé dans le choix du charbon de bois comme mode de cuisson. Plusieurs facteurs y contribuent. Le goût unique du charbon de bois Basques procure aux aliments des odeurs et des arômes naturels du bois.

 

Le directeur général David Huard explique que le volume de production est écoulé à parts égales au Québec, en Ontario et aux États-Unis et que 90 % de la production destinée au Québec est vendue dans la région de Montréal. « L’acheteur numéro 1 au Québec est le chef propriétaire qui veut distinguer la cuisson qu’il effectue dans son restaurant de tous ses concurrents. Et avec le charbon de bois naturel comme nous produisons, il y parvient assurément. On retrouve aussi d’autres clients de pays du Maghreb ou de la Méditerranée qui veulent préserver cette méthode de cuisson ancestrale. Aussi avec l’avènement du poêle en céramique de type Kamado, l’amateur de barbecue de fin de semaine pourra prolonger la période d’utilisation du charbon de bois bien au-delà de l’été. Il pourra le faire pendant toute l’année. » Le charbon de bois regagne ses lettres de noblesse qu’il avait perdues au profit de la briquette, du propane ou du gaz naturel.

 

M. Huard estime à plus de 3000 tonnes de charbon de bois qui seront produites en 2014 à l’usine de Saint-Mathieu, qui dispose de 20 fours de carbonisation. Dix-neuf travailleurs s’activent au site de mars à décembre. L’entreprise ne cesse d’améliorer l’environnement de travail des employés grâce à un traitement de plus en plus efficace des fumées générées par la carbonisation du bois et à l’apport d’équipements de plus en plus sophistiqués dans le cadre de ses opérations, ce qui contribue au rehaussement de la qualité de l’air. L’entreprise est constamment en recrutement de main-d’œuvre. Elle propose un niveau salarial des plus intéressants avec des horaires flexibles. L’usine de carbonisation fonctionne 24 heures par jour et sept jours par semaine.

 

L’entreprise explore d’autres avenues pour valoriser les fins résidus du bois transformé en charbon à son usine de Saint-Mathieu. La fine granulométrie, c’est-à-dire la poussière de charbon produite, pourrait être utilisée en métallurgie et en horticulture, ainsi que pour la fabrication de briquettes. » (Fin du texte cité)

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# 1285             2 décembre 2014

Nouvelles de Roland Thibault

J’ai reçu un message de Roland Thibault, un ancien de Saint-Mathieu, que je remercie beaucoup. Ce dernier m’a autorisé à publier son message. Le voici :

 

« Récemment, ma nièce Carmen Vaillancourt, fille d’Émilien Vaillancourt, époux en secondes noces de ma sœur Cécile Thibault, fille d’Augustin Thibault de St-Mathieu et de Marie Dubé de Notre-Dame-du-Lac, m’a fait parvenir l’adresse de ton blogue où j’ai pu y lire « Les Charleries ». Que de plaisir et d’intérêt à fouiller tous ces documents !!!

 

Je m’empresse de te féliciter pour toutes les informations que tu nous fournies concernant ce beau coin de pays où j’y ai passé les belles années de ma jeunesse. Je me prénomme Roland et je suis né à Rivière-du Loup le 26 avril 1930. C`est aussi l’endroit où j’ai débuté mes études primaires, soit de 1936 à l’automne 1938. À ce moment-là, notre père, n’ayant plus d’emploi à Rivière-du-Loup, dut déménager la famille à Squatec où un travail lui était offert. Puis, à l’automne 1941, la famille déménagea à nouveau, mais cette fois, c’était pour s’établir à St-Mathieu où demeuraient nos grands-parents, Pierre Thibault et Joséphine Lepage.

 

Le jour même de notre arrivée à St-Mathieu, alors que nous aidions papa à décharger le camion qui transportait bagages et meubles de la famille, un jeune garçon de mon âge est venu me souhaiter la bienvenue. Ce fut mon premier ami à St-Mathieu. Il s’agit de Patrice Dionne, fils d’Omer Dionne et de Cécile Ouellet qui demeuraient alors à St-Mathieu et, quelques années plus tard, à Rimouski. Je garde un souvenir impérissable de ce contact amical à notre arrivée dans cette accueillante paroisse du Bas-du-Fleuve. Des amis à St-Mathieu, j’en ai eu beaucoup d’autres par la suite !

 

Nos parents ont ainsi résidé à St-Mathieu de 1941 à 1972. La maison familiale était située entre celle d’Arthur Fournier et celle d’Edmond Jean, en face de la boutique de forge de Napoléon Saindon. C’est donc au vieux couvent du village que j’ai terminé mes études primaires en 1944. Au mois de septembre de la même année, j’entrais au Séminaire de Rimouski pour entreprendre les études classiques. Je m’y retrouvais avec les confrères de St-Mathieu, soit mes amis, Patrice Dionne, Fernand Dionne, Rosaire Dionne, devenu l’abbé Rosaire, bien aimé et regretté de tous, ainsi que Joseph-Paul Boulanger, fils de Chs-Eugène Boulanger et de Clairina Parent. Malheureusement, à la fin de la classe de Versification, soit après avoir terminé la moitié du cours classique, au lendemain du retour à la maison pour les vacances d’été, nous apprenions avec stupéfaction que Joseph-Paul s`était noyé dans la rivière St-Mathieu, le 20 juin 1948, à l’âge de 16 ans et 6 mois. Il faut se souvenir qu’il faisait une chaleur suffocante cette fin de semaine-là. Voulait-il se baigner ou aller à la pêche ? Nous venions de perdre un confrère très aimable et fort sympathique dont nous nous souviendrons toujours. 

 

Les études classiques terminées, j’entrais à l’Université Laval à l’automne 1952 pour suivre le cours en « Sciences Appliquées », section génie civil. Vous vous demandez peut-être qu`était devenu mon ami Patrice ? Hé bien, il était inscrit lui aussi au même cours à l`Université Laval. C’est ainsi qu’en 1957, nous quittions l’Université, en possession du diplôme qui nous permettait d’exercer la profession d’ingénieur civil.

 

Alors que j’étais encore aux études, je me suis marié en 1956 à Huguette Vaillancourt, fille d’Henri Vaillancourt et de Germaine D’Auteuil de St-Mathieu. Le mariage a eu lieu à St-Fabien, étant donné que mes beaux-parents étaient déjà résidents de cette paroisse depuis quelques années. Quatre enfants sont nés de notre union entre les années 1958 et 1966. Inutile de vous dire que nous sommes très fiers des dix petits-enfants qu’ils nous ont donnés.

 

Augustin, notre père, est décédé le 17 avril 1971 à Rimouski, alors que Marie, notre mère, décéda à Montréal le 22 mai 1984. La famille comptait six enfants, à savoir :

 

 Raynald, né à Notre-Dame-du-Lac le 30 mars 1927, marié à Rita Saindon à St-Mathieu le 27 août 1947. Il est décédé à la Pocatière le 14 septembre 2013. Notons qu’il a été le dernier des enfants à quitter St-Mathieu, de mémoire, en 1968.

 

Thomas, né le 21 octobre 1928 à Rivière-du-Loup, marié à Noëlla Lagacé de Cabano le 15 octobre 1960, est décédé le 19 octobre 1986 à Rimouski, lieu de sa résidence.

 

Roland, le soussigné, dont la présentation a été faite ci-avant.

 

Noël, né le 24 décembre 1931 à Rivière-du-Loup, marié le 4 août 1952 à Rachel Lebel de Trois-Pistoles. Rachel est décédée le 25 janvier 2006 à Baie-Comeau où Noël demeure toujours.

 

Gemma, née le 15 décembre 1933 à Rivière-du-Loup, mariée le 25 juin 1952 à Roger Ouellet, fils de Ludger Ouellet et de Claudia Caron de St-Mathieu. Roger est décédé à Roberval le 19 mai 2014.

 

Cécile, née le 28 février 1936 à Rivière-du-Loup, mariée à St-Mathieu le 31 juillet 1956 à Émilien Vaillancourt, fils de Charles Vaillancourt et de Marie-Anne Albert. Émilien est décédé le 9 décembre 2001 à Rimouski. Cécile demeure maintenant à St-Simon.

 

Nous vous assurons que nous gardons un excellent souvenir de St-Mathieu, ainsi que de ses concitoyens. En ce qui nous concerne, à moins de circonstances défavorables, mon épouse et moi auront le plaisir d’être présents au 150e anniversaire de St-Mathieu en 2016.

 

Roland Thibault »

 

Espérons que d’autres anciens de la paroisse ou des résidents actuels suivront l’exemple de Roland Thibault et oseront me fournir des renseignements sur leur vécu. La porte est ouverte.

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